Documents repérés
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101.Plus d’information
L'auteur publie onze monnaies inédites ou rares de la dynastie des Abû-Dawûdides (ou Bânïjurides) qui domina le Khurasan dans le dernier tiers du ше siècle de l'hégire. Les monnaies permettent d'assurer certains points restés jusqu'ici obscurs, de généalogie de ces princes et de chronologie de leur règne.
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102.Plus d’information
A la suite de sa publication dans la R.N. de 1969 d'un dirham de Sunqur, sultan mamelouk rebelle de Damas en 679 de l'Hégire, l'Auteur publie un fals (métrologiquement un demi-fals) de ce sultan, et montre que, pendant son sultanat éphémère, ce sultan fit battre régulièrement monnaie.
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103.Plus d’information
Après avoir retracé les grandes lignes de l'histoire monétaire de l'État pontifical aux ixe-xne siècles, ГА. étudie les conditions dans lesquelles l'atelier romain, sous l'impulsion du Sénat, a repris son activité vers 1180 après une interruption de deux siècles. Après bien des vicissitudes, c'était alors le denier de Provins qui dominait le marché local des changes. En choisissant de frapper son propre denier au même type que le provinois (type dit « au peigne ») mais avec un contenu métallique légèrement inférieur, l'officine sénatoriale a assuré l'éviction progressive du « bon » denier de Provins au profit de ses émissions dans le cours des années 1210. C'est l'examen des mécanismes de cette éviction qui forme l'objet du présent article. En conjugant l'étude des spécimens monétaires et celle des textes — en particulier d'un mandement d'Innocent III de 1208 dont l'importance était jusqu'à présent passée inaperçue — , on peut ainsi analyser avec quelque détail les conditions dans lesquelles s'est vérifiée, pour la première fois au Moyen Age, à notre connaissance, la célèbre loi dite de Gresham.
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104.Plus d’information
Les florins de Bretagne bien connus sous diverses fausses appellations sont traditionnellement partagés entre Jean IV (1345-1365-1399) et Jean V (1399-1442) ; en fait, ils ne furent frappés que par ce dernier ; on en connaît de deux émissions et de trois ateliers : Nantes, Rennes et Vannes. Le Double-florin, non retrouvé, est une imitation du Double d'or du Dauphin, ce qui permet la datation du premier monnayage d'or des ducs de Bretagne : 1420-1424. Celui-ci est ainsi replacé dans son véritable contexte historique et économique, et l'on peut tenter de comprendre la politique monétaire du duc Jean V.
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105.Plus d’information
L'Auteur identifie la race du cheval monté par Jean VIII Paléologue, au revers de cette œuvre de Pisanello, qui est considérée comme la plus ancienne médaille coulée de la Renaissance italienne. Cela lui permet d'en préciser la date de réalisation et d'en éclairer la signification.
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107.Plus d’information
Publication de 677 monnaies indiennes à poinçons multiples d'un trésor trouvé en 1970 à Aï Khanoum, ville hellénistique de la Bactriane (Afghanistan septentrional). Ces monnaies sont des émissions de l'empire maurya (fin IVe-début IIe siècle av. J.-C). La majorité d'entre elles sortent de l'atelier de Taxila (Inde du Nord-Ouest). Elles étaient faites d'un alliage d'argent à forte teneur de cuivre. La comparaison avec un trésor trouvé à Taxila en 1912 permet d'évaluer la perte de poids qu'elles ont subie du fait d'une décupriflcation intense du métal et de rétablir leur poids véritable. Leur métrologie s'avère alors analogue à celles du trésor de Taxila 1912. La composition du trésor d'Aï Khanoum, très semblable à celle d'un autre trésor provenant également de Taxila et conservé à l'université de Bénarès, prouve qu'il fut amassé dans la capitale du Gandhara et apporté en bloc en Bactriane. Les 6 monnaies indo-grecques d'Agatocle à types inédits qui étaient jointes aux monnaies indiennes à poinçons multiples feront l'objet d'un second article dans le prochain volume de la Revue Numismatique.
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108.Plus d’information
L'article est consacré à un trésor monétaire trouvé en 1954 à Kertch (l'antique Panticapée). Il contient une drachme de Julia Domna, frappée à Gésarée de Cappadoce, ainsi que 78 antoniniani de Julia Maesa à Gallien. Ce trésor est très exceptionnel, puisque dans le Bosphore, seule la monnaie locale circulait et qu'on ne trouve presque jamais de monnaies romaines dans les villes antiques du Bosphore. C'est pourquoi on pense que ce trésor a été apporté à Panticapée par les Goths après l'expédition menée par les Barbares contre Pityonte et Trébizonde en 257.
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109.Plus d’information
L'intérêt de ce petit trésor de 298 pièces du nie siècle réside dans son lieu de découverte et sa composition. Il comprend, en effet, 76 imitations de Tétricus : on sait que celles-ci sont rares dans le midi de la France ; mais surtout 67 de ces pièces sont du même coin de revers (Hilaritas) et ne comportent que deux coins de droit. Ceci révèle un atelier proche du lieu delà découverte : jusqu'à ce jour il ne semblait pas que des imitations de Tétricus aient été frappées dans des régions aussi méridionales (sud du département de l' Ardèche).
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110.Plus d’information
La découverte fortuite on 1969 d'un petit trésor dans le sol d'une remise, nous ramène à l'époque troublée des luttes religieuses dont la Paix de Montpellier signée par Louis XIII marqua officiellement la fin. Composé de 13 pièces d'or, 105 d'argent et 261 de billon, échelonné du règne de Charles VIII à l'année 1620, cet ensemble comprenait des monnaies ayant cours légal, de nombreuses autres décriées depuis longtemps et certaines étrangères au royaume (38 seigneuriales et 3 d'autres nations). L'absence de pièces de cuivre indique qu'il s'agissait bien d'une thésaurisation, mais sans choix particulier. On retiendra spécialement l'écu d'or de Crémieu pour François Ier contremarque d'un signe inconnu, la date de 1576 sur un double sol parisis de Montpellier au nom de Charles IX, la croix du type С de Lafaurie sur les quarts d'écu de cet atelier pour Henri IV et enfin les demi-francs de Philippe Guillaume et de Maurice de Nassau, princes d'Orange. La valeur de compte de cet ensemble était à l'époque de 141 livres 4 sols 7 deniers.