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  1. 2111.

    Article publié dans Recherches amérindiennes au Québec (savante, fonds Érudit)

    Volume 46, Numéro 2-3, 2016

    Année de diffusion : 2017

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    La participation de l'auteur, depuis une trentaine d'années, à divers programmes canadiens mettant en jeu le rapport au droit en situation coloniale et post-coloniale a débouché sur une invitation à se joindre au programme « Peuples autochtones et gouvernance » pour y travailler sur la question des revendications territoriales des Premières Nations du Canada et tenter de remédier à leur aporie. D'un point de vue anthropologique, les rapports des autochtones aux territoires sont dominés par une représentation de l'espace « odologique », comme science des cheminements privilégiant une appropriation des ressources (fruits au sens juridique) là où le droit civil ou la common law reposent sur une approche « géométrique » et sur la propriété du fonds. Des perspectives judiciaires nouvelles semblent ainsi envisageables. L'auteur présente ici le cadre théorique général de la démarche, laissant à des collègues québécois le loisir d'en apprécier l'applicabilité.

    Mots-clés : gouvernance des peuples autochtones, revendications territoriales, représentations d'espaces, sortie du colonialisme, titre autochtone, break out of colonialism, judicial claims on territories, aboriginal title, representations of space, ownership and property rights, gobernanza de pueblos indígenas, reivindicaciones territoriales, representaciones de espacios, salida del colonialismo, título indígena

  2. 2112.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 73, Numéro 3, 2020

    Année de diffusion : 2020

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    Alors que certaines thèses suggèrent que le droit et les tribunaux étaient inféodés aux souhaits des entrepreneurs et des entreprises durant la transition au capitalisme industriel, les auteurs montrent que le développement de la grande industrie et des entreprises incorporées s'est accompagné d'une régulation judiciaire plus intensive du champ économique. En témoignent l'augmentation des poursuites contre les firmes, la croissance de véritables causes contestées et la hausse du nombre de défaites subies par les corporations. Tensions, dommages et accidents de toutes sortes ont été démultipliés par la grande industrie et l'enceinte du tribunal constituait un des seuls remparts contre l'anarchie d'une industrialisation et d'une commercialisation de la vie sociale autrement sans entraves, à peu de choses près.

  3. 2113.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 72, Numéro 3, 2019

    Année de diffusion : 2019

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    Décriminalisé depuis 1988, l'avortement demeure pourtant une pratique controversée. À l'été 1989, l'affaire Daigle contre Tremblay déclenche un débat public qui soulève dans l'espace médiatique un vaste ensemble d'arguments et de considérations rattachés à l'avortement. Entre le 17 juillet et le 8 août, Chantal Daigle et Jean-Guy Tremblay s'affrontent en Cour afin de déterminer si la jeune femme peut recourir à un avortement après que Jean-Guy Tremblay, père du futur enfant, eut requis une injonction pour l'en empêcher. L'affaire ayant été amplement médiatisée, les journaux québécois sont principalement mis à profit pour dresser une étude de cas et rendre compte des discours d'une grande variété d'intervenants, à commencer par les groupes pro-vie et pro-choix. Cet article montre que la dynamique des multiples intervenants provoque un sentiment d'urgence qui teinte l'ensemble du débat et le transforme en affaire de société. À une époque où les relations entre les hommes et les femmes sont en pleine transformation, l'affaire permet d'assister au déploiement d'une pensée conservatrice au Québec, mais aussi d'une forte riposte contre ce backlash par plusieurs groupes.

  4. 2114.

    Article publié dans Transcr(é)ation (savante, fonds Érudit)

    Volume 3, Numéro 1, 2023

    Année de diffusion : 2023

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    En 2013, Giancarlo De Cataldo et Carlo Bonini font paraître le roman Suburra. Entre 2017 et 2020, la plateforme de streaming Netflix diffuse sa première série originale italienne, Suburra. La serie, libre adaptation du livre éponyme. Dirigées par Michele Placido, Andrea Molaioli et Giuseppe Capotondi, les trois saisons se caractérisent par un scénario dense qui fait s’entremêler des intrigues complexes autour d’une triple polarisation criminelle : les intérêts de trafiquants romains, de figures politiques locales et de hauts dignitaires du Vatican s’y trouvent ainsi inextricablement mêlés autour de l’acquisition de terrains à Ostia, symboles géographiques d’un pouvoir hégémonique. Cet article montre comment, à travers les choix narratifs opérés par ses auteurs, l’adaptation sérielle de Suburra constitue une version plus riche et aboutie, du point de vue éthique, que l’œuvre littéraire originelle. En effet, la série remet en cause la cristallisation des représentations qui caractérisait le roman et enfermait les personnages dans une dichotomie bien / mal, autour de laquelle s’articulait chacune de leurs actions. Bouleversant l’agencement systémique de la diégèse originelle, la série travaille avec subtilité les rapports interpersonnels et institutionnels, pour ouvrir sur une narration plus humaine et éthique de la criminalité et du monde contemporain.

