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703.Plus d’information
L'abondance du saumon atlantique (Salmo salar) dans le nord de l'Atlantique a diminué considérablement au cours des dernières décennies. Jusqu'à maintenant, peu de stocks ont montré des signes de rétablissement malgré des efforts importants pour renverser cette situation. Les niveaux décroissants d'abondance des saumons adultes de retour en rivière pourraient être associés à une augmentation de la mortalité naturelle en mer découlant d'une réduction de la croissance. La présente étude a pour but de vérifier si 2 indices de croissance scalaire en phase marine (la distance intercirculi maximale atteinte lors de la première saison estivale en mer et la somme des distances intercirculi de la zone de croissance marine des écailles) et l'abondance des retours de saumon dans la rivière Matane (Québec, Canada) appuient cette hypothèse. Bien que ces indices présentent des différences interannuelles significatives, ils affichent une tendance à la hausse de 1964 à 1979 et une tendance à la baisse de 1995 à 2012. Ces tendances sont semblables à celles des retours de saumons adultes en rivière et à celles de l'indice de l'oscillation nord-atlantique (IONA). Ces similitudes concordent avec l'hypothèse d'une relation inverse entre la croissance marine et la mortalité et, conséquemment, les variations d'abondance qui en résultent.
Mots-clés : circuli, croissance marine, mortalité naturelle, oscillation nord-atlantique, saumon atlantique, Atlantic salmon, circuli, marine growth, natural mortality, North Atlantic Oscillation
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707.Plus d’information
Luigi Dallapiccola rédige lui-même ses livrets. Dans Volo di notte (1937-39), son premier opéra, la réécriture de l’œuvre de Saint Exupéry repose sur une redéfinition de l’espace du roman. La scène n’est plus neutre. Cet article pose la question de cet espace devenu sensible et signifiant où la technologie est interrogée au sein du genre opératique : à celle de l’aviation, Dallapiccola ajoute celle de la radiotélégraphie. La mise en scène se déploie dans les bureaux de l’aéropostale, lieu unique que la musique démultiplie d’espaces invisibles, entre lumière et pénombre, rêve et cauchemar. Le ciel devient un centre-absence ; l’espace de Fabien, héros condamné dans sa carlingue, est impalpable, mais résonne par le jeu du dédoublement permis par la voix du radiotélégraphiste. Ce messager moderne créé par Dallapiccola permet la perméabilité des espaces ; la radio est l’artifice technologique qui symbolise la distance, mais qui, paradoxalement, exacerbe l’authentique en provoquant l’acmé de la mimésis. On ne verra jamais Fabien sur la scène, incarné par une technologie qui absorbe le radiotélégraphiste devenant un messager-machine. Dallapiccola met en scène le visible et l’invisible, permettant un crescendo dramatique menant à un ultime espace du héros fondamentalement contrapuntique : la sphère sacrée, transversale à son œuvre.
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709.Plus d’information
Quand les Africains demandaient leurs indépendances, les Antillais privilégiaient la départementalisation présentée comme une promesse de lendemains meilleurs. En effet, si l’éveil des consciences après la deuxième guerre mondiale a conduit les intellectuels africains à revendiquer leur liberté vis-à-vis de la France, il a poussé les Antillais à faire le choix de l’assimilation politique qui s’est traduite par l’adoption puis par la promulgation d’une loi qui fait de leurs îles des Départements d’Outre-Mer (DOM) et/ou des Territoires d’Outre-Mer (TOM) dès 1946. Ainsi, les Antilles sont restées françaises, car c’était la seule issue favorable qui pourrait contribuer à la naissance d’une vraie démocratie et au relèvement du niveau de vie de leurs peuples. Sur le plan culturel également, la politique assimilationniste apparaissait comme l’unique voie capable de réunir, sous le contrôle de la France, les différentes composantes de ces sociétés dépossédées de leurs valeurs ancestrales. Pour les défenseurs de cette politique assimilationniste, devenir français pallierait la crise identitaire et rendrait la parole à ceux qui ne l’ont jamais eue. Mais selon Patrick Chamoiseau et Édouard Glissant, cette politique assimilationniste demeure une forme de colonisation « silencieuse » conduisant à l’anéantissement de l’être antillais par un procédé d’aliénation culturelle insidieuse qui détruit leur(s) identité(s). Cependant, qu’est-ce qui explique la position de ces deux écrivains par rapport à la départementalisation ? Quels sont les arguments soulevés contre cette politique d’assimilation et de domination ? Nous présenterons dans un premier temps la politique de la départementalisation telle que vécue par les Antillais dans leur majorité et dans un second temps la construction d’un contre-discours par Glissant et Chamoiseau en analysant quelques-uns de leurs essais.
Mots-clés : Antilles, départementalisation, assimilation, identité, Antillanité, Créolité