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  1. 1461.

    Article publié dans Cahiers franco-canadiens de l'Ouest (savante, fonds Érudit)

    Volume 30, Numéro 1, 2018

    Année de diffusion : 2018

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    Cet article a pour objectif de réfléchir à la manière dont l'identité des francophones est représentée dans trois pièces fransaskoises, soit De blé d'inde et de pissenlits de Lorraine Archambault, Il était une fois Delmas, Sask… mais pas deux fois! d'André Roy et Elephant Wake de Joey Tremblay. Je présente une analyse des discours qui s'en dégagent à l'aide des concepts de chercheurs et de chercheuses qui abordent la réalité des francophones en milieu minoritaire du point de vue sociologique ou culturel (Monica Heller, Normand Labrie, Joseph Yvon Thériault et François Paré), ou encore, qui s'intéressent au contexte de production et de réception des oeuvres fransaskoises en étudiant les stratégies d'inclusion et de résistance qui s'y trouvent (Marie-Diane Clarke, Nicole Côté, Deborah Cottreau, Louise Ladouceur, Shavaun Liss, Jane Moss, Ian C. Nelson et Nicole Nolette). Après avoir présenté les différences entre des oeuvres à vocation communautaire et artistique, l'article se termine en prenant position en faveur des accommodements occasionnels tels que des surtitres dans la sphère du théâtre francophone dans l'Ouest canadien, car ce genre de stratégie s'avère essentielle pour la survie et l'épanouissement de cette forme d'art minoritaire qui permet aux Fransaskois (de souche ou d'adoption) d'affirmer leur identité sur la scène.

  2. 1462.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 64, Numéro 2, 2019

    Année de diffusion : 2020

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    Le regard cru, intemporel et dénué d'orientalisme que porte sur la société cairote l'écrivain égyptien d'expression française Albert Cossery, unique dans la littérature arabe, lui a valu une appréciation unanime en France. Or, la réception d'oeuvres de Cossery récemment publiées aux États-Unis révèle un écart culturel de part et d'autre de l'Atlantique, à l'égard de la critique comme de l'analyse littéraire : du côté anglo-saxon, on tend à envisager l'oeuvre sous une perspective postcoloniale et politiquement actuelle, alors que du côté français prévaut une approche davantage individuelle et historicisée, comme en témoigne l'intérêt que suscite en France la génétique littéraire. La traduction des passages susceptibles de heurter dans l'oeuvre cossérienne pose ainsi le problème de la fidélité à la voix de l'auteur, laquelle, décontextualisée et mise à distance de l'histoire personnelle de l'écrivain, résonne différemment. Les traductrices américaines, qui se sont dites sensibles à sa vision et touchées par ses personnages, ont néanmoins effectué dans ces passages problématiques des lissages à portée morale pour tenter de résoudre la tension entre adéquation au texte original et acceptabilité sociale de la traduction, telle qu'elle est définie par Gideon Toury (1995/2004).

    Mots-clés : littérature égyptienne, traduction littéraire, postcolonialisme, censure, génétique littéraire, Egyptian literature, literary translation, postcolonialism, censorship, literary genetics, literatura egipcia, traducción literaria, post-colonialismo, censura, genética literaria

  3. 1463.

    Godin, Oliver, Caron-Ottavi, Apolline, Roy, André, Grugeau, Gérard, Falardeau, Éric, Gobert, Céline, Dequen, Bruno, Elawani, Ralph, Fonfrède, Julien et Baron, Elijah

    Focus

    Article publié dans 24 images (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 190, 2019

    Année de diffusion : 2019

  4. 1464.

