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24852.Plus d’information
Romancière, nouvelliste et poète, Mireille Gagné est née à l’Isle-aux-Grues et vit à Québec. Elle a publié cinq recueils de poésie et deux recueils de nouvelles. Grâce à son premier roman Le lièvre d’Amérique (La Peuplade, 2020), elle est notamment lauréate d’« Une ville, un livre » 2021, lauréate du Prix de création littéraire 2021 du Salon international du livre de Québec et de la Ville de Québec, finaliste du Prix Les Inrockuptibles catégorie « Premier roman », finaliste du Prix Wepler – Fondation La Poste, première sélection 2021 du Prix des libraires du Québec et Mention spéciale du jury du Prix Senghor. Elle vient de publier un second roman intitulé Frappabord (La Peuplade, 2024).L’entretien ici transcrit et édité a été réalisé le 8 novembre 2023 à Québec, dans le cadre du projet de recherche « Éthique et esthétique dans le récit de chasse québécois contemporain (2000-présent) », financé par une subvention de développement Savoir (#430-2022-0435) du Conseil de Recherche en Sciences Humaines (CRSH). Nous remercions l’assistant de recherche James Brennan qui a préparé les recherches en amont de cet entretien et assuré le soutien technique permettant son bon déroulement.
Mots-clés : Gagné, Mireille, Entretien, Chasse, Prédation, Proie
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24853.Plus d’information
Pendant de nombreuses décennies, les langues autochtones furent dans la majorité des cas inaudibles ou absentes de nos écrans, les réalisateurs participant ainsi de manière implicite au processus de colonisation linguistique des peuples autochtones d’Amérique. Les vingt-cinq dernières années ont vu naître des initiatives visant la revitalisation des langues autochtones ainsi que la remédiation de la tradition orale à l’écrit comme à l’écran, dans un contexte où les collaborations interculturelles se font plus nombreuses. Dans le contexte québécois, des cinéastes telles que Marquise Lepage, Myriam Verrault et Chloé Leriche travaillent de manière étroite avec des individus et communautés autochtones, en développant avec eux/elles des relations horizontales (plutôt que verticales) avec ces derniers, en les intégrant au processus de création. Cet article examine ainsi un cas particulier de collaboration interculturelle, celui du collectif Arnait Video Productions, co-fondé par la cinéaste québécoise Marie Hélène Cousineau ainsi que par les Ainées inuit Susan Avingaq et Madeline Ivalu. À travers des entrevues avec Cousineau et en s’inspirant des travaux de spécialistes de langues autochtones, ce texte s’intéresse au processus de traduction, envisagé comme une action contribuant à une médiation culturelle et interculturelle, mais aussi à la façon dont ce processus engendre de nouvelles manières de voir, de penser et d’entendre les langues autochtones à l’écran. Une attention accrue est portée aux stratégies, à la portée esthétique et aux modes de résistance associés au processus de traduction dans la trilogie d’Arnait.
Mots-clés : self-translation, autotraduction, diglossia, diglossie, revitalisation, revitalization, Indigenous languages, langues autochtones, cinema, cinéma
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24854.Plus d’information
Mots-clés : Robert Wilson, Thomas Scarlet, commedia dell'arte, madness, error, The Coblers Prophesie
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24855.Plus d’information
Cet article soutient que des mesures concrètes sont nécessaires pour lutter contre le racisme envers les Noirs et favoriser l’intégration des Noirs dans l’enseignement supérieur canadien. Ces mesures pertinentes devraient cibler les obstacles systémiques auxquels font face les étudiants noirs lorsqu’ils accèdent aux établissements d’enseignement postsecondaire. Par nos réflexions sur les pratiques actuelles d’admission dans les universités ontariennes de recherche intensive, cet article souligne comment les cadres de diversité et d’inclusion actuellement utilisés peuvent s’avérer inefficaces pour briser le mythe de la méritocratie et atténuer les obstacles systémiques auxquels font face les candidats noirs de premier cycle. Nous recommandons que les pratiques d’admission au premier cycle soient fondées sur une compréhension critique des quatre principes de la Charte de Scarborough (l’épanouissement des Noirs, l’excellence inclusive, la mutualité et la responsabilisation) afin de favoriser les admissions des Noirs, et que la théorie critique de la race et la pensée féministe noire servent de cadres pour créer des pratiques et des programmes d’admission qui perturbent le racisme envers les Noirs. Cet article suscitera d’autres discussions sur ce que représente le fait de favoriser l’intégration des Noirs de manière transformatrice dans l’admission et l’inscription dans les universités.
Mots-clés : admissions, admissions, racisme envers les Noirs, anti-Black racism, Black affinity groups, groupes d’affinité noirs, équité et inclusion, equity and inclusion, justice réparatrice, restorative justice, systems change, changement aux systèmes
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24860.Plus d’information
Peut-on observer des topoï purement animaliers ou ne s’agit-il que de topoï préexistants qui incluent des animaux par anthropomorphisation ? Cette communication se propose de prolonger les réflexions satoriennes sur les chants des oiseaux des fables, à la fois observations zoologiques, toposèmes ou typèmes. L'analyse se concentrera sur le Roman de Renart, les Fables de La Fontaine et les Scènes de la vie privée et publique des animaux, trois ensembles de récits brefs où les animaux placés au centre sont parfois les narrateurs. Plusieurs raisons expliquent ce choix de textes : la variété des situations narratives et des espèces représentées, tant sauvages que domestiques, et une certaine homogénéité du contexte idéologique de chaque oeuvre.Après un repérage préliminaire dans la première Satorbase, j’analyserai le traitement narratif et topique des situations propres aux animaux (dévoration, bruits, migrations) dans ce corpus avant d'observer les topoï les plus fréquents (comme le trompeur trompé, la faim, une assemblée d’animaux choisit un roi ou un représentant), leurs configurations narratives et leurs variations éventuelles.Cet examen topique sera l’occasion de s’interroger sur le statut des animaux dans la société : les topoï reflètent-ils ces évolutions ? intègrent-ils les nouveaux animaux ? sont-ils influencés par l’apparition progressive des animaux de compagnie dans la bourgeoisie ?
Mots-clés : zoopoétique, zoopoetics, fable, fable, Roman de Renart, Roman de Renart, La Fontaine, La Fontaine, topos, topos