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Ira Robinson : La tradition et la littérature juives
Jean-Marc Larouche et Guy Ménard
I. Traditions religieuses de l’Humanité
II. Textes sacrés et traditions religieuses anciennes
III. Nouvelles manifestations du religieux dans la culture
IV. Religion, pratiques sociales et productions culturelles

La tradition et la littérature juives

Ira Robinson

De manière générale, l’étude académique de la tradition et de la littérature juives, au Québec, s’est développée exactement comme elle l’a fait dans le reste de l’Amérique du Nord (Ritterband et Wechsler, 1994). La plupart des institutions académiques nord-américaines, au XIXe siècle et au début du XXe, étaient encore d’origine ou d’inspiration nettement chrétienne. Dans ces conditions, la tradition juive y était largement considérée comme un domaine d’étude d’importance secondaire, dont l’intérêt était presque uniquement lié à la contribution qu’elle pouvait offrir à une compréhension de l’«  Ancien  » et du «  Nouveau  » Testament. À quelques exceptions près, on constate donc une marginalisation historique des études juives dans ces institutions. En fait, la poursuite d’études juives autonomes, en dehors des institutions académiques juives (comme les séminaires rabbiniques), fut à toutes fins utiles absente jusque dans la seconde moitié du XXe siècle (Robinson, 1995, p. 1-2  ; Robinson, 2000, p. 178).

Il est toutefois intéressant de constater que l’une de ces exceptions se situait au Québec. En 1849, en effet, l’U. McGill (alors connue sous le nom de McGill College) avait invité le ministre de la synagogue montréalaise Shearith Israël, Abraham de Sola, comme «  professeur d’hébreu et de langues orientales  ». De Sola enseigna à McGill jusqu’à sa mort en 1882 (Brown, 1999, p. 104). Lui disparu, cependant, et jusqu’au début des années cinquante, on n’enseigna plus le judaïsme à McGill — ou ailleurs au Canada — d’une façon conséquente et indépendante des études sur le christianisme.

C’est l’U. du Manitoba qui, en 1950, inaugura le premier programme indépendant en études juives au Canada. Cette institution fut suivie, dans les années soixante et soixante-dix, par d’autres qui mirent également sur pied des programmes universitaires d’études juives  : en Ontario (U. de Toronto et U. York) et au Québec (U. McGill, U. Sir George Williams — devenue Concordia en 1975 — et U. de Montréal) (voir Menkis, 1998, p. 51-57). Au Canada, à l’heure actuelle, on trouve de tels programmes universitaires à Toronto (U. de Toronto, U. York), à Montréal (U. McGill, U. Concordia) et à Québec ( U. Laval1). Ces universités sont situées dans les villes qui accueillent les communautés juives les plus importantes du pays. On y trouve plusieurs professeurs qui enseignent et poursuivent des recherches dans le domaine des études juives. Dans d’autres universités, comme l’U. de Montréal, l’UQÀM, l’U. Queen’s, l’U. de la Colombie-Britannique, l’U. du Manitoba et et l’U. Wilfrid Laurier (Waterloo, Ontario), on peut aussi trouver des cours sur le judaïsme et des spécialistes de ce champ d’études, mais pas de programmes spécifiques en études juives (Brown, 1998)2.

L’étude de la tradition et de la littérature juives au Québec

L’enseignement de leur tradition aux jeunes de la communauté juive montréalaise a toujours fait partie intégrante de la vie de cette communauté (Corcos, 1997). Ce n’est cependant que dans les années soixante et soixante-dix que l’étude de la tradition juive a acquis, si l’on ose dire, ses lettres de noblesse universitaires, d’abord à l’U. McGill puis à Sir George Williams (Concordia) et, un peu plus tard, à l’U. de Montréal. L’U. McGill, en 1968, inaugurait un département indépendant d’études juives à la suite d’une agitation considérable de la part d’étudiants juifs et de professeurs, comme Ruth Wisse (Menkis, 1998, p. 55). Pour la fondation d’un tel programme, ce département a concentré ses efforts dans deux domaines  : les études en linguistique et en littérature du yiddish et de l’hébreu, d’une part, et d’autre part l’histoire de l’interprétation juive de la Bible hébraïque. Au plan linguistique et littéraire, les deux grandes langues juives — l’hébreu et le yiddish — se virent accorder une importance égale3. Une telle orientation est d’ailleurs devenue une caractéristique du département d’études juives de McGill par rapport aux programmes d’autres institutions qui, pour la plupart, ont surtout mis l’accent sur l’étude de l’hébreu, ne laissant au yiddish que la portion congrue4. De ce fait, McGill est devenue l’un des centres les plus réputés dans le monde pour les études yiddish. De même, McGill a joué un rôle de premier plan dans le développement des études juives est-européennes, notamment avec la contribution des professeurs Ruth Wisse (jusqu’au départ de celle-ci pour Harvard dans les années quatre-vingt-dix), Eugene Orenstein et Gershon Hundert, historien distingué du judaïsme d’Europe orientale.

