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  1. 461.

    Article publié dans Bulletin de la Société préhistorique française (savante, fonds Persée)

    Volume 106, Numéro 1, 2009

    Année de diffusion : 2018

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    Outre Manche, en Grande-Bretagne et en Irlande, deux modèles de néolithisation s’affrontent : l’un propose une acculturation lente des derniers groupes mésolithiques et trouve ses fondements théoriques dans une culture telle que l’Ertebølle au Danemark, mais aucune preuve archéologique ne vient étayer ce discours, l’autre envisage plusieurs épisodes de colonisation successifs de ces îles par de petites communautés venues du continent. C’est ce dernier modèle que nous défendons et que nous allons décrire en faisant appel aux données archéologiques les plus récentes. Le substrat mésolithique ne sera pas délaissé et un bilan des connaissances permettra de montrer les différences fondamentales qui existent entre ces derniers groupes de chasseurs-cueilleurs et les premières communautés agropastorales, tant sur le plan économique, technique que funéraire. Pour pouvoir rendre compte des facettes des «premiers Néolitiques » dans l’archipel, nous interrogerons les différents témoins matériels de part et d’autre de la Manche et tâcherons à chaque nouvel épisode de trouver l’origine des innovations techniques sur le continent.

  2. 462.

    Tinévez, Jean-Yves, Hamon, Gwenaëlle, Querré, Guirec, Marchand, Grégor, Pailler, Yvan, Darboux, Jean-René, Donnart, Klet, Marcoux, Nancy, Pustoc’h, François, Quesnel, Laurent, Oberlin, Christine, Roy, Eddy, Villard, Jean-François et Nicolas, Éric

    Les vestiges d’habitat du Néolithique ancien de Quimper, Kervouyec (Finistère)

    Article publié dans Bulletin de la Société préhistorique française (savante, fonds Persée)

    Volume 112, Numéro 2, 2015

    Année de diffusion : 2018

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    Longtemps réservées au riche patrimoine mégalithique régional, les recherches sur le Néolithique en Bretagne s’orientent peu à peu vers l’étude des traces d’habitat grâce notamment au développement de l’archéologie préventive. Ce constat se vérifie tout particulièrement pour l’habitat du Néolithique ancien, révélé pour la première fois en 1996 lors d’une opération d’envergure dans la région de Fougères. Découverts une dizaine d’années plus tard, les vestiges de Kervouyec, bien que fragmentaires, mettent en évidence une néolithisation de la péninsule jusqu’aux limites occidentales dès le début du Ve millénaire. En préalable à la réalisation du contournement routier au nord de l’agglomération de Quimper, un petit ensemble de vestiges comprenant deux fosses et quelques trous de poteau a été mis au jour et fouillé en 2005 à mi-pente d’une colline sur le versant exposé au sud-ouest et dominant la vallée du Steïr. En 2010, un projet de zone d’aménagement est à l’origine de la découverte d’une troisième fosse similaire aux précédentes à quelques centaines de mètres vers l’est. Dans un relief vallonné, le choix d’une topographie particulière sur une petite plate-forme limoneuse favorable à la construction a prévalu à ces implantations. Par leur morphologie et leur contenant, les fosses révèlent une exploitation du sous-sol pour être ensuite progressivement comblées de rejets. Les contours irréguliers des fosses avec une dissymétrie du profil et leur faible profondeur caractérisent l’extraction de matériau limoneux et malléable jusqu’au socle rocheux et rappellent les fosses latérales des maisons du Néolithique ancien. La conservation de quelques trous de poteau à proximité et les rejets de matériels divers confirment la nature domestique de ces structures. Le matériel archéologique se rapporte au Néolithique ancien et plus particulièrement à la culture Villeneuve-Saint-Germain ; quatre analyses par le radiocarbone confirment la datation dans le premier quart du Ve millénaire. La céramique est l’élément principal avec un minimum d’une trentaine d’individus déterminés à partir de plus de cinq cents tessons. L’analyse pétrographique révèle une fabrication locale pour l’essentiel. Quelques éléments d’importation se distinguent par l’utilisation d’argiles exogènes et l’introduction de la technique de la chamotte. Les caractères morphologiques et décoratifs – formes sphériques et décor impressionné dominants, rare cordon appliqué – se rapportent à la phase moyenne ou au début de la phase récente du VSG. L’outillage est essentiellement façonné sur silex d’origines variées avec toutefois une légère préférence pour les ressources côtières locales. L’importation de matériaux à longue distance s’oriente vers le Centre-Ouest de la France. Malgré sa faiblesse numérique, la série lithique met en évidence le maintient d’un système technique complexe en conservant un débitage laminaire sur produits d’importation. La présence et la nature d’anneaux en schiste et de macro-outillage, ainsi que l’analyse anthracologique des charbons indiquent une bonne connaissance et exploitation des ressources locales.

