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251.Plus d’information
Faisant fond sur les perspectives singulières de femmes noires, de couleur ou autochtones, ainsi que sur les recherches de personnes queers de couleur, ce chapitre examine la manière dont les champs des savoirs minoritaires et les personnes qui en sont à l'origine réagissent aux interpellations néolibérales du monde universitaire occidental, notamment à cette nouvelle appétence pour la différence — réduite à une forme de diversité anodine, porteuse de phénomènes toxiques. Cette réflexion s'appuie sur une vision du néolibéralisme comme un vaste projet éducatif ou une pédagogie sociale visant à remodeler la société, y compris nos subjectivités, à l'image de ses propres principes de rationalité et de relationnalité marchandes, une entreprise qui s'étend en absorbant et en neutralisant, dans une certaine mesure, ses propres critiques, notamment celles émanant des projets de savoirs minoritaires et des personnes qui les ont créés. Son intention : participer à l'essor d'une littérature savante consacrée à la définition collective d'autres possibles, d'autres formes de relationnalité et de contre-institutionnalité dans l'université blanche néolibérale.
Mots-clés : université, néolibéralisme, interpellation, savoirs/subjectivités minorisé·e·s, politiques de diversité (ÉDI), University, neoliberalism, interpellation, minorized knowledge/subjectivities, diversity policies (EDI), universidad, neoliberalismo, cuestionamiento, saberes/subjetividades minorizadas, políticas de diversidad (EDI)
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252.Plus d’information
RésuméCet article se propose de montrer qu'une forme idéologique, c'est-à-dire une vision du monde ancrée dans la matérialité des rapports de fait et orientée vers une pratique concrète (en ce qui nous concerne l'idéologie raciste), peut être abordée à trois niveaux de la réalité sociale. 1) Celui, banal, de l'évidence, infra-conscient. En tout cas inquestionné. 2) Celui, socialement plus large, de l'explicite. Interprétation du réel, il est exprimé dans un discours articulé et clair. 3) Enfin, celui où le projet, clairement politique, vise à la disposition de l'État, et en en disposant, l'organise en vue d'une radicale séparation entre les humains.
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253.Plus d’information
Après avoir fait ressortir les motifs pour lesquels il lui semble pertinent et utile d'intégrer la médiation dans le système de justice civile, l'auteure explique comment cela pourrait être fait. Ses motifs s'appuient autant sur la nature même de la médiation, ses qualités et ses bénéfices intrinsèques pour les parties et pour la société que sur la conjoncture administrative et sociale qui demande implicitement ce remède. Sur le plan des moyens, l'auteure insiste d'abord sur l'implantation d'une logistique découlant d'une option entre un mode amiable, la médiation, et un mode d'adjudication, le procès. Demander et permettre aux parties de choisir, mais aussi les interpeller au sujet de ce choix. Cela l'amène à prévoir des devoirs dont seraient responsables les procureurs des parties, les parties elles-mêmes, les gestionnaires d'instance et les juges. Par ailleurs, elle précise que le médiateur public, à titre d'officier de justice, doit se voir octroyer un statut et des conditions d'intervention qui le protègent et le sacralisent, tout autant que le juge, sans toutefois l'y assimiler. Son appel au changement implique que les objectif s fondamentaux du Code de procédure civile soient adaptés de façon que le système tende à favoriser la réalité suivante: le procès s'il le faut, mais pas seulement ni nécessairement le procès.
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