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Stéphane Bigham : La tradition orthodoxe
Jean-Marc Larouche et Guy Ménard
I. Traditions religieuses de l’Humanité
II. Textes sacrés et traditions religieuses anciennes
III. Nouvelles manifestations du religieux dans la culture
IV. Religion, pratiques sociales et productions culturelles

La tradition orthodoxe

Stéphane Bigham

La première paroisse de tradition orthodoxe fut fondée en 1897 à Vostok, Alberta, et c’est en 1916 que Winnipeg reçut un évêque auxiliaire. Grâce aux vagues successives d’immigration — principalement mais non exclusivement — des Ukrainiens dans l’Ouest canadien, le nombre de paroisses orthodoxes augmenta.

La tradition orthodoxe au Québec

À Montréal, les Arabes fondèrent une communauté en 1899. À partir de celle-ci, deux paroisses se sont établies et elles existent toujours aujourd’hui. Plus récemment, des immigrants arabes ont fondé une paroisse arabophone, Sainte-Marie. En 1907, les Russes ont créé la paroisse des Saints-Pierre-et-Paul, qui existe toujours et qui reçoit beaucoup de nouveaux immigrants de l’ancienne URSS. De cette paroisse, en 1978, un groupe de Russes et de convertis ont formé la paroisse anglophone du Signe de la Théotokos. Et de cette dernière, en 1984, un groupe a formé une paroisse francophone, Saint-Benoît-de-Nursie. Un skite — c’est-à-dire un petit monastère — existe à Rawdon et fonctionne en français et en slavon.

Les Grecs, par ailleurs, fondèrent en 1907 la paroisse de la Sainte-Trinité  ; il y a maintenant douze paroisses grécophones dans la région de Montréal et une à Québec, ainsi que plusieurs écoles élémentaires. Ils forment le groupe orthodoxe le plus nombreux au Québec et, du Centre hellénique de Montréal, ils font rayonner la culture grecque ainsi qu’un témoignage de l’orthodoxie. Les Ukrainiens se sont pour leur part organisés en 1926, fondant la paroisse Sainte-Sophie et, plus tard, celles de Sainte-Marie et de Saint-Georges. Ils maintiennent un camp d’été pour les jeunes à Chertsey. Les Roumains ont trois paroisses, les Serbes, une. Des paroisses orthodoxes non canoniques existent aussi  ; ce sont toutefois des groupes qui ne sont pas en communion avec l’Église orthodoxe mondiale.

Au total, le Québec compte plus de quarante institutions orthodoxes, toutes ethnies confondues. Pour des raisons historiques et économiques, les immigrants orthodoxes, jusqu’à récemment, en sortant de leur cercle ethnique, se sont plutôt intégrés aux segments anglophones de la population. Depuis la Révolution tranquille, pourtant, cette situation commence à changer lentement, et le mouvement vers la fondation d’une Église locale ouvre les horizons des orthodoxes nés et éduqués au Québec à la culture locale. Un indice très significatif de cette acculturation se voit dans la visite récente à Montréal (1998) du patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholémée, et dans le fait que l’U. de Sherbrooke lui ait octroyé (1999) un doctorat honoris causa.

Publications et thèses récentes

Sotirios Athanasoulas (1970), anciennement de Montréal, actuellement de Toronto, a publié une étude sur The Laity in the Orthodox Church.

Gaëtan Baillargeon (1989), professeur au département de théologie de l’U. du Québec à Trois-Rivières, a publié pour sa part sa thèse doctorale sous le titre Perspectives orthodoxes sur l’Église-communion  : l’oeuvre de Jean Zizioulas.

Stéphane Bigham, de Saint-Eustache, se spécialise dans l’étude de l’iconographie orthodoxe. Il a terminé ses études doctorales à l’U. de Montréal en 1990. Sa thèse, «  L’attitude des paléochrétiens envers les images  », a été publiée en 1992. Bigham prépare actuellement une étude et une traduction commentée d’un écrit de saint Nicéphore de Constantinople (mort vers 825-830) qui voulait réfuter l’authenticité de certains documents iconophobes que les iconoclastes attribuaient à saint Épiphane de Salamine (mort en 403).