    Article publié dans Cahiers de recherche sociologique (savante, fonds Érudit)

    Numéro 59-60, 2015-2016

    Année de diffusion : 2016

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    La multiplication des usagers et usagères des smart drugs sur les campus universitaires, des go-pills dans l'armée ou encore des coast-to-coast chez les camionneurs de longue distance invite à revisiter la légitimité croissante des « usages adaptatifs » des psychostimulants par le biais d'une relecture des catégories traditionnelles avec lesquelles fonctionnalistes et interactionnistes ont tenté de saisir les modes légitimes d'adaptation et d'inadaptation sociale. Suffit-il de mobiliser des catégories de la déviance « par excès » d'intégration telles que la surobéissance ou encore par « hyper-responsabilité » ? Devrait-on naturaliser le recours de plus en plus fréquent à des oxymorons mi-sociologiques mi-éthiques pour saisir des pratiques de plus en plus répandues mais dont la légitimité pose problème tels que l'« innovation conformiste », ou encore la pratique du « bon dopage » ? En nous appuyant sur la cas de figure des consommateurs de smart drugs et mobilisant les concepts de pharmaceuticalisation et de biosocialité, nous chercherons à dégager un certain nombre de traits sociologiques de la figure idéal-typique de l'insider (à la fois « initié », consommateur avant-gardiste, individu hypersocialisé, innovateur responsable, etc.) qui se veut en principe l'image inversée du célèbre outsider d'Howard Becker.

    Mots-clés : Insiders, smart drugs, pharmaceuticalisation, déviance, psychostimulants, biosocialité, Insiders, smart drugs, pharmaceuticalization, deviance, psychostimulants, bio-sociality, Insiders, Smart drugs, farmaceuticalización, desvío, psicoestimulantes, bio- sociabilidad

  5. 1465.

    Autre publié dans Études littéraires africaines (savante, fonds Érudit)

    Numéro 46, 2018

    Année de diffusion : 2019

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    Cet entretien avec Boubacar Boris Diop porte sur la littérature en langue wolof et sur les enjeux du recours à cette langue au Sénégal, en particulier dans le milieu de l'édition. L'auteur revient sur la prise de conscience qui a suivi son voyage au Rwanda et sur sa décision d'écrire et de publier dans sa langue maternelle. Il retrace l'histoire de la littérature en langue wolof, et parle des défis que le Sénégal devra relever afin de promouvoir l'enseignement et l'écriture en langues nationales. Il évoque au passage aussi le marché de l'édition au Sénégal, la place de la langue française dans l'enseignement, la question de la langue d'écriture des écrivains africains et les objections concernant l'écriture et la scolarisation en langues nationales.

  6. 1466.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 48, Numéro 2, 2016

    Année de diffusion : 2016

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    Le site éditeur Raconter la vie a constitué en deux ans d'existence une collection de six cents récits. L'abondance narrative ainsi suscitée déploie une mosaïque faite des fragments de vies multiples qui peut se prêter au regard sociologique au gré des angles de vue décelant tel ou tel motif ou thème. On peut encore s'essayer à identifier des types de récits : témoignage, récit de vie sociale ou même performance artistique. On a choisi, par l'enquête, de rencontrer quelques protagonistes de cette scène numérique, à commencer par la web éditrice pivot du site, ses collaborateurs, dits éditeurs communautaires, et les auteurs. L'intention était de situer la production de ces récits et leur proposition à l'édition numérique au regard des pratiques d'écriture et de lecture de leurs auteurs, prenant acte d'une culture de l'écrit, voire d'une culture littéraire en référence. Les auteurs évoquent des pratiques variées des carnets personnels à l'expérience d'ateliers d'écriture, en passant par les écrits professionnels. Beaucoup sont habiles à utiliser les ressources du numérique, blog, réseaux, plateforme. L'ombre d'une maison d'édition traditionnelle prestigieuse, l'engagement d'un professeur au collège de France, la compétence éditoriale — double lecture des textes, aide à la mise en forme technique — servent un désir latent de publication largement partagé par les auteurs. De quoi, pour ces derniers, se concevoir comme auteurs amateurs et caresser l'espoir d'une reconnaissance d'écrivain. À défaut d'impulser un impossible parlement des invisibles, le site éditeur préserve la forme narrative en même temps qu'il promeut une figure d'auteur amateur. Il pourrait s'apparenter à un atelier d'écriture grand format aux prismes du numérique ; on y est privé d'une sociabilité de lectures partagées mais autorisé aux jeux d'identités multiples, celles de ces personnages et auteurs appelés à raconter le roman vrai de la société et si fort en quête d'éditeurs.

