EN :
This analysis focuses on two factors leading to changes in Canada’s religious composition—religious differences in fertility and immigration to Canada. I provide updated estimates for Jewish fertility in Canada and its subpopulations, including the first fertility estimates for secular Jews in Canada, those reporting Jewish ethnic origins but no religion. Secular Jews have much lower fertility than those reporting Jewish religion. I then examine how Jewish fertility compares to other religious groups in Canada. Between 2001 and 2021, Jewish fertility remained rather stable, while all other groups experienced considerable decline. Last, I examine how fertility varies within religious groups for those who are born in Canada, those who immigrate to Canada as children, and those who immigrate as adults. I find that for all religions (except those with no religion or “other religions”), the foreign-born who immigrated after age fifteen have, on average, higher fertility than native-born people of the same religion. This work provides important insights into the changing religious landscape in Canada and how Canadian Jews are remaining a stable but small subpopulation in a rapidly changing country.
FR :
Cette analyse porte sur deux facteurs expliquant l’évolution de la composition religieuse du Canada : les différences religieuses en matière de fécondité et l’immigration. Je présente des estimations récentes de la fécondité des personnes juives au Canada et de ses sous-populations, incluant les premières estimations pour les Juives laïques, c’est-à-dire celles qui se déclarent d’origine ethnique juive mais sans appartenance religieuse. La fécondité des Juives laïques est nettement inférieure à celle des personnes se déclarant de religion juive. J’examine ensuite comment la fécondité des Juives se compare à celle des autres groupes religieux au Canada. Entre 2001 et 2021, la fécondité des Juives est demeurée relativement stable, tandis que tous les autres groupes ont connu un déclin considérable. Enfin, j’analyse comment la fécondité change au sein de groupes religieux considérant les personnes nées au Canada, celles qui ont immigré au Canada durant leur enfance et celles qui ont immigré à l’âge adulte. Je constate que, pour toutes les religions (à l’exception des personnes sans religion ou appartenant à d’«autres religions»), les personnes nées à l’étranger et ayant immigré après l’âge de quinze ans ont, en moyenne, une fécondité plus élevée que les personnes nées au Canada et appartenant à la même religion. Cet ouvrage apporte un éclairage important sur l’évolution du paysage religieux au Canada et sur la façon dont la population juive canadienne demeure une sous-population stable mais restreinte dans un pays en pleine mutation.