Pamela Bright, directrice du département des études théologiques de l’U. Concordia, collabore avec Charles Kannengiesser à la publication en plusieurs volumes de The Bible through the Ages, qui devrait paraître bientôt.

Pamela Chrabieh, restaurateur d’icônes, étudie à la faculté de théologie de l’U. de Montréal et prépare pour 2001 une thèse doctorale sous le titre provisoire «  Étude d’icônes de l’école d’Alep des Moussawiroun  : XVIIe-XVIIIe siècles  ».

Robert Clavet, de Shawinigan, a consacré deux études au philosophe russe du début du XXe siècle, Nicolas Berdiaev, qui a été très influencé par la vision théologique de l’orthodoxie. Son mémoire de maîtrise (philosophie) à l’U. du Québec à Trois-Rivières, «  Le sens de notre époque chez Nicolas Berdiaev  », a été publié en 1990, et sa thèse doctorale (philosophie, U. de Montréal) porte sur «  La troisième époque spirituelle chez Nicolas Berdiaev  ».

Lucien Coutu, directeur du Centre Emmaüs (Montréal) pour l’étude de la spiritualité des Églises d’Orient, est l’auteur de trois livres (voir bibliographie).

Barbara Frank a terminé une maîtrise en bioéthique à l’U. McGill en 1998  ; sa thèse s’intitule «  Respect for the Autonomy of the Elderly  : an Orthodox Perspective of Theosis  ». Elle poursuit actuellement des études doctorales dans le domaine de la signification du vieillissement.

Antoine Gabriel, chargé de cours à la faculté des études religieuses de l’U. McGill, a écrit sur l’avenir des orthodoxes d’origine arabe en Amérique du Nord.

Anastassy Gallaher, de Montréal, prévoit terminer en 2001 ses études de maîtrise à la faculté d’études religieuses de l’U. McGill. Son projet de mémoire porte sur le problème du mal dans un monde créé par un Dieu bon et parfait. En scrutant les oeuvres de saint Irénée de Lyon, au IIe siècle, et surtout la théologie eucharistique de celui-ci, il espère trouver une solution à ce problème, une solution qui puisse non seulement satisfaire l’esprit mais également aider les pasteurs à réconforter ceux qui souffrent.

Robert Hutcheon, en vue de sa maîtrise en théologie à l’U. Saint-Paul (Ottawa), a présenté un mémoire sur la théologie de la souffrance. Il étudie actuellement dans le programme doctoral de la même université où il prépare une thèse sur les liturgies funéraires de l’Église orthodoxe, sous le titre «  “Trampling Down Death by Death”  : A Liturgical and Theological Study of the Byzantine Funeral Service and Its Practical Relationship to Bereaved Persons  ». Le diacre Hutcheon espère terminer ses études en 2002.

Lambros Kamperidis, pour sa part, a terminé sa maîtrise à l’U. de Montréal en 1988 avec un mémoire portant le titre «  The Greek Monasteries of Sozopolis, XIXth-XVIIth Centuries  ». Il espère terminer sa thèse doctorale en 2001, toujours à l’U. de Montréal, préparant une édition critique et une traduction française du Traité des devoirs de Nicolas Mavrocordatos, prince-gouverneur de Moldavie et de Valachie au début du XVIIIe siècle. Le Traité examine les devoirs religieux et sociaux des sujets non-musulmans dans l’Empire ottoman.

Charles Kannengiesser, professeur adjoint du département d’études théologiques de l’U. Concordia, prépare une publication en plusieurs volumes, The Bible in Early Christianity  : a Handbook of Patristic Exegesis, qui devrait paraître en 2002. Il prépare également, pour l’Institut des Sources Chrétiennes (Lyon), des textes critiques et des traductions françaises de certains écrits de saint Athanase d’Alexandrie. Il travaille aussi une biographie de saint Athanase.

