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992.Plus d’information
RésuméDepuis son arrivée au Québec en 1989, Ying Chen a publié cinq romans. Cependant, peu de critiques se sont intéressés à cette oeuvre jusqu'à ce jour. Mettant en évidence plusieurs points d'ancrage significatifs pour qui s'intéresse à l'analyse sociocritique, cet article propose une relecture de son premier roman (La mémoire de l'eau, 1992). Nous observerons notamment de quelle façon la mise en texte est perméable à des bribes du discours social et historique, et par quels moyens stylistiques l'écrivaine parvient à communiquer sa propre vision du monde au lecteur.
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993.Plus d’information
RésuméNé à Saint-Pétersbourg d'un père français et d'une mère russe, André Beucler, dès son entrée dans la vie littéraire parisienne, au début des années vingt, a participé à la promotion de la littérature et de la culture slaves en France. Proche des écrivains les plus représentatifs de cette identité franco-russe, Joseph Kessel ou Emmanuel Bove, c'est presque « naturellement » que l'influence des romanciers russes s'est exercée sur son imaginaire mais de façon très consciente aussi puisque Beucler a analysé les oeuvres de ses prédécesseurs comme dans cet essai inédit, « Dostoïevski et l'homme idéal », où se dessinent les tendances de sa propre poétique. La réception critique du Mauvais sort montre ainsi que le récit a bien été lu dans l'éclairage des figures phares, Oblomov et L'idiot, tant sur le plan du caractère des personnages que sur celui de leur philosophie existentielle. Toutefois, Philippe Bohême, l'« anti-héros » de Beucler, s'il se rattache à un type déjà connu, n'en annonce pas moins les réussites les plus spectaculaires dans ce registre complexe, le Roquentin de Sartre ou le Meursault de Camus, emblèmes d'un nouveau « mal du siècle », entre aboulie et pulsion meurtrière.
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994.Plus d’information
RésuméL'article propose une étude des mécanismes textuels de l'ironie dans Une saison dans la vie d'Emmanuel, roman de l'auteure québécoise Marie-Claire Blais (1965) et dans le recueil de nouvelles Noirs paradis de sa consoeur finlandaise Rosa Liksom (1989). L'écriture ironique a recours à deux procédés linguistiques : sémantique (antiphrase, antonymie, isotopie, polysémie) qui tire son essence du cotexte, et pragmatique (pacte de lecture, polyphonie, significations implicites) qui est dépendant du contexte. C'est surtout la dimension pragmatique de l'ironie qui fait que l'humour noir se mute en rire jaune, prenant pour cible les préjugés que partage le lecteur. L'omniprésence de l'absurde transforme les récits du sérieux au comique et le rire peu « politiquement correct » fait que le comique, parallèlement, devient critique.
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995.
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996.Plus d’information
Mots-clés : Anne Guilbault, Pas de deux, James Joyce, Le livre jamais lu, Ulysse, Andrée Christensen, Littérature franco-ontarienne, Julien Blanc, Écrivains méconnus, BD, Sébastien Gnaedig, Futuropolis, La Mèche, Laurent Lussier, Éric Mathieu, Margaret Atwood, Katie Paterson, Future Library 2014-2114, Bibliothèque du futur, C’est le cœur qui lâche en dernier, La servante écarlate, Alias Grace, Hervé Bel, Renaud Longchamps, Babelle, Pierre Guyotat, Éden, André Loiselet, Le mal des anges, Siddhartha Mukherjee, Il était une fois le gène, Andrea Dworkin, Féminisme, La Scouine, Albert Laberge, Anti-terroir, Gabriel Marcoux-Chabot, Sophie Gagnon-Bergeron, François Ouellet, Prix Hommage SILQ, Poésie, Poésie franco-ontarienne, Raphaël Arteau McNeil, Metka Zupančič, Louise Erdrich, Hans-Jürgen Greif, Michel Pleau, Guylaine Massoutre, Littérature québécoise
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998.
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999.Plus d’information
Dans cet article, l'auteure aborde la question de la traduction du point de vue de l'écrivaine dont les oeuvres ont été traduites. Selon Brossard, être traduit suppose une transformation, un devenir autre dans l'autre langue. Elle analyse donc cette pratique – dialogique – de la traduction selon la double perspective du travail solitaire du traducteur en tant que lecteur et des récepteurs. La traduction, en effet, est facteur de circulation, de rencontres, d'échanges mais aussi invitation à revisiter sa propre langue, ses origines et son devenir. Ainsi, la traduction est une production (de sens) qui exige une responsabilité de juste mesure devant la possibilité d'entrer dans l'intimité de l'oeuvre ou de s'en éloigner. Différentes approches sont alors proposées : celle du sens tel quel, l'approche de l'identitaire (du sens recherché), la ludique permissive (du sens ubique) et l'interactive responsable / interactive libre (du sens réinventé). Ce dialogue, cette interaction qu'est la traduction, ouvre à la possibilité d'une ré/écriture. Le texte traduit est donc un espace de transformation, de rencontres et d'invitation au rêve.
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1000.