    Mots-clés : West Brittany, radiocarbon dates, petrography, anthracology, macro-tools, stone bracelets, lithic, ceramics, dwelling, VSG Culture, Early Neolithic, parure, Bretagne ouest, Néolithique ancien, Villeneuve-Saint-Germain, habitat, céramique, lithique, macro-outillage, anthracologie, pétrographie, datations 14C

  3. 463.

    Article publié dans Bulletin de la Société préhistorique française (savante, fonds Persée)

    Volume 116, Numéro 4, 2019

    Année de diffusion : 2022

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    Les macro-outils sont très peu décrits pour les industries lithiques mésolithiques du territoire français, malgré leur omniprésence dans les habitats. L’habitat côtier de Beg-er-Vil (Quiberon, Morbihan) fouillé entre 2012 et 2018 est une référence particulièrement cohérente d’un point de vue chronologique et stratigraphique pour le septième millénaire avant notre ère. Elle autorise une relecture des autres assemblages lithiques du Mésolithique atlantique, mais également des comparaisons avec les macro-outils du Néolithique récemment étudiés dans la région. Pour un total de 947 objets massifs inventoriés, émerge une série de 130 outils, dont les traces visibles à l’oeil nu ne font aucun doute et 23 outils hypothétiques nécessitant des analyses plus approfondies pour déterminer s’il s’agit de traces d’usage ou non. Neuf types d’outils ont été dégagés, hors fragments, tous divisés en un ou plusieurs sous-types. Le macro-outillage de Beg-er-Vil est très largement dominé par les percuteurs, engagés à l’évidence dans des débitages de matières minérales, mais aussi peut-être dans un concassage de matières dures animales. Suivent en nombre les galets utilisés en pièces intermédiaires très fortement percutées dans un axe longitudinal. Cet article amène à s’interroger sur l’indigence des outils massifs dans le Mésolithique de l’ouest de la France, alors que les ressources minérales adéquates sont particulièrement abondantes sur les estrans. On ne peut plus guère se réfugier derrière de possibles basculement fonctionnels vers d’autres matériaux, puisque les matières animales, bois, os ou coquilles, ne prennent pas le relai, sinon pour fournir des pioches en bois de cerf (à Téviec et Hoedic). Une large comparaison est effectuée avec d’autres zones d’Europe atlantique, à l’évidence mieux pourvues. Les enseignements en termes d’identité technique comme en termes fonctionnels peuvent en être tirés.

    Mots-clés : Late Mesolithic, Mesolithic, ground stone tools, Brittany., Second Mésolithique., Mésolithique, macro-outils, Bretagne

  4. 464.

