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681.Plus d’information
Le présent travail se rapporte à la description et à la cartographie des sous-zones et des domaines écoclimatiques de l'Hémi-arctique, situés entre la mer d'Hudson et la baie d'Ungava au Nouveau-Québec. Les subdivisions écologiques de ce territoire ont été faites grâce à la distribution différentielle des trois espèces arborescentes dominantes (épinette blanche, épinette noire et mélèze) et des principales formations conifériennes. L'ensemble des observations suggère que les conditions climatiques actuelles et historiques sont responsables de la nature et du patron géographique des limites écologiques proposées.
Mots-clés : Limites écologiques, Hémi-arctique, toundra forestière, espèces conifériennes, Nouveau-Québec, Ecological limits, Hemi-arctic, Forest tundra, Coniferous formations, Nouveau-Québec
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682.Plus d’information
P.N. Savitsky (1895-1968), pionnier russe de la géographie qui s'autodésignait comme « structurale » en raison de ses liens avec le cercle linguistique de Prague, fut le premier à mettre en oeuvre pendant et après la Première Guerre mondiale une géopolitique de « l'Eurasie » qui, pour ses partisans, n'est ni l'Europe, ni l'Asie mais le « lieu de développement » de l'Empire russe et de l'URSS, successeurs de l'Empire mongol. Le mouvement « eurasiste » trouve ses origines dans la tradition culturelle russe qui lui fournit une interprétation de l'évolution à l'aide de « lois internes » et « d'influences externes » qui établissent un lien naturel entre les langues, les cultures et le Landschaft des peuples considérés comme des organismes vivants. La deuxième origine est dans une utilisation originale de la méthode géographique de l'époque. Elle consiste à mettre l'accent sur la définition de « noyaux » pour construire des « structures » délimitées à l'aide de la superposition d'isolignes naturelles ou humaines.
Mots-clés : Eurasie, géopolitique, linguistique, structures, P.N. Savitsky, Eurasia, geopolitics, linguistics, structures, P.N. Savitsky
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684.Plus d’information
Dans le cadre de travaux sur le rôle des échinodermes dans le cycle biogéochimique de certains métaux traces en milieu côtier, une étude de l'accumulation et de la rétention d'espèces chimiques du mercure a été menée avec l'étoile de mer Leptasterias polaris sur une période de 40 jours. Les étoiles de mer ont été divisées en deux groupes et nourries avec des moules contaminées soit au méthylmercure (MeHg) (14 mg.kg-1), soit au mercure inorganique (13 mg.kg-1). Les résultats montrent une vitesse d'accumulation dans le système digestif de 0,22 mg.kg-1.j-1 pour le Hg inorganique et 0,17 mg.kg-1.j-1 pour le MeHg. Ces vitesses sont 10 à 15 fois moins importantes dans les gonades et l'endosquelette. Pour le Hg inorganique, la charge relative dans les différents organes analysés se fixe après quelques jours et demeure stable jusqu'à la fin de l'expérience. Pour le MeHg, au contraire, cette charge relative passe progressivement du système digestif vers les gonades et l'exosquelette tout au long de l'expérience. Le pourcentage de rétention (%) demeure constant pour le Hg inorganique (51 ± 13%) mais il augmente régulièrement pour le MeHg, atteignant 90-95% vers la fin de l'exposition. L'application d'un modèle cinétique simple, basé sur un processus d'échange ionique, a permis de calculer des constantes de vitesse d'échange entre le digestat et le tissu digestif. Le MeHg s'échange plus vite entre la solution et les sites, mais semble mettre un peu plus de temps à voyager jusqu'aux organes de bioaccumulation. En conclusion, l'étoile L. polaris, par sa taille, sa longévité et sa grande efficacité à digérer tout ce qui est ingéré, semble en mesure de jouer un rôle important à la fois dans la séquestration du MeHg et la remise en solution du Hg inorganique.
