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631.Plus d’information
RésuméAu cours de la première moitié du vingtième siècle, la réputation de l'Ojibwa Fair Wind (Naamiwan), guérisseur et chef spirituel vivant le long de la rivière Berens, qui s'écoule entre le Manitoba et le nord-ouest de l'Ontario, prit un un essor considérable. C'est dans les années 1930 qu'il fit la connaissance de l'anthropologue américain A. Irving Hallowell dont les écrits et les photographies attirèrent pour la première fois notre attention sur sa vie et sur la signification d'un rituel du tambour particulier, originaire du Minnesota des années 1870s. Ce portrait de la vie de Fair Wind utilise les souvenirs de ses descendants de même que les notes laissées par Hallowell, par les nombreux missionnaires, trafiquants de fourrures, et autres personnes qui visitèrent la région durant sa longue vie (1851-1944) pour étudier la nature de son autorité religieuse.
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633.Plus d’information
Pierre-Jean de Béranger (1780-1857) était considéré par ses contemporains comme le poète national de la France; aux États-Unis on apprécia tout particulièrement sa défense de la Révolution et du peuple. Déjà en 1831 un critique américain voyait dans le patriotisme de Béranger et sa lutte pour la liberté la source d'une poétique nationale américaine. Des éditeurs importèrent ses oeuvres en langue française et en publièrent des traductions en langue anglaise, sous différents formats et à différents prix, bien que la barrière linguistique et culturelle fasse parfois obstacle à l'intelligibilité de ses textes subversifs et scandaleux. En refusant de traduire Béranger, Lambert Sauveur, pionnier de la méthode directe de l'enseignement de langues, plongea ses élèves dans un discours sur les origines chrétiennes du socialisme et une défense de la Commune de Paris. Que Béranger figure dans certains recueils érotiques de la fin du siècle n'empêcha pas sa voix de résonner après 1900 et d'inspirer les radicaux du xxe siècle.
Mots-clés : Translation, national poetry, song, politics and literature, Pierre-Jean de Béranger, Traduction, poésie nationale, chanson, politique et littérature, Pierre-Jean de Béranger
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634.Plus d’information
Max Liebermann est surtout connu comme peintre naturaliste/impressionniste. Il était également un écrivain passionné : Die Phantasie in der Malerei (L'Imagination dans la peinture) est l'expression la plus développée de sa théorie de l'art. Au tournant du XXe siècle, les écrits allemands sur l'art ont souvent opposé le naturalisme français à l'idéalisme allemand. Liebermann tente de concilier ces oppositions en proposant une théorie de l'art qui rejette ce qu'il considère comme des catégories absolues, telles que le naturalisme et l'idéalisme, et les remplace par ce qu'il estime être des termes relationnels, tels naïf et sentimental (découlant de Schiller). Cet essai discute du rapport de la théorie de l'art de Liebermann à sa pratique à travers une analyse de son tableau L'Atelier (1902) et de la relation de celui-ci avec Las Meninas de Velázquez. De même que la théorie d'Erwin Panofsky sur l'Idée dans l'art et l'analyse de la théorie de l'argent de Georg Simmel, la théorie de l'art de Liebermann s'articule sur le rapport entre la distance et la présence. L'enjeu pour ces écrivains est la compréhension du relationnel comme une caractéristique fondamentale de la subjectivité moderne.