    Article publié dans Bulletin de la Société préhistorique française (savante, fonds Persée)

    Volume 118, Numéro 2, 2021

    Année de diffusion : 2024

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    Au Mésolithique, très peu de traces d’occupation humaine sont attestées dans le Cap Corse, comme dans l’ensemble de l’île. Ce n’est qu’avec les vagues successives de néolithisation, et surtout dans le courant du VIe millénaire avant notre ère, que des petits groupes humains s’installent majoritairement le long des côtes dans des abris. Ils pratiquent une économie de subsistance axée sur une agriculture sommaire et un élevage adapté au relief (ovicaprinés et suinés) tout en pratiquant cueillette, chasse et pêche. Situé sur une petite colline littorale au nord-ouest du Cap Corse, le gisement de A Guaita a livré, sur une terrasse sommitale, deux occupations successives du Néolithique ancien et moyen (fin du VIe millénaire-fin du IVe millénaire BCE), dont une grande structure d’habitat attribuable au Néolithique moyen. De nombreux vestiges céramiques et lithiques propres à chacune des occupations ont été recueillis, dont plus d’une soixantaine d’outils en pierre non taillée (macro-outillage) et en pierre polie, rarement publiés, sinon étudiés en Corse. En effet, les meules, molettes, lissoirs, percuteurs et lames polies sont souvent analysés, mais d’autres outils (enclumes, aiguisoirs, pièces intermédiaires ou outils multifonctionnels) sont très rarement évoqués. Sans doute n’apparaissent-ils pas en aussi grand nombre sur de nombreux sites insulaires. Depuis quelques années, plusieurs publications nationales ont abordé une étude systématique de ces pièces. Nous avons donc réalisé une description et une analyse par catégorie de notre corpus, et chacun de ces groupes est présenté et illustré. La localisation spatiale des pièces indique les aires probables d’activité des groupes. En plus d’un examen macroscopique systématique, plusieurs éléments ont fait l’objet d’analyses pétrographiques qui ont mis en évidence leur origine locale : en effet, la quasi-totalité de ces outils sont issus de galets, ou façonnés à partir de blocs qui proviennent de l’environnement immédiat du site (approvisionnement local) ou du Cap Corse (microrégional). L'ensemble de ces données (éléments de meunerie, outils en pierre polie, mais aussi macro-outils servant au façonnage, au débitage, ou à la production d’industries en pierre taillée) laisse supposer des activités de production nécessaires à la vie des occupants du site. Enfin, des rapprochements culturels sont envisagés avec des sites corses et d''Italie centrale, ainsi que les circuits et échanges que ces artefacts semblent suggérer dans l’aire tyrrhénienne.

    Mots-clés : Early and Middle Neolithic, studies of polished and/ or macro-tools, petrographic analysis, Tyrrhenian area., étude et analyse pétrographique, Néolithique ancien, échanges en contexte tyrrhénien., Néolithique moyen, outillage en pierre polie, macro-outillage

  5. 465.

    Gibaja Bao, Juan Francisco, Morell, Berta, Martín-Cólliga, Araceli, Oms Arias, F. Xavier, Martín-Rodríguez, Patricia, Mozota Holgueras, Millán, Masclans, Alba, Remolins, Gerard, Santos, Francisco J., Duboscq, Stéphanie, Fontanals-Coll, María, Oliva, Monica, López-Onaindía, Diego, Mazzucco, Niccolo et Subirà, Maria Eulàlia

    Tombes à dalles néolithiques (cistes et chambres) du nord-est de la péninsule Ibérique : une vision historiographique et chronologique

    Article publié dans Bulletin de la Société préhistorique française (savante, fonds Persée)

