Documents repérés
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541.Plus d’information
Professeur de géographie économique à l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal, de 1931 à 1969, M. Benoît Brouillette est le premier géographe québécois de réputation internationale et l'un des pionniers de la géographie canadienne. Son activité s'est exercée sur plusieurs plans : sur le plan local, outre son enseignement universitaire, il a fondé la Société de Géographie de Montréal et, avec M. Pierre Dagenais, la Revue Canadienne de Géographie ; sur le plan régional, il a rédigé de nombreuses monographies et entrepris des recherches originales sur le développement des industries et des courants commerciaux du Canada ; sur le plan international, comme membre de la Commission de la géographie dans l'enseignement (U.G.I.), il a contribué à répandre partout dans le monde les méthodes de pédagogie moderne propres à la science géographique.
Mots-clés : Histoire de la géographie, Québec, Canada, History of Geography, Quebec, Canada
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542.Plus d’information
Le vieux Marx a consacré certaines des plus belles pages du Capital (1867) au contrat de travail. Rédigées dans un style dramatique, voire théâtral — on y suit un ouvrier rétif, qui passe un contrat avec un bourgeois en odeur de sainteté —, ces pages entraînantes, que l'on a peu lues et peu commentées jusqu'à présent, permettent aujourd'hui de mieux comprendre l'idée que Marx se faisait finalement du droit. Car si l'on s'est beaucoup intéressé aux remarques métajuridiques que Marx a glissées ici et là dans ses manuscrits, fussent-ils achevés ou non, outre que l'on s'est penché sur sa critique juvénile de la philosophie hégélienne du droit, on s'est nettement moins attaché à la place que tient le contrat de travail dans Le capital. Comme le montre pourtant Marx, c'est par le respect du contrat que le capitaliste exploite l'ouvrier, et non par sa violation.
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543.Plus d’information
Les changements climatiques constituent une crise mondiale existentielle qui ont de vastes dimensions équitables et des répercussions en matière de justice climatique. Affronter le problème stupéfiant des pertes et préjudices — l'héritage des dommages laissés dans le sillage d'efforts insuffisants d'atténuation et d'adaptation — soulève des questions cruciales en matière d'équité et de justice. Cet article aborde la question des pertes et préjudices sous l'angle de l'équité et examine le cadre de gouvernance mondiale qui est en développement pour faire face aux pertes et préjudices. Il expose certaines des façons dont les changements climatiques auront des répercussions disproportionnées sur les populations du monde qui — en raison d'un ou de plusieurs facteurs d'identification et de constructions sociales tels que l'âge, la race, le sexe, la géographie ou le statut socio-économique — sont déjà confrontées à la discrimination et à l'inégalité systémiques. Il révèle également les défis de situer la responsabilité et l'obligation de rendre des comptes pour des préjudices survenant d'un problème d'action collective causé par des acteurs dont les profils d'émission sont radicalement différents et dynamiques. Appliquer une lentille de justice climatique et d'équité à la question des pertes et préjudices souligne l'importance d'une réponse normative aux changements climatiques qui privilégie la protection des droits de la personne, des droits des peuples autochtones, de la justice environnementale, de l'équité intergénérationnelle et de la protection des fondements écologiques dont dépend toute vie.
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544.Plus d’information
RésuméEn 1906, Marcel Mauss publie, avec la collaboration d'Henri Beuchat, l'« Essai sur les variations saisonnières des sociétés Eskimos. Étude de morphologie sociale » dans L'Année sociologique. Pour beaucoup d'anthropologues, cet essai constitue la seule grande contribution à la théorie anthropologique fondée sur le cas des Inuit. Pourquoi Mauss a-t-il écrit cet essai, le seul dans toute son oeuvre consacré à un seul groupe humain ? Qui était Beuchat ? Qu'est-il devenu ? Comment Mauss avait-il fait le projet de venir au Canada, à l'invitation de Marius Barbeau, pour étudier les Amérindiens ? Autant de questions auxquelles l'auteur tente de répondre, sur un mode très personnel, en s'appuyant autant sur les archives du Collège de France que sur sa propre expérience de 50 années de recherches sur les Inuit du Nunavik et du Nunavut, et de rencontres avec les anciens élèves de Mauss. Il nous montre l'éclatement et l'éparpillement de l'héritage intellectuel de Mauss en ce qui concerne la recherche inuite et comment, c'est du Québec qu'à partir des années 1970 est venue une nouvelle impulsion.
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545.Plus d’information
Le règlement des différends constitue la clé de voûte du système commercial multilatéral et l'une des contributions sans précédent de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à la stabilité de l'économie mondiale. Si, pour reprendre les termes mêmes de l'institution genevoise, le Mémorandum d'accord sur les règles et procédures régissant le règlement des différends (MARD) « consacre le règne du droit », certaines de ses dispositions peuvent paraître manquer d'équité, tant à l'égard des acteurs privés de l'économie internationale qu'à l'endroit des pays en développement. Il semble en aller ainsi des articles consacrant les mesures dites de rétorsions croisées. Nous constaterons cependant qu'un certain rééquilibrage, dégagé de manière prétorienne par les arbitres et panélistes de l'OMC, débouche sur la nécessité, pour les parties qui se prévalent de ce mécanisme, de démontrer l'existence de conditions économiques extrêmement sévères que les puissances commerciales de premier plan que sont l'Union européenne et les États-Unis auront (heureusement, pourrait-on ajouter) des difficultés à produire. Examen qui permet donc d'avancer que les alinéas b) et c) de l'article 22 (3) du MARD sont actuellement une arme qui n'est pas réellement à la disposition de tous. L'étude des réactions juridiques des Communautés européennes (pour des raisons juridiques, l'Union européenne est officiellement nommée « Communautés européennes » dans le cadre de l'OMC) face à la récente « guerre de l'acier » illustrera l'attitude très volontariste de l'Europe dans l'utilisation des mécanismes de défense commerciale de l'OMC et exposera quelques variantes à la procédure des rétorsions croisées en tant que telle.
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548.Plus d’information
Cet article a pour objet d'expliquer pourquoi les États-Unis connaissent une dynamique entrepreneuriale à moyen et long terme plus importante que la France. Les raisons avancées sont de trois ordres : économiques, socioculturelles et politiques. Contrairement aux explications soutenues par certains responsables politiques français, l'auteur conclut que le retard en matière de créations d'entreprises dans l'Hexagone ne trouve pas son origine dans les défaillances des dispositifs d'encadrement et d'aide aux porteurs de projets. Les véritables causes se situent dans la faiblesse relative de la croissance française, dans les difficultés de financement des petites entreprises ou dans le manque d'intérêt des organismes de formation français pour les technologies nouvelles.
Mots-clés : Création d'entreprises, Aides, Environnement culturel, Dispositifs d'encadrement, Comparaison, France, États-Unis
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