    Mots-clés : Subarra, Subarra, Rome, Rome, mafia, mafia, criminality, criminalité, De Cataldo, De Cataldo

  5. 2115.

    Autre publié dans Assurances et gestion des risques (savante, fonds Érudit)

    Volume 76, Numéro 2, 2008

    Année de diffusion : 2023

  6. 2116.

    Autre publié dans Assurances (savante, fonds Érudit)

    Volume 36, Numéro 3, 1968

    Année de diffusion : 2023

  7. 2117.

    Article publié dans Culture and Local Governance (savante, fonds Érudit)

    Volume 1, Numéro 1, 2008

    Année de diffusion : 2008

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    François Guizot, ministre de l’Intérieur de la Monarchie de Juillet, propose au roi de France Louis Philippe en 1830 la création d’une Inspection générale des monuments historiques. A l'image de la centralisation administrative française traditionnelle, cela conduit à l’institutionnalisation de la conservation des monuments anciens au profit d’une administration publique chargée de leur sauvegarde. Mais l'action de celle-ci est privée de base juridique efficace avant les lois du 30-03-1887 et du 31-12-1913 et demeure dépendante de l'énergie et du budget alloué aux hommes de ce service tels que Mérimée.

  8. 2118.

    Côté-Boucher, Karine, Vives, Luna, Garnier, Adèle et Paquet, Mireille

    Introduction. Frontières : entre criminologie et interdisciplinarité

    Autre publié dans Criminologie (savante, fonds Érudit)

    Volume 57, Numéro 2, 2024

    Année de diffusion : 2024

  9. 2119.

    Article publié dans Convergences francophones (savante, fonds Érudit)

    Volume 8, Numéro 1, 2023

    Année de diffusion : 2023

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    Dans Fanaticism: The Uses of an Idea (2010), Alberto Toscano dénonce la tendance actuelle à qualifier de « fanatique » tout comportement extrémiste, voire d’entêtement sur des questions sociales. Notre époque semble résolue à « écraser l’infâme », à poursuivre le noble combat entamé au XVIII e siècle contre l’intolérance, croisade toutefois bancale car fondée sur une vision réductrice que l’Occident se fait du danger qui la guette. Aveuglée par ce que Slavoj Žižek nomme la violence visible et subjective – par exemple celle d’un attentat à la bombe –, l’époque contemporaine négligerait de considérer la violence systémique, conséquence désastreuse du fonctionnement de nos systèmes économiques et politiques, ceux-là en grande partie, comme le rappelle Toscano, hérités des Lumières. Ce sont ces forces sournoises mais dominantes que Mathias Énard démasque dans son Bréviaire des artificiers (2007), récit autodérisoire de 113 pages qui cherche, dans un concentré de références littéraires et politiques évoquant autant Virgile, Pascal, Hugo et Flaubert que Proudhon, Mao, Ben Laden et Kadhafi, à « éveiller les masses » abruties par la télévision et les actualités qui tendent à laisser penser que la principale menace à la paix séculaire de notre société s’incarne dans la figure du kamikaze ou du tueur de masse. Récupérant l’esthétique d’un conte voltairien et la dialectique maître-esclave hégélienne, et rappelant sur le ton érudico-ironique propre à Énard la genèse des fanatismes contemporains, ce « manuel de terrorisme à l’usage des débutants » contribue, par un volte-face que seul peut-être le permet une oeuvre littéraire, non pas à parfaire la formation de l’individu subversif cherchant à « secouer le joug ancillaire », mais à décrire le climat global de peur et d’insécurité engendré par un terrorisme plus insidieux qu’explosif et à enseigner, à ceux susceptibles d’en bénéficier, les moyens de perpétuer ce monde bâti sur les artifices.

  10. 2120.

    Publié dans : Actes du 17e colloque international étudiant du Département des sciences historiques de l’Université Laval , 2017 , Pages 17-40

    2017