    Mots-clés : pratiques d'écriture et de lecture, culture de l'écrit, auteur amateur, sociabilités d'écriture, writing and reading practices, culture of writing, amateur writer, sociability of writing, prácticas de escritura y de lectura, cultura escrita, autor aficionado, socialización de la escritura

  7. 1467.

    Note publié dans Revue de l'Université de Moncton (savante, fonds Érudit)

    Volume 46, Numéro 1-2, 2015

    Année de diffusion : 2017

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    De tous temps, les humains ont manifesté à l'égard des enfants une double attitude, en apparence contradictoire : le besoin de les protéger pour conserver à travers eux une bribe d'immortalité; et le besoin de s'en protéger car les enfants sont une menace puisque, comme le dit l'adage, ils nous enterront tous. Les cultures humaines ont toutes vécu avec cette double conception qui leur a inspiré des mouvements divers mais le deuxième terme de la contradiction l'a toujours emporté. Le besoin de mettre les enfants à distance, de les contrôler, même au prix de la violence, a dominé pendant des siècles jusqu'au moment où a émergé, non sans mal, l'idée que les enfants avaient des droits et que ces droits devaient être protégés par des textes, au même titre que les droits de l'homme dont ils sont issus. Mais ce chemin sera encore long.

    Mots-clés : Droits de l'enfant, Jean-Jacques Rousseau, Janusz Korczak, Convention internationale des droits de l'enfant, Violence, Rights of the child, Jean-Jacques Rousseau, Janusz Korczak, UN Convention on the Rights of the Child, Violence

  8. 1468.

    Article publié dans Revue générale de droit (savante, fonds Érudit)

    Volume 22, Numéro 3, 1991

    Année de diffusion : 2019

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    Peut-on engager sa responsabilité criminelle suite à sa présence physique dans un endroit particulier ? Le présent texte répond à cette question en analysant les éléments essentiels à la commission réelle d'une infraction ou à la participation secondaire à une infraction commise par une autre personne.Le but de cet article consiste à démontrer que la présence en soi n'équivaut jamais à l'élément matériel des crimes prévus au Code criminel. Par contre, on y étudie aussi les conditions permettant de conclure que la présence dans un lieu peut correspondre aux modes de participation criminelle définis aux articles 21(1)b) ou 21(1)c) C.cr.

  9. 1469.

    Article publié dans Cygne noir (savante, fonds Érudit)

    Numéro 8, 2020

    Année de diffusion : 2021

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    L'oeuvre littéraire de l'écrivain et peintre français Pierre Klossowski (1905-2001) présente d'importantes récurrences sur le plan thématique. Le bain de Diane (1956), Les lois de l'hospitalité (1965) et La monnaie vivante (1970) forment le corpus ici à l'étude. C'est au personnage de Diane/Roberte que nous nous intéressons plus particulièrement, en tant qu'elle est le « signe unique » et le symbole organisateur de la scène fantasmatique dans l'oeuvre littéraire klossowskienne. Nous profitons de la parution récente de feuillets inédits de l'écrivain rassemblés sous le titre Du signe unique (2018) pour revisiter sa pensée et tâcher de cerner les propriétés singulières de ce « signe unique », de même que le rôle que tient celui-ci dans l'économie du fantasme klossowskien. C'est aux aspects proprement sémiotiques de cette oeuvre que nous voudrions accorder une attention particulière. La mise en rapport des propriétés singulières du signe unique klossowskien avec l'utopie de la monnaie vivante envisagée par l'écrivain en 1970 nous fournit l'occasion d'interroger le signe du point de vue de la valeur et des moeurs pour repenser à nouveaux frais la fameuse loi d'hospitalité formulée par Klossowski en 1956. En nous intéressant à la notion de signe dans la pensée klossowskienne, nous pensons contribuer à une mise en rapport productive entre les écrits « fictionnels » et les écrits « notionnels » de l'écrivain, dont la connexion n'est pas toujours aisée.

  10. 1470.

    Article publié dans RACAR : Revue d'art canadienne (savante, fonds Érudit)

    Volume 38, Numéro 1, 2013

    Année de diffusion : 2020