L’interprétation juive de la Bible hébraïque s’est pour sa part surtout centrée sur l’étude des textes et commentaires anciens et médiévaux, respectivement à travers les travaux de Barry Levy et Lawrence Kaplan. Le département d’études juives de McGill offre une formation de 2e cycle (M.A.) dans ces deux vastes champs d’études qui ont distingué cette institution depuis des années.

À Sir George Williams, puis à l’U. Concordia, à partir de 1975, la situation des études juives s’est présentée d’une manière très différente, notamment en raison du fait que celles-ci ont été d’emblée intégrées au département des sciences de la religion (Department of Religion). La création d’une programme d’études juives y fut l’initiative du fondateur de ce département, Boyd Sinyard. Celui-ci voulut distinguer son département d’autres départements et facultés d’études religieuses nord-américains. À cette époque, presque tous ces départements et facultés subordonnaient à toutes fins utiles les études juives à la théologie chrétienne. Sinyard avait une vision fort différente des choses et ne souhaitait pas un département centré sur l’étude du christianisme. Il s’appliqua donc à y mettre au point une forte concentration en études juives. En 1970 était ainsi inauguré un programme de 1er cycle dans cette discipline (Menkis, 1998, p. 55). Ce programme se distinguait de celui de McGill par son accent sur la dimension proprement religieuse du judaïsme et de son histoire. Le judaïsme ancien y a été enseigné depuis plusieurs années par Jack Lightstone, le judaïsme médiéval par Ira Robinson, et le judaïsme moderne par Michael Oppenheim. De ce fait, l’étude des langues et de la littérature juives a toujours occupé à Concordia une place en quelque sorte plus ancillaire qu’à McGill. Concordia a en revanche développé un important champ de spécialisation en études juives contemporaines, plus particulièrement axé sur la communauté juive canadienne5 (avec Norman Ravvin) ainsi que sur les femmes et le judaïsme (avec Norma Joseph). Concordia a en outre été la première université canadienne à offrir un programme de maîtrise en études juives et à faire du judaïsme l’un des (deux) champs de spécialisation de son programme de doctorat.

Après diverses tentatives dans les années soixante (voir Menkis, 1998, p. 56-57), l’U. de Montréal créait, dans les années soixante-dix, une mineure en études juives, dirigée par Jean Ouellet (qui avait commencé sa carrière à Sir George Williams). Celui-ci demeura à la direction du programme jusqu’à sa fermeture, dans les années quatre-vingt, pour cause de restrictions budgétaires. Pendant quelques années, Montréal ne compta donc plus aucun programme francophone d’études juives. Un nouveau programme — en théologie, celui-là — fut inauguré dans les années quatre-vingt-dix sous les auspices du grand rabbinat séfarade du Québec, à la faculté de théologie de l’U. Laval. Ce programme est actuellement dirigé par le grand rabbin séfarade de Montréal, David Sabbah.

Principales recherches des trente dernières années

De fort nombreuses pistes de recherche ont été explorées depuis une trentaine d’années au Québec dans le domaine des études juives. On en rappellera ici les principales.

Signalons tout d’abord la tenue de plusieurs colloques universitaires dans le domaine, au fil des ans. C’est ainsi par exemple qu’en 1978, McGill en accueillait un sur le thème de la mystique juive (Dan et Talmage, 1982, p. 215-217). Les célébrations du 850e anniversaire de la naissance du Maïmonide donnèrent lieu à un vaste colloque organisé par les quatre universités montréalaises ainsi que par le Bibliothèque publique juive (Robinson, Kaplan et Bauer, 1990). En 1989, c’était au tour de Concordia d’accueillir un colloque consacré aux méthodologies des sciences sociales appliquées à l’étude du judaïsme (Fishbane et Lightstone, 1990). L’histoire des juifs montréalais et de leurs relations avec la population canadienne française fournit pour sa part la matière de trois colloques entre 1988 et 2000 (Robinson, Butovsky et Anctil, 1990  ; Robinson et Butovsky, 1995  ; Anctil, Robinson et Bouchard, 2000). Montréal a également été l’hôte d’autres rencontres scientifiques portant sur divers thèmes  : le judaïsme et les sciences (Rabkin et Robinson, 1994), les juifs portugais (Da Silva, Myre et Pinto, 1998) et les développements les plus récents dans le domaine des études juives (Hundert, 1999). En 1990, la Bibliothèque publique juive organisait une grande exposition sur le thème du judaïsme et des sciences (Levy, 1990).

