Documents repérés
-
24344.
-
24345.Plus d’information
Dans un passage aujourd’hui surprenant de Mythologies, Barthes écrit que les jouets plastiques n’ont pas de « vie posthume ». C’est qu’il voit la vie posthume du côté du fantôme, du spectre, de l’âme sans corps, de la fonction sans matière, plutôt que du côté du déchet, de la matière sans fonction, du corps sans âme. Comme déchet, le plastique a une vie posthume, et c’est justement l’optimisme, ou l’idéalisme, qui lui est associé qui masque sa vie posthume. Le but de cet article est de comparer, et de rapprocher, plastique et IA pour montrer que l’un et l’autre sont associés à un optimisme, un idéalisme qui nous aveugle quant à leur vie posthume. Il s’agit aussi de savoir comment la philosophie, qui vise au réel mais n’a pas de domaine empirique, peut traiter de la crise environnementale et des mutations technologiques. La réponse que nous proposons est : par la fiction et la poésie mais sans optimisme idéaliste.
Mots-clés : plastique, plastic, artificial intelligence, intelligence artificielle, Barthes, spectre, specter, philosophie, Barthes, philosophy
-
24347.Plus d’information
Mots-clés : corps-territoire, femmes, identité, résistance
-
24348.Plus d’information
Cet article aborde la question du rapport présumé entre le Chevalier de Saint-Georges et le romancier Alexandre Dumas, et analyse un roman par l’un des amis de Dumas, Roger de Beauvoir, prétendument inspiré par la vie du Chevalier. Ce roman se sert de lieux communs du mélodrame pour offrir un commentaire sur la décadence de la monarchie française, reflétée symboliquement par l’ascension du mulâtre au sein de la société parisienne, ainsi que sur d’autres questions reliées à la race et à l’identité.
Mots-clés : Alexandre Dumas, Alexandre Dumas, melodrama, mélodrame, Saint-Georges, Saint-Georges, romanticism, romantisme, 19th century, 19e siècle, roman historique, historical novel, exotisme, exoticism
-
24349.Plus d’information
Dans cette étude, j'examine le récit autofictionnel Putain de Nelly Arcan, démontrant comment la confession psychanalytique de la « putain »-narratrice (qu'on a tendance à confondre avec l'auteure) s'insère dans un projet de généalogie au féminin. Après une mort symbolique, la narratrice accouche de son récit et réussit à se placer dans la tradition de l'écriture au féminin. Elle veut mettre en valeur les femmes au cours des générations qui ont été soumises au désir masculin et réduites au silence. Toutefois, la prise de parole de la narratrice au nom des femmes est ambiguë dans la mesure où celle-ci est parfois complice de l'objectivation et la dégradation des femmes.