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674.Plus d’information
Cette étude qualitative décrit les expériences vécues par des étudiants universitaires québécois (n = 18) dont les parents sont nés en Amérique latine, tout au long de leur parcours éducatif. L’analyse révèle l’existence d’une frontière entre ceux qu’ils nomment les Québécois francophones et les autres. Pour eux, cette frontière axée sur une différence linguistique — souvent attribuée à leur accent — les amène à ressentir de l’anxiété langagière et de la discrimination linguistique. Ils relatent que le système éducatif ne prendrait pas suffisamment en compte leurs difficultés. La conclusion identifie des pistes d’intervention valorisant le plurilinguisme pour favoriser leur inclusion.
Mots-clés : jeunes, youth, school experiences, expériences scolaires, discrimination linguistique, linguistic discrimination, immigration, immigration, Latin America, Amérique latine, Québec, Quebec, Canada, Canada
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675.Plus d’information
L'histoire de la codification en Afrique est indissociable de celle de la colonisation. Celle-ci — du moins politique — a pris fin, il y a une quarantaine d'années, le temps pour les États africains d'adopter leurs propres lois adaptées à leur situation. Sans conteste, le Code civil des Français a influencé et influence encore les droits africains. Devant le dualisme juridique produit par l'importation de ce code, se pose néanmoins la question du choix à opérer soit pour la connaissance effective, l'acceptation et le respect des droits africains, soit pour l'écart criant entre la loi et les pratiques sociales. L'auteur a choisi de scruter la part des droits originellement africains dans les récentes réformes et de vérifier si les Africains y lisent effectivement l'état de leur droit et l'âme de leur société. Sinon, pourquoi et comment y pourvoir ?
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677.Plus d’information
RésuméA Frenchwoman Writes about Indochina, 1931-1949: Andrée Viollis and Anti-colonialism examine la carrière d'Andrée Viollis à titre de journaliste d'investigation, en particulier ses articles et ses livres sur les colonies françaises et d'autres colonies européennes de 1922 à 1935, dans le but de remettre en question les récentes critiques postcoloniales de son ouvrage, Indochine S.O.S, qui le qualifient d'emmuré dans l'idéologie et la rhétorique coloniales et de sorte de féminisme patriarcal, en dépit de la dénonciation des abus coloniaux et de la sympathie démontrée envers les indigènes opposés au régime colonial. Calqué sur les récentes critiques des approches culturelles postcoloniales qui font fie des conditions matérielles du colonialisme et sur les études menées sur le féminisme transnational, qui tentent d'établir un lien entre les conditions de travail dans les « pays industrialisés » et celles dans le « tiers monde », l'article établit d'abord la réputation de Viollis en tant que féministe libérale, non pas comme féministe matriarcale ou patriarcale; il analyse son style journaliste, en particulier l'utilisation qu'elle fait de la suggestion indirecte comme investigatrice dans la presse populaire quotidienne et il décrit l'intérêt des colonies pour la presse et le public français. Deuxièmement, l'article décrit les reportages et les publications de Viollis sur les colonies des années 1920 jusqu'en 1935, en portant une attention particulière à sa dénonciation de l'exploitation économique des colonies britanniques et françaises. Troisièmement, l'article examine la perspective des critiques postcoloniales à l'égard du point de vue de Viollis quant à l'égalité entre les colonisateurs et les colonisés, soit la simple égalité entre des personnes de même classe sociale, du portrait qu'elle brosse des Vietnamiens indigènes comme étant des personnes dégradées, et de la conviction que les Français ou les femmes françaises devraient être les tuteurs moraux des autochtones non civilisés, et finalement de sa représentation des autochtones comme celle de personnes avilies et habitées d'un instinct animal, à la lumière d'une analyse complète de sa carrière et de son livre. Après une analyse détaillée de son point de vue sur l'égalité, la moralité et la condition des paysans et des travailleurs jusqu'à la parution de son livre et dans son livre, l'article rejette l'argument le considérant comme partial et hors contexte, et l'interprétation comme se situant loin du style de Viollis.
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678.Plus d’information
Publiés par la Librairie Hachette, les récits de voyage de Jeanne Bellonie Bourdaret – À travers l’Arménie russe (1891 ; 1892), En Asie mineure, souvenirs de voyages en Cappadoce (1896) et En Asie mineure : Cilicie (1898) – forment un contraste avec ceux rédigés par le savant Ernest Chantre à la suite de leur expédition commune au Caucase, en Cappadoce et en Cilicie. L’article examine l’espace narratif de l’écriture de voyage au féminin, espace considéré à l’époque comme subalterne et secondaire, et s’interroge sur les raisons qui expliquent l’un des paradoxes produit par la postérité sur la valeur accordée aux récits des couples voyageurs du dix-neuvième siècle, soit l’intérêt grandissant pour les écrits dits féminins et le discrédit que connaissent de nos jours de nombreuses théories produites par les érudits férus de craniologie à une époque où l’impérialisme européen connait son apogée.
Mots-clés : Bourdaret, Jeanne Bellonie, Chantre, Madame B., Ernest, Voyage, Empire ottoman, Craniologie
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