Documents repérés
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85.Plus d’information
Résultats des campagnes de 1964 à 1968 sur un ensemble important et spectaculaire du Sartenais, au lieu dit Pagliaiu, véritable laboratoire du Mégalithisme corse. Concentration de monolithes en sept groupes alignés, numériquement la plus importante non seulement de Corse mais de tout le bassin méditerranéen. 258 monolithes recencés à ce jour, dont 76 menhirs proto-anthropomorphes, 6 menhirs anthropomorphes et 3 statues-stèles, le tout en rapport avec quelques sépultures mégalithiques en coffre. Pagliaiu participe grandement au complément de la classification typologique des menhirs et des statues-menhirs de Corse et confirme les observations faites lors de l'étude des autres alignements du Sud de l'île. Remontant au début du IIe millénaire, ce site a subi d'une façon originale, au cours de la seconde moitié du IIe millénaire, des dépradations occasionnées par les conquérants torréens en antagonisme avec les artistes mégalithiques insulaires.
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88.Plus d’information
Résumé La sépulture collective est une structure funéraire dans laquelle plusieurs individus ont été inhumés successivement. Au sein de ce genre sépulcral, on peut distinguer cinq catégories : des sépultures qualifiées de collectives, mais pour lesquelles la succession des inhumations n'est pas établie; des dépôts réduits associés à des gestes simples ; des couches d'ossements vidangées ; les dépôts secondaires ; enfin des sépultures complexes, associant différents gestes. Entre les premières sépultures supposées collectives, vers 4 500 av. J.-C, et leur abandon, à l'aube du IIe millénaire, on observe des gestes funéraires très différents. Alors qu'au Néolithique moyen, quelques sujets sont au centre de pratiques complexes, à la période suivante (3 300-2 700 av. J.-C), le rituel lié à la mort se déroule hors de la sépulture, cette dernière étant partagée par toute la communauté. À la fin du Néolithique, les identités individuelles ou familiales sont de nouveau affichées dans la mort.
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90.Plus d’information
RÉSUMÉ Parmi les monuments funéraires du Bassin Parisien s'observent, au IIIe millénaire, aussi bien des édifices mégalithiques que des sépulcres en bois. Réservés à une partie seulement de la communauté, les premiers paraissent pourtant avoir exigé une plus large mobilisation du corps social. Une analyse anthropologique orientée vers la caractérisation de l'état sanitaire des populations a été réalisée sur quatre séries issues de ces sépulcres, afin de tester l'hypothèse selon laquelle aurait pu exister un lien entre niveau de vie, richesse et architecture funéraire. La réponse à notre interrogation n'est pas tranchée : des différences inter-sites se manifestent à coup sûr, mais résistent, en partie du moins, à la dichotomie mégalithisme/construction en bois.