Mots-clés : Échinodermes, étoile de mer, mercure, méthylmercure, prise en charge, rétention, échange ionique, modèle cinétique, constante de vitesse, Echinoderms, starfish, mercury, methylmercury, uptake, retention, ion-exchange rate, kinetic model, constant rate
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685.Plus d’information
La pêche est l'une des activités socio-économiques les plus importantes en Méditerranée et particulièrement au Maghreb. En Algérie, elle est devenue, ces dernières décennies, un secteur d'emploi de premier plan pour une large frange de la population côtière. L'exploitation de la mer représente également l'une des principales ressources en protéine animale pour la majorité des habitants du littoral. Cet article se veut une contribution à l'analyse des enjeux socio-économiques de la pêche en relation avec deux principaux aspects : le premier est le mode de gouvernance des ressources naturelles côtières, le second le contexte de fragilité des écosystèmes côtiers caractérisant la mer méditerranéenne. Nous nous basons, pour notre travail, sur l'étude du port de pêche de Jijel (Boudis), considéré comme l'une des plus importantes infrastructures de pêche sur la façade maritime est de l'Algérie. Ce port a connu de profondes transformations en raison des investissements publics massifs pour le développement des infrastructures portuaires dans le cadre d'une politique nationale de relance économique. L'action publique a dynamisé son influence régionale, soutenant la commercialisation des produits de la mer sur tout le littoral de l'est algérien et dans les territoires de l'intérieur. La modernisation du port a accompagné l'amélioration des transports et des circuits de revente des ressources halieutiques, cependant la gouvernance de l'activité de pêche à Jijel ne parvient pas à répondre aux multiples contraintes d'ordre écologique, économique et social.
Mots-clés : mer méditerranée, écosystèmes côtiers, ressources halieutiques, gouvernance des ressources naturelles, acteurs de la pêche, pêche artisanale, pêche, port de Jijel, Boudis, Algérie, Mediterranean Sea, coastal ecosystem, governance of natural resources, fisheries, artisanal fishiery, fishermen, stakeholders, Port of Jijel, Boudis, Algeria
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687.Plus d’information
RÉSUMÉUne coupe dans la terrasse de 10-12 m, à l'embouchure du ruisseau de Bellechasse près de Berthier-sur-Mer, sur la rive sud du moyen estuaire du Saint-Laurent, a permis de fixer à 12 m le niveau maximal atteint lors de la transgression Laurentienne à l'Holocène moyen. Ce niveau est de deux mètres supérieur à celui connu jusqu'à maintenant. L'unité intertidale diagnostique de 4 m d'épaisseur surmonte une surface d'érosion taillée dans des rythmites limono-argileuses, faiblement fossilifères, datées à plus de 10 ka. Les datations au radiocarbone sur des bouts de bois et des débris de plantes (macro-restes) aquatiques et intertidales in situ ont donné des âges compris entre 5,4 et 6 ka (N-8). Bien que légèrement plus vieille, cette chronologie est comparable à celle établie à Montmagny et à Cap-Saint-Ignace, à une trentaine de kilomètres en aval. La coupe de l'anse de Bellechasse n'offre toutefois pas l'ensemble des événements retracés à Montmagny. Par contre, il existe dans le même secteur quelques terrasses fluviatiles édifiées l'une vers 1,4 ka et deux autres entre 0,5 et 0,7 ka, en rapport avec des fluctuations mineures du niveau de base relatif au cours des deux derniers millénaires.
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688.Plus d’information
RésuméComme beaucoup d'autres, ces deux détroits sont des lieux de passage qui intéressent à la fois les États riverains et les grandes puissances, et qui cumulent deux fonctions primordiales, celles de porte océane et de porte transversale. En tant que portes océanes, ces détroits ont des fonctions symétriques d'accès aux mers épicon-tinentales de part et d'autre de la péninsule européenne, des fonctions communes sur la route maritime d'Asie aux grands ports de l'Europe du Nord, et des fonctions propres à chacun d'entre eux. En tant que portes transversales, le Pas-de-Calais est marqué par des flux nettement plus intenses que sur le détroit de Gibraltar, où ils sont cependant en plein développement. Le cumul de toutes ces fonctions, qui font de ces détroits de véritables croisées des chemins, explique qu'ils soient aussi des lieux d'affrontements géopolitiques, à cause de très fortes pressions migratoires, et de tentatives de contrôle géopolitique par l'installation d'enclaves, particulièrement sur le détroit de Gibraltar.