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528.Plus d’information
La « ville globale » est devenue un objet d'étude très couru depuis une quinzaine d'années. La participation active des cités aux mouvements d'interconnexion, qu'on résume sous le nom de globalisation, est pourtant absente de cette littérature. On fait ici l'hypothèse qu'en tant qu'acteurs et que sujets, les villes, à travers leur incarnation politique de gouvernements municipaux urbains, sont plus qu'un simple terrain où se déploie la globalisation. Les échanges entre ces gouvernements municipaux urbains et au sujet de leur fonctionnement, de leur action et de leur situation institutionnelle sont alors considérés comme participant à la construction des phénomènes d'interconnexion transnationale, qu'ils soient régionaux ou globaux. Cet article propose une première approche de la « toile municipale » tissée entre les gouvernements municipaux urbains et au sujet de ceux-ci à l'époque contemporaine. Cette toile inclut gouvernements municipaux, élus et employés municipaux, mais aussi savants et réformateurs ; organismes intergouvernementaux, organisations non gouvernementales nationales et transnationales aussi bien que sections de gouvernements nationaux ou infra-nationaux, sans omettre les entreprises qui travaillent sur le marché de l'urbain. Elle organise et canalise la circulation des idées, des personnes, des services entre les gouvernements municipaux urbains et à leur sujet. L'article s'attache particulièrement aux acteurs, matériaux de cette toile, aux objets qui la parcourent, en insistant sur les effets à long terme de ce réseau de contacts et d'échanges qui s'est mis en place depuis la fin du XIXe siècle.
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529.
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530.Plus d’information
Cet article se propose d'analyser l'activité des salariés d'agences de travail temporaire qui est la figure emblématique des nouvelles relations triangulaires, fort illustrative du contexte « connexionnel » où le travailleur est pris, de manière simultanée, entre plusieurs logiques d'action, sollicité de manière multiple par son environnement et interpellé par des cadres relationnels différenciés. Nous analysons le vécu de ces situations, en mettant l'accent sur le travail comme activité et non pas comme rapport social. Nous rendons compte de pratiques de travail perçues, de l'expérience vécue par les travailleurs d'agence à partir de la perception qu'ils ont de leur statut et de leurs conditions de travail. Les deux dimensions de l'analyse seront : a) la relation que les travailleurs d'agence entretiennent avec leur environnement spécifique de travail et b) les logiques de recours aux agences qui se situent en dissonance avec les conditions concrètes de l'activité de travail. Nous montrerons que l'activité est précaire et peu investie de sens et que le recours aux agences, stratégique ou hasardeux, tient peu compte des caractéristiques de l'activité, les travailleurs se trouvant dans un rapport « opportuniste » avec leur environnement de travail. Pour eux, le « vrai travail » se situe en dehors de l'« activité ». Nos analyses ont comme base un matériau empirique formé de quarante-deux entrevues avec des salariés d'agence réalisées en 2012-2013 dans les régions de Québec et de Montréal.
Mots-clés : travail et activité, agences de travail temporaire, logiques de recours aux agences, Québec, labour and activity, temporary work agencies, logic of using agencies, Quebec, trabajo y actividad, agencias de trabajo temporal, lógicas de recurso a las agencias, Quebec