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393.Plus d’information
RésuméCet article porte sur une problématique théorique : les procédés de la brièveté en littérature. Partant de la distinction entre brièveté (notion qui relève du domaine de l'énonciation) et texte court (caractère dimensionnel de l'écriture), nous étudions ici l'oeuvre de l'écrivain argentin Andrés Rivera (Buenos Aires, 1928-2016), maître de l'énonciation réticente dans la littérature argentine contemporaine. Néanmoins, le réel historique des XIXe et XXe siècles est la matière préférée de sa fiction narrative. Notre attention s'est portée sur les procédés mis en oeuvre pour dérouter l'organisation narrative et le rythme phrastique. Dans une prose composée par des phrases qui deviennent de plus en plus longues, dans des textes de plus en plus courts, la discontinuité instaure une dynamique de la brièveté lisible dans un rythme narratif scandé par les blancs, les ellipses et les figures de répétition.
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395.Plus d’information
RésuméCet article part de l'hypothèse que la biographie d'écrivain, par l'inventivité de son écriture qui favorise le déploiement des potentialités du rapport à l'autre, représente une forme singulière du récit de filiation. À l'appui, quelque cinq biofictions, retenues ici pour illustrer trois procès distincts – médiatisation, appropriation, tension – décelables à la plus ou moins grande distance qui marque la relation entre le biographe et son biographé. Affaire d'énonciation plus que d'énoncé, la biographie relève d'un protocole discursif qui exige la représentation de cette relation. Un inventaire de procédés vient soutenir cette affirmation en même temps que mettre au jour les formes qui indexent le déni ou le désir de filiation.
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397.Plus d’information
Mots-clés : Quotidian, Quotidien, Francophone literature, Littérature contemporaine, Contemporary literature, Littérature francophone
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398.Plus d’information
Il s’agira dans cet article de proposer une analyse croisée de la correspondance de l’écrivaine franco-canadienne Marie Cardinal (1928-2001) et du roman La clé sur la porte (1972) en lien avec la thématique du « discours des tricots ». En croisant les outils critiques du genre (gender) et de la génétique littéraire, je montrerai en quoi la prise en charge par l’autrice d’un discours tabou, marginal et banal, teinte son processus créatif d’une dimension subversive forte. Ainsi, nous comprendrons comment ce choix poétique engage Cardinal dans une démarche de mise à distance de soi d’une part, et d’autre part, vis-à-vis des enjeux de réception, de quelle manière ce discours implique une déconstruction globale du féminin et de la littérature dite féminine.
Mots-clés : Cardinal, Cardinal, Marie, Marie, Ecritures du quotidien, Writing the everyday, Text genetics, Génétique littéraire, Francophone literatures, Littératures francophones, Gender studies, Etudes de genre, Feminist studies, Etudes féministes
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399.Plus d’information
Au cours des quinze dernières années, soit depuis la publication du recueil collectif Aimititau ! Parlons-nous ! dirigé par Laure Morali, ont vu le jour plusieurs projets littéraires et artistiques fondés sur un dialogue entre Autochtones et allochtones. Parmi ces projets on compte : « Suite d'automne (correspondance) » et Uashtessiu Lumière d'automne de Rita Mestokosho et Jean Désy (2011), Nous sommes tous des sauvages de Joséphine Bacon et José Acquelin (2013), Kuei, je te salue. Conversation sur le racisme de Deni Ellis Béchard et Natasha Kanapé Fontaine (dont une nouvelle édition augmentée est parue en 2020), et plusieurs autres ouvrages qui, tel que Shuni de Naomi Fontaine (2019), sans mettre en scène le dialogue, reposent sur un échange avec des destinataires plus ou moins implicites. Cet article vise à étudier et à comparer, dans ces textes et recueils collectifs, la manière dont, au-delà des intentions exprimées, la parole est donnée ou attribuée aux sujets autochtones, ou alors cédée ou simplement… reçue. En considérant les oeuvres les unes par rapport aux autres, et en circulant entre les questions d'élocution et de délocution, mais aussi liées au plurilinguisme et à la pensée circulaire, et sans jamais oublier que ces oeuvres sont publiées en tout ou en très grande partie dans la langue coloniale qu'est le français, l'article s'interroge sur la façon dont s'y orchestre le discours et se demande si ces textes participent à un processus de décolonisation de la parole ou s'ils n'ont pour effet, parfois ou en partie, de manière parfois inconsciente, de perpétuer la distribution colonialiste du discours ?
Mots-clés : dialogue, littérature autochtone, discours, énonciation, décolonisation, dialogues, Indigenous literature, discourse, enunciation, decolonization
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L'attitude que Sōseki a définie comme étant fondamentale à l'écriture du shaseibun est ce que Freud nomme « humour ». Par ailleurs, l'humour en tant qu'un « sens du monde » devrait être distingué du carnavalesque selon Bakhtin. Pour Freud, la plaisanterie, en tant qu'une « contribution au comique au moyen de l'inconscient », doit être différenciée de l'humour, « la contribution faite par le comique par l'intermédiaire du surmoi ». Pour moi l'humour peut entretenir quelque rapport à la psychose et le shaseibun de Sōseki peut être lié à une sorte de souffrance qui ne peut facilement guérir à l'aide de plaisanteries ou de la catharsis tragique. Ce n'est pas la souffrance de la névrose, mais de la psychose. C'est la souffrance de la personne moderne. Et pourtant elle ne peut être totalement racontée dans le style du roman moderne. Selon les normes de la littérature moderne, les longs romans de Sōseki sont des échecs. Et pourtant, il n'y a aucune raison pour nous de voir les romans de Sōseki comme des échecs. Ils ont constitué, bien plutôt, la lutte de Sōseki contre le type de fiction par laquelle la littérature moderne cherchait à résoudre et à trouver la synthèse pour de tels dérapages.