    Volume 117, Numéro 2, 2020

    Année de diffusion : 2023

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    Les sépultures à dalles néolithiques sont connues depuis le début du XXe siècle, tout particulièrement grâce au travail débuté par J. Vilaró et poursuivi par M. Cura, J. Castany et Ll. Guerrero. Cependant, elles ont reçu de la part des archéologues moins d’attention que d’autres structures funéraires (même si elles sont souvent mentionnées dans la littérature archéologique), ce qui est surprenant. En effet, les tombes découvertes sont nombreuses, ainsi que les parallèles avec d’autres manifestations néolithiques contemporaines ou proches dans le temps du sud de la France, du nord de l’Italie ou de la Suisse. Il s’est donc avéré nécessaire d’effectuer une série d’analyses pour améliorer nos connaissances à leur sujet. La faible visibilité de ces tombes (ou l’absence de visibilité), leur mauvais état de conservation, le manque de prospections et les dégradations dues aux remaniements des sols des zones agropastorales dans lesquels elles se trouvent, peuvent être les causes du nombre peu élevé de découvertes réalisées ces dernières décennies. L’objectif de cet article est de présenter les derniers résultats obtenus par notre équipe de chercheurs réunie autour de l’étude de ces tombes. Nous présenterons l’état de la question sur leur historiographie, ainsi que les caractéristiques qui les définissent, en partant des structures pour arriver aux personnes inhumées et au mobilier funéraire associé. Il est important d’insister sur l’existence de nouvelles datations radiocarbone et sur les analyses statistiques effectuées, car elles nous ont permis d’évaluer la distribution chronologique des tombes et leur durée d’utilisation. Jusqu’à la réalisation de ce programme de datation, la chronologie des sépultures à dalles était assez incertaine en raison du nombre restreint de dates, dont certaines obtenues à partir d’échantillons de longue durée de vie. Ces données ont servi de trait d’union pour établir des liens avec d’autres manifestations funéraires du néolithique d’Europe centrale et occidentale.

    Mots-clés : statistical analysis., Neolithic, Northeast of the Iberian Peninsula, stone slabs burials, Solsonià, radiocarbon dates, Néolithique, nord-est de la péninsule Ibérique, tombes à dalles, Solsonià, radiocarbone, analyses statistiques.

  6. 466.

    Autre publié dans Revue archéologique de Picardie. Numéro spécial (savante, fonds Persée)

    Volume 21, Numéro 1, 2003

    Année de diffusion : 2018

  7. 467.

    Article publié dans Bulletin de la Société préhistorique française (savante, fonds Persée)

    Volume 107, Numéro 2, 2010

    Année de diffusion : 2018

  8. 468.

    Article publié dans Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris (savante, fonds Persée)

    Volume 4, Numéro 1, 1963

    Année de diffusion : 2008

  9. 469.

    Autre publié dans Gallia préhistoire (savante, fonds Persée)

    Volume 22, Numéro 2, 1979

    Année de diffusion : 2010

  10. 470.

    Article publié dans Gallia préhistoire (savante, fonds Persée)

    Volume 49, Numéro 1, 2007

    Année de diffusion : 2018

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    Résumé. Nous proposons dans cette synthèse des conclusions alternatives relatives à la chronologie et aux formes architecturales découvertes sur le site du boulevard périphérique nord de Lyon. Quatre surfaces archéologiques, du Néolithique moyen et final, du Bronze ancien et final 1, sont mises en évidence. L’architecture met en oeuvre un modèle, à vocation familiale restreinte probable, comprenant un bâtiment principal d’habitation et un bâtiment secondaire de stockage. Le Néolithique moyen bourguignon ne livre qu’un de ces ensembles. Seule l’occupation campaniforme déroge à ce schéma, avec un seul édifice. Au Bronze ancien, le stockage en milieu souterrain semble pour partie être à l’origine de la constitution d’une agglomération sur un plan préétabli et selon une trame symbolique dont le sens nous échappe. Cette situation forme un écho aux observations de même nature réalisées en moyenne vallée du Rhône. Nous constatons à nouveau l’importance de l’économie agricole pour les populations du début de l’âge du Bronze dans l’axe rhodanien, en une sorte «d’optimum néolithique». Les formes architecturales s’opposent aux fermes-étables qui constituent un modèle courant au nord des Alpes. Au Bronze final, comme à la période précédente, trois ensembles architecturaux sont identifiés, mais semblent bénéficier alors d’une plus grande autonomie spatiale d’après la répartition et la nature des clôtures. La fonction de cette agglomération semble ne plus tendre principalement vers une concentration des produits de l’agriculture.