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15.Plus d’information
Cet article propose un survol de la littérature consacrée aux compositrices du Québec au cours du vingtième siècle. Le coup d'envoi des recherches sur leurs réalisations en musique de concert a eu lieu en grande partie dans la foulée de l'Année internationale des femmes en 1975, moment charnière où elles ont pris la parole pour revendiquer leur présence légitime dans le milieu de la création artistique, littéraire et musicale. Se dessine ainsi un avant et un après 1975 que met en évidence l'inventaire non exhaustif des concerts, critiques et travaux de recherche présenté en annexe.
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16.Plus d’information
RésuméLes carrières couronnées de succès des compositrices Jean Coulthard, Barbara Pentland et Violet Archer couvrent une grande partie du xxe siècle, à partir des années 1930. Embrasser une carrière en composition à cette époque-là comportait de nombreux défis : en tant que Canadiennes de l'Ouest, ces compositrices ont dû établir leur crédibilité with a public who could not be counted upon to recognize the worth of their work due to sexist bias tout en combattant le préjugé selon lequel être compris d'un vaste public démontre automatiquement un déficit de créativité. C'était particulièrement problématique pour des femmes, car elles devaient se maintenir au centre de l'avant-garde, plutôt que dans les franges expérimentales ou conservatrices, afin d'obtenir une certaine reconnaissance. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la pression du modernisme s'est accrue, en partie à cause de l'élaboration, par le gouvernement américain occupant l'Allemagne, d'un nouveau scénario visant à établir une tradition expérimentale américaine afin de contrer le stéréotype de l'Américain mal dégrossi.
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17.Plus d’information
Le courant néoclassique est largement répandu au Canada durant les décennies 1940 et 1950, et notamment au Québec. Selon l'historien George Proctor, il s'agirait d'une voie médiane entre un conservatisme trop appuyé et le modernisme « extrême » de la seconde École de Vienne. Les origines européennes du courant néoclassique sont d'abord rappelées, de même que les principales caractéristiques musicales qui y sont associées, sur lesquelles il n'y a cependant pas de réel consensus. La programmation des orchestres montréalais ainsi que des coupures de presse de l'époque permettent de retenir quelques moments-clés attestant la pénétration du courant néoclassique au Québec. L'auteur met en valeur l'influence d'Igor Stravinski, chef de file du mouvement à compter du milieu des années 1920, qui a visité trois fois Montréal entre 1937 et 1946, de même que celle de la pédagogue Nadia Boulanger. En effet, celle-ci fait la promotion des oeuvres de Stravinski auprès de ses élèves, parmi lesquels figurent, à partir des années 1940, plusieurs compositeurs canadiens-français. D'autres grands noms rattachés à l'école moderniste française, tels Ravel et Poulenc, tout comme la musique et les écrits théoriques de l'Allemand Paul Hindemith, ont aussi eu un certain retentissement au Québec. En témoigne le compositeur Jean Vallerand (1915-1994) dans ses chroniques musicales. Le néoclassicisme est porté au Québec en premier lieu par Jean Papineau-Couture (1916-2000), mais aussi par Maurice Blackburn (1914-1988). Enfin, la qualité de plusieurs oeuvres composées durant et après la Seconde Guerre mondiale, tant au Québec qu'ailleurs dans le monde, incite à remettre en question les connotations péjoratives de l'étiquette « néoclassique », souvent réduite à des clichés, par exemple le recours au pastiche. Ce jugement sévère sera notamment le fait, chez les compositeurs de la génération suivante, des tenants d'un avant-gardisme affirmé. Un regard plus large permet aujourd'hui de reconnaître l'importance du courant dans l'ensemble de la production des compositeurs canadiens.
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