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25066.Plus d’information
Contrairement à la plupart des comptes rendus portant sur les réactions des travailleurs canadiens à la Crise des années 1930, le portrait que nous trace celui-ci de la majorité des travailleurs de Hamilton nous les montre ni profondément affligés, ni particulièrement enclins à la dissidence même si, bien sûr, il y avait effectivement de l'affliction et de la dissidence. On peut en grande partie attribuer l'absence relative de dissidence à l'impuissance ressentie par les travailleurs face aux très mauvaises conditions du marché, mais on ne doit pas considérer leur passivité comme une simple stratégie de classe temporaire. Au contraire, pour beaucoup de travailleurs, et peut-être même pour la plupart, la dissidence était illégitime au départ et (ou), tenant compte des conditions du marché de l'emploi et d'autres facteurs, ils mettaient en veilleuse leurs aspirations à un travail assuré et sur lequel ils pourraient exercer un certain contrôle. Autrement dit, ils étaient devenus psychiquement « aliénés ». Ces conclusions viennent fortement ébranler la plupart des théories élaborées sur ces questions, théories fondées implicitement sur un modèle « frustration-agression » ; elles ébranlent également les idées généralement admises selon lesquelles les travailleurs avaient une conscience de classe très forte et étaient de véritables héros et elles nous donnent des indications sur la syndicalisation des travailleurs pendant la plupart des crises économiques.
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25068.Plus d’information
La question de l'esclavage aux « isles d'Amérique » a suscité une longue et pénétrante littérature depuis de nombreuses années. En revanche, l'institution de l'affranchissement ne connaît pas un tel succès, soit que l'on trouve cette pratique trop réduite et que l'on tende à la minimiser, soit que la technique issue du « favor libertatis » romain ait été négligée involontairement par les auteurs. Or, les études traditionnelles font souvent référence à la matrice romaine (Lebeau, Y. Debbasch...) sans toutefois préciser à quel état exact d'avancement du droit romain ils font allusion. En effet, ce dernier a connu une longue évolution depuis les temps archaïques (époque royale) jusqu'au droit fixé par le Code de Justinien. Le modèle antique est lui-même très flexible : l'affranchissement n'a pas toujours connu l'engouement que les auteurs modernes prêtent aux Romains de l'époque impériale. On a trop en vue la montée sociale prodigieuse des affranchis impériaux décrite dans la thèse remarquable de G. Boulvert. La réalité fut plus mitigée. Le modèle romain, à l'instar de son application plus ou moins consciente aux Antilles a connu des périodes plus ou moins favorables aux affranchis, l'empereur Auguste allant jusqu'à dénoncer un « mélange de races » qui effondrera le monde romain...
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25069.Plus d’information
RÉSUMÉLe présent article retrace l'évolution de la pensée quant à l'origine des formes, qu'on sait aujourd'hui glaciaires, à Terre-Neuve, pour la période allant de 1822 à 1981. On y reconnaît trois phases: la phase dite « précognitive », la phase au cours de laquelle on attribuait les formes à l'action des glaces flottantes et, enfin, la phase au cours de laquelle on reconnut l'action des glaciers. Dans la section traitant de cette dernière phase, dont on a dégagé sept étapes, la discussion porte: 1) sur l'influence relative des glaces du Labrador et de Terre-Neuve; 2) sur l'extension régionale et altitudinale des masses glaciaires; 3) sur le nombre de glaciations et leur chronologie. Alexander Murray fut, en 1866, le premier à reconnaître l'action des glaciers à Terre-Neuve. On expose ici son interprétation du phénomène. L'évolution de la pensée, de la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours, tient à une plus grande accessibilité du terrain, à une intensification des explorations par des scientifiques de mieux en mieux préparés, à l'influence d'idées venues de l'extérieur, à la mise au point d'outils permettant d'établir des chronologies et à l'amélioration des théories de glaciologie.
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25070.Plus d’information
Devenu depuis plus d'un demi-siècle facteur idéologique de mythologie quotidienne, le Rock a séduit bon nombre de compositeurs contemporains (John Adams, Luciano Berio, Steve Martland, Theo Loevendie…). Explorant cette problématique, la communication de Pierre Albert Castanet se fonde sur l'histoire contextuelle et interactive du « populaire » et du « savant ». S'attachant notamment à l'instrumentarium symbolique des rockers (orgue électrique, guitare électrique, guitare basse, batterie), l'article se penche sur quelques études de cas allant des musiques de Pierre Henry à Philippe Manoury en passant par celles de Cathy Berberian, György Ligeti ou Tristan Murail…