Dans le domaine de l’interprétation juive de la Bible, on doit à Barry Levy une importante étude sur le Targum Neophyti, une interprétation ancienne de la Thora (Levy, 1986). Ce livre a beaucoup contribué à la recherche dans le domaine des études targoumiques, apportant notamment d’importants éclairages sur la compréhension du texte biblique à travers l’aggada rabbinique.

Jack Lightstone, également spécialiste du judaïsme ancien, a à son actif de nombreuses productions de recherche dans le domaine (Lightstone, 1984, 1988, 1994). Il s’est en particulier intéressé à l’étude des structures et de la rhétorique dans les écrits des anciens rabbins (singulièrement dans la Mishna et la Guemara).

La pensée juive médiévale est pour sa part depuis longtemps l’objet privilégié des recherches de Ira Robinson, qui a notamment publié une traduction critique ainsi qu’une étude consacrée à l’oeuvre du cabaliste Moise Cordovero (Robinson, 1994). Cette traduction a rendu accessible en anglais un pan considérable de la pensée cabalistique du XVIe siècle.

Le rabbin Chaim Denburg, qui a enseigné à l’U. de Montréal, a traduit d’importantes sections du Shulhan Arukh, le code légal juif (Denburg, 1954). C’est également à l’étude de la loi juive que fut consacrée la thèse doctorale de Simcha Fishbane, à Concordia, sous la direction de Jack Lightstone (Fishbane, 1991). À l’instar de Lightstone, Fishbane s’est lui aussi intéressé à la structure et à la rhétorique des textes, et singulièrement de textes légaux modernes du judaïsme orthodoxe.

Gershon Hundert s’est penché quant à lui sur la vie des juifs de Pologne (Hundert et Bacon, 1984  ; Hundert, 1992). Il a également publié une importante étude sur le mouvement hassidique, originaire d’Europe orientale (Hundert, 1991). Hundert a fondé une bonne partie de ses recherches sur des documents inédits des archives polonaises. Il en a mis à jour des données importantes offrant un éclairage nouveau de la vie juive en Pologne.

Dans le domaine de la littérature juive, Ruth Wisse a produit plusieurs traductions et études d’oeuvres en yiddish (Wisse, 1971, 1973, 1988, 1991). Wisse a beaucoup contribué à l’essor contemporain des études sur la littérature yiddish. David Aberbach s’est pour sa part intéressé à la littérature hébraïque moderne (Aberbach, 1998) et Norman Ravvin, à la littérature juive canadienne (Ravvin, 1997). Le souci d’Aberbach a notamment été de situer la litttérature hébraïque moderne dans une perspective de littérature comparée. Ravvin, pour sa part, a contribué à faire connaître les écrivains juifs canadiens et la singularité de leur contribution à la littérature juive nord-américaine.

Des chercheurs de l’U. du Québec à Montréal, Joseph-Josy Lévy et Yolande Cohen, ont inauguré des recherches sur les juifs originaires du Maghreb et sur la communauté séfarade de Montréal (Berdugo-Cohen, Cohen et Lévy, 1987  ; Lévy et Cohen, 1992). Leurs travaux ont notamment mis en lumière les spécificités de la réalité canadienne de la diaspora juive maghrébine.

Julien Bauer, également de l’UQÀM, a publié plusieurs ouvrages sur le judaïsme de même que sur la politique israélienne (Bauer, 1979, 1991). On lui doit en particulier de pénétrantes analyses sur l’importance des juifs orthodoxes dans la vie et la politique actuelles de l’État d’Israël. Neil Caplan, professeur au collège Vanier, s’est également intéressé à l’État d’Israël et aux conflits modernes qui ont déchiré le Proche-Orient (Caplan, 1978, 1983 et suiv.).

