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102.Plus d’information
RÉSUMÉ L'examen des rites funéraires de la Préhistoire occidentale, depuis le Paléolithique supérieur récent jusqu'au Néolithique, permet de proposer une nouvelle histoire de la sépulture collective dont les racines plongent dans le Magdalénien, les prémices se récoltent dans le Mésolithique ancien du Nord-Ouest et la maturité se développe sur la façade atlantique. L'argumentation est basée, d'une part, sur la découverte récente de sépultures collectives dans le Mésolithique ancien du bassin de la Meuse (Belgique), sur la récurrence des manipulations de corps dans les milieux magdaléniens et, d'autre part, sur les similitudes de traitement des morts chez les chasseurs occidentaux, les constructeurs de mégalithes et les utilisateurs de sépultures collectives. Enfin, il est rappelé que les hypothèses visant à reconnaître une évolution des rites funéraires, interne au Néolithique, s'articulent autour d'un passage progressif de la tombe individuelle à la tombe collective, sans tenir compte des idéologies.
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105.Plus d’information
Parmi les grands menhirs érigés en sanctuaire de plein air au V millénaire av. J.-C. sur l’actuelle presqu’île de Locmariaquer dans le golfe du Morbihan, la stèle aux bovidés se distingue par l’unicité de ses figures de bêtes à cornes dans l’art gravé du Néolithique armoricain •d’où le nom que nous lui prêtons –, et par son côté puzzle mégalithique. On remarque en effet dans le décor de fait initialement plus rupestre que pariétal de ce monolithe tronçonné, et réemployé en différentes tables dolméniques, un couple de silhouettes animales exceptionnel à plus d’un titre. Si la transformation du fameux «quadrupède» de la Table-des-Marchand en animal cornu, après adjonction des cornes tronquées de Gavrinis, est à l’origine de la connexion théorique de deux fragments de la stèle toujours incomplète, c’est le bien curieux cornage de l’autre bovidé figuré en entier sur cette même dalle qui a retenu notre attention. L’étude tracéologique de ces cornes impressionnantes remet effectivement en question le caractère sexuel ou zoomorphe habituellement entendu en dévoilant l’astucieuse association d’une paire de crosses adossées dans le prolongement des cornes dressées. Cette liaison des signes, à la fois courante dans la symbolique néolithique et inhabituelle sous cette forme entièrement figurative et jointive, souligne une fois décryptée notre vision généralement trop simpliste des gravures mégalithiques et l’obsolescence de la plupart des relevés qui demanderaient à être réactualisés dans une optique interprétative plus technique qu’artistique.
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108.Plus d’information
Les monolithes gravés du Soddo, encore non datés, présentent une organisation tripartie de leur décor (de haut en bas : glaives, végétal stylisé, perforation souterraine en rapport avec le crâne du défunt) qui semble correspondre aux conceptions des Indo-Européens de la Méditerranée (ciel unitaire, surface de la terre, monde souterrain).
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