Documents repérés
-
1331.
-
1332.
-
1333.Plus d’information
Plus que la conséquence de circonstances exceptionnelles et imprévisibles, la «crise » migratoire européenne fut le résultat d’un manque de prise en considération des réalités du monde contemporain et d’un manque de solidarité entre les États membres de l’Union européenne. À court terme, le rôle des juridictions dans la sauvegarde des droits fondamentaux des migrants demeure primordial. Si la Cour de justice de l’Union européenne accomplit, pour l’essentiel, cette mission dans le cadre de la dimension interne des politiques migratoires, elle se situe encore à la marge, voire hors jeu, pour la dimension externe de ces politiques. À long terme, une prise de conscience collective de la permanence des phénomènes migratoires dans la durée est nécessaire pour structurer les politiques d’accueil et d’intégration. Au plan multilatéral, le projet de Pacte mondial sur la migration pourrait inspirer des modes diversifiés de la gestion collective des politiques migratoires qui placent les droits de l’homme des migrants au coeur de leurs préoccupations. Encore convient-il que cette construction d’un droit souple évolue vers la reconnaissance d’obligations internationales, que les juridictions veillent au respect des droits et obligations de tous pour tous, et que les migrants eux-mêmes soient encouragés à faire entendre leur voix.
-
1334.Plus d’information
Par rapport à un «modèle grégorien» qui verrait la réforme de l’Église être promue par la papauté avec le soutien des monastères, le Val de Loire représente un cas original au XIe siècle. En effet, si la crise de l’Église y est réelle, une première restauration à la fois temporelle, liturgique, intellectuelle et monastique est conduite sous l’égide du prince et de l’évêque. Il convient donc de distinguer la façon dont les réformateurs grégoriens ont interprété les maux du temps et ce qui relève concrètement des limites et des dysfonctionnements propres au système ecclésial post-carolingien. Forte du prestige de Pierre et en réponse à des appels locaux spécifiques, la papauté est amenée à prendre le relais des initiatives princières, trop souvent conjoncturelles sur le plan réformateur. De façon pragmatique, elle sait puiser dans les forces vives du milieu régional — notamment cathédrales —, fidéliser le corps épiscopal et susciter une immédiateté du lien avec les Églises locales, tout en acceptant les distinctions nécessaires (spirituel, temporel et péché) aux compromis avec les pouvoirs séculiers, donc au triomphe des idées réformatrices dans les années 1100.
-
-
1337.Plus d’information
Günter Grass, grand écrivain et créateur allemand contemporain, épouvanté par telle sinistre idéologie, dont il vit, enfant puis adolescent, les ravages, a tenté, par le choc violent et intelligent de ses œuvres, de débrider des plaies dont son pays se meurt, faute d'avoir osé savoir. Pour atteindre et soigner un inconscient collectif qui fut perturbé à l'extrême, des culpabilités refoulées à des profondeurs inimaginables, Grass fait appel à la partie demeurée positive, non destructrice, de l'âme profonde, conservée par les mythologies ; croyances religieuses, contes, légendes, servent d'appât prodigieux pour ses lecteurs ; et l'inspirent lui-même en tant que créateur puissant, conscient qu'un passé récent et terrible annonce, comme toujours, la fin des civilisations.
-
-
1339.Plus d’information
Résumé« Mais ils ont si peu de besoins »Les Inuit de la baie d'Ungava et la traite à Fort Chimo (1830-1843)À l'aide de données d'archives fragmentaires et de sources publiées, nous décrivons et analysons l'avènement, l'établissement et le développement des relations de traite entre les Inuit de la baie d'Ungava et la Compagnie de la Baie d'Hudson au comptoir de Fort Chimo, de 1830 à 1843, en tentant principalement de découvrir les modalités et les effets de la participation des Inuit à la traite. Cet épisode se situe dans le prolongement de relations de traite avec les établissements moraves de la côte septentrionale du Labrador, auxquelles cependant il ne met pas fin. Il fait appel à la participation d'engagés, de domiciliés et de visiteurs saisonniers (environ 250), originaires essentiellement de la rive occidentale de la baie d'Ungava. Il donne lieu à l'échange irrégulier d'une quantité et d'une variété limitées de produits, surtout par des intermédiaires inuit. Il entraîne une série d'effets : spécialisation d'un groupe et de certains individus dans la traite, modification partielle des rapports interethniques, épidémies, famines, déplacements de population, etc. Dans ce processus, la plupart des Inuit gardent intact leur mode de production et restent indépendants des Européens.
-
1340.