Michael Oppenheim a fait de la pensée juive moderne son principal domaine de recherche (Oppenheim, 1985, 1991, 1997), approfondissant la pensée de philosophes et de théologiens contemporains tels Franz Rosenzweig, Martin Buber et Emile Fackenheim. C’est également dans le champ des études du judaïsme moderne que s’inscrivent les travaux de Lawrence Kaplan. Celui-ci, qui s’est particulièrement intéressé aux manifestations modernes du judaïsme orthodoxe, a notamment traduit un important essai du rabbin Joseph Soloveitchik (Soloveitchik, 1983) et publié une étude sur la pensée d’un autre célèbre rabbin du XXe siècle, Abraham Isaac Kook (Kaplan and Shatz, 1995).

Les années récentes ont par ailleurs vu se multiplier les travaux sur l’histoire, la littérature et les traditions religieuses de la communauté juive montréalaise. On doit à David Rome d’avoir pour l’essentiel inauguré les études sur cette communauté. Pendant plusieurs années responsable des archives du Congrès juif canadien à Montréal (Rome, Nefsky et Obermeir, 1981), Rome a beaucoup fait pour promouvoir l’étude de l’histoire des juifs au Québec. Il faut en outre signaler sa collaboration avec Jacques Langlais dans le but de diffuser une meilleure connaissance du judaïsme montréalais chez les francophones du Québec (Langlais et Rome, 1986). Jack Lightstone et Frederick Bird, de Concordia, ont pour leur part collaboré à un ouvrage sur la vie rituelle de plusieurs synagogues montréalaises (Lightstone et Bird, 1995). Il s’agit là d’une importante contribution à l’étude du judaïsme canadien. Pierre Anctil, autrefois professeur à McGill et maintenant rattaché au musée archéologique de la Pointe-à-Callière, a produit de nombreuses études et traductions sur les immigrants juifs de Montréal (Anctil, 1997, 1988a, 1988b  ; Anctil et Caldwell, 1984  ; Belkin, 1999). Ces travaux ont été particulièrement éclairants sur les relations entre la communauté juive montréalaise et la population canadienne-française, au XXe siècle. Ira Robinson s’est pour sa part intéressé à l’histoire des juifs des États-Unis (Robinson, 1985), consacrant également un certain nombre de recherches à l’étude de la communauté juive canadienne (Robinson, 1995, 2000). Celui-ci poursuit des travaux de fond sur la vie religieuse des juifs orthodoxes montréalais, également au XXe siècle.

Pistes d’avenir pour la recherche

Tout porte à penser que plusieurs des pistes de recherche qui viennent d’être rappelées continueront de faire l’objet d’investigations fécondes au cours des années qui viennent. Parmi les avenues les plus récentes et les plus prometteuses, il y a lieu de faire une place singulière à l’étude de la communauté juive montréalaise, poursuivie par Robinson, Anctil et d’autres.

Au plan institutionnel, il faut signaler la naissance de l’Institut des études juives canadiennes, à l’U. Concordia, en 1999. Dirigé par Norman Ravvin, ce nouvel institut saura sûrement encourager de nombreux chercheurs dans ce domaine.

Il faut également signaler les efforts croissants de plusieurs chercheurs francophones regroupés au sein de l’Institut québécois d’études sur la culture juive (Robinson, 2000, p. 179). Ces chercheurs — on songe notamment à Bernard Dansereau, Sylvie Taschereau et Jean-Ignace Olazabal (voir Anctil, Robinson et Bouchard, 2000) — ont fait porter l’essentiel de leurs intérêts de recherche sur la communauté juive montréalaise et ses liens avec la population francophone.

Notons enfin la piste assurément pleine d’avenir que constitue l’étude des femmes dans le judaïsme. L’U. Concordia, déjà réputée pour son expertise dans le domaine des rapports entre femmes et religions, peut à cet égard compter sur la présence de Norma Joseph (voir notamment son Jewish Women in Canada, à paraître), aussi bien pour la recherche que pour la formation de jeunes chercheurs.

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1. Notamment à travers un programme spécial en «  théologie juive  » de la faculté de théologie et de sciences religieuses, patronné par le grand rabbinat séfarade du Québec, comme à travers d’autres efforts pour offrir divers cours sur la tradition juive.

2. Notons que l’U. du Manitoba et l’U. de Montréal ont aboli leurs programmes d’études juives à cause de compressions budgétaires dans les années quatre-vingt.

3. On y donne également des cours d’araméen.

4. On peut attribuer ce fait à l’influence de Ruth Wisse, pionnière des études juives à McGill, et spécialiste de la littérature yiddish.

5. En 1999, Concordia inaugurait sa Chaire et son Institut des études juives canadiennes. La Chaire est institutionnellement liée à une chaire semblable à l’U. York (voir Brown, 1999, p. 107).

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