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635.Plus d’information
Dans toute agglomération polyethnique, l'impact de la participation sociale sur l'identité du groupe s'avère être un facteur critique dans la survivance d'une minorité ethnique. Puisque l'identité est formée et maintenue par un processus d'interaction, la participation sociale, qu'elle se situe à l'intérieur ou à l'extérieur des limites ethniques, peut favoriser la conservation ou la dissolution de l'identité ethnique. L'image du Soi est façonnée par ces personnes et ces groupes avec lesquels les membres d'une minorité ethnique « participent fréquemment et partagent d'étroites similitudes de comportement ». D'autres ont déjà appelé ce processus, « l'identification participationnelle ».L'appartenance à un groupe qui s'identifie lui-même comme tel et qui est identifié de la même façon par les autres caractérise le groupe ethnique. Une telle identité ethnique comprend non seulement la conscience de la communauté d'origine, de tradition, de langue et de culture, mais aussi une conception de ce qu'on représente aux yeux de la population environnante.Quoiqu'éprouvée d'une manière subjective, la conscience d'une identité ethnique ne se développe que par l'interaction sociale à l'intérieur des structures institutionnelles et des organisations communautaires de la société d'origine.La conscience d'une identité commence au sein de la famille ; elle est ensuite renforcée par l'interaction sociale à l'intérieur du contexte plus vaste de la communauté et se maintient grâce à une participation soutenue dans les structures sociales communautaires. Les modèles de participation traduisent l'ensemble des croyances, des valeurs et des buts communs aux membres de la communauté ou de la société et se manifestent extérieurement dans les rôles et statuts sociaux qui constituent le genre de vie particulier de la société. Une telle participation est un phénomène social essentiel à la formation et au maintien de l'identité ethnique.
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636.Plus d’information
Le 26 mai 1938, le Congrès américain crée le Special House Committee on Un-American Activities (SCUAA), mieux connu sous le nom de Commission Dies. De 1938 à 1944, le SCUAA a le mandat d'enquêter sur la subversion antiaméricaine d'extrême droite et d'extrême gauche. En nous appuyant sur les rapports du SCUAA, les archives personnelles de Martin Dies et certains journaux de l'époque, notamment, nous proposons d'analyser le regard de cette commission d'enquête sur les mouvements d'extrême droite américains. À cet effet, nous nous pencherons sur quatre cas en particulier, soit ceux du German-American Bund, des Black Shirts Legion italo-américaines, du Ku Klux Klan et du père Charles E. Coughlin. Le texte qui suit tend à démontrer que la perception de la commission Dies à l'égard des organisations extrémistes n'est pas uniforme, ce qui nous incite à avancer que le regard « antiaméricain » à l'endroit de la droite radicale américaine est surtout le fait de l'influence étrangère, soit celle du nazisme et du fascisme.
Mots-clés : États-Unis, Commission Dies, Congrès américain, Chambre des représentants, Extrême droite, Nativisme, Nazisme, Special Committee on Un-American Activities
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638.Plus d’information
Mots-clés : Esther, Ezra-Nehemiah, Narrative, Diaspora
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639.Plus d’information
Durant la fin des années 1580 et au début des années 1590, Jacques VI d’Écosse a adhéré sans équivoque à la Réforme. En se pénétrant de l’eschatologie protestante, en formant une alliance avec les presbytériens écossais, et en promouvant la réforme à la fois dans son royaume et à l’étranger, le roi fit de l’Écosse un phare de la Réforme. Simultanément, Jacques et ses nouveaux alliés — notamment Andrew Melville — ont vigoureusement favorisé une vision apocalyptique d’une Bretagne protestante unie. En conséquence, l’Écosse surgit comme jamais auparavant dans la politique religieuse tendue de l’Angleterre. Le débat sur la continuation de la Réforme s’est donc transformé en un débat au sujet de l’Écosse et de l’avenir post-élisabéthain anglais. Les conservateurs religieux anglais, tels que John Whitgift et Richard Bancroft, sérieusement alarmés, a lancé une campagne pour bloquer la succession Stuart ou au moins l’éventualité d’une union de la Bretagne. Cette campagne s’est manifestée dans les sermons et les traités de théologie et jusque dans la nouvelle littérature populaire de masse. Ce faisant, les conservateurs anglais ont créé des caricatures des écossais (en lien avec les caricatures des puritains, des ramistes et des juifs) qui ont par la suite déterminé et troublé les relations anglo-écossaise loin dans le dix-septième siècle et bien après.