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25108.Plus d’information
RÉSUMÉLes mollusques datés provenant de plus de 3000 collections ont été classés en paléo-zones fauniques. Hiatella arctica et Mya truncata comptent pour près de la moitié des relevés et comprennent un assemblage restreint à l'Arctique. Les assemblages arctiques ou à dominance arctique comptent respectivement pour 70% et 80% de l'ensemble des données. Sur les 170 taxons relevés, 15 espèces dominent. Au dernier pléniglaciaire, la zone arctique s'étendait de l'océan Arctique au Grand Banc. La zone boréale de l'Atlantique Ouest était comprimée. La zone subarctique, qui prédomine actuellement dans l'est du Canada, était peu étendue. La zone boréale occupait une grande superficie dans le Pacifique oriental alors que les zones arctique et subarctique étaient resserrées. Les zones se sont déplacées vers le nord au cours de la déglaciation et la zone arctique s'est diversifiée lorsque le détroit de Bering a été submergé de 10,5 à 10,3 ka BP. Les mollusques de l'Arctique occidental au cours du Dryas récent indiquent que les eaux peu profondes étaient plus chaudes que maintenant. Les principaux courants de l'Atlantique Nord se sont établis de 9,5 à 9,0 ka BP. La zone subarctique s'est étendue jusqu'à la tête (amont) de la mer de Baffin et une zone boréale s'est établie dans la partie ouest du Groenland vers 9-8 ka BP, avec des changements intenses vers 8,5 ka BP. La zone subarctique étendue s'est maintenue jusqu'à 3 ka BP, puis a reculé jusqu'à 1000 km du côté canadien. Les mollusques du Boréal-Subarctique présents dans le golfe du Saint-Laurent avant 9,5 ka BP provenaient du refuge glaciaire. Les mollusques du haut boréal-subarctique plus au nord provenaient probablement de l'Europe. Le courant du Labrador a sans doute agi comme pompe pour la migration des mollusques aux échelles glaciaire-interglaciaire.
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