Ihor Kutash, de Montréal, a terminé en 1987 ses études doctorales à la faculté des études religieuses de l’U. McGill. Il a étudié la vie et les oeuvres de Hryhoriu Skovoroda (1722-1794), philosophe ukrainien, mystique orthodoxe, musicien, compositeur et homme de lettres. Sa thèse s’intitule «  Happiness in the Thought of Hryhoriu Savych Skovoroda  ».

Nathalie Labrecque-Pervouchine, de Montréal, a terminé ses études doctorales en 1978 à l’Institut des études médiévales de l’U. de Montréal, avec une thèse qui a été publiée sous le titre L’iconostase  : une évolution historique en Russie. Avec le père Georges Novotny, elle a publié en 1981 Les icônes de la Mère de Dieu expliquées par le père Georges Novotny. Elle s’intéresse à Teilhard de Chardin et a publié des articles sur ce penseur.

Michèle Lévesque étudie pour sa part à la faculté de théologie de l’U. de Montréal. Sa thèse s’intitule «  Le Visage du Christ comme lieu d’engendrement de sujets du Kérygme  : Lecture catholique féminine de l’icône orthodoxe  ». Sa recherche émerge d’une pratique iconographique et comporte deux volets  : l’un subjectif et expérienciel, l’autre relevant davantage d’une théologie doctrinale. Son défi est d’articuler, d’une part, le visage du Christ de l’icône orthodoxe, reçu comme énoncé du dogme christologique et, d’autre part, une expérience iconographique féminine et catholique de ce visage.

Russel Moroziuk, professeur adjoint du département d’études théologiques de l’U. Concordia, s’intéresse quant à lui à l’Église ukrainienne catholique et à sa relation à l’Église orthodoxe.

Georges Novotny, anciennement de Montréal, a publié en 1983 un livre sur les icônes.

Horia Roscanu a présenté une étude intitulée «  L’Église gréco-catholique de Roumanie  : jalons pour un dialogue ecclésiologique porteur d’espérance  » comme mémoire de maîtrise à l’U. de Montréal, en 1994. Il prépare actuellement une thèse doctorale, encore à l’U. de Montréal, sur le problème ecclésiologique dans le dialogue oecuménique entre catholiques et orthodoxes. M. Roscanu est directeur-adjoint du Centre Emmaüs de spiritualité des Églises d’Orient et éditeur de la revue Théosis.

Radu Roscanu vient de terminer (2000) une maîtrise à la faculté de théologie, d’éthique et de philosophie de l’U. de Sherbrooke, en y soumettant une thèse sur «  L’introduction à l’histoire d’une Église orthodoxe unie à Rome  ». Il poursuit ses études doctorales à la même université sur l’évolution historique des institutions de cette Église.

Jean-François Roussel, professeur à la faculté de théologie de l’U. de Montréal, a récemment publié (1999) le fruit de ses recherches doctorales sur Paul Evdokimov. Il prépare aussi un livre sur l’Orient chrétien à l’intention du grand public. Cet ouvrage, en abordant tous les domaines traditionnels, étudiera les communautés et les Églises implantées en Amérique du Nord, et plus particulièrement au Québec.

Michel Saint-Onge, en collaboration avec Mireille Éthier, a publié un texte sur les icônes de fêtes pour aider les fidèles à prier avec les icônes.

Andrius Valevicius, professeur à la faculté de théologie, d’éthique et de philosophie de l’U. de Sherbrooke, s’intéresse à divers domaines de la philosophie, des études slaves et de la patristique, et surtout à saint Jean Chrysostome. Dans la collection «  Sources Chrétiennes  », il prépare actuellement une édition critique et une traduction commentée des homélies «  Sur les statues  » de ce grand Père de l’Église.

César Vasiliu, de Montréal, enseigne dans le programme du Certificat de théologie orthodoxe de l’U. de Sherbrooke. Il prépare un livre — Brève histoire de l’Église orthodoxe — qui paraîtra dans la «  Collection orthodoxe  », publiée conjointement par l’U. de Sherbrooke et les Éditions GGC.

Programmes d’enseignement

  • Certificat en théologie orthodoxe. En coopération avec les orthodoxes de la région montréalaise, la faculté de théologie, d’éthique et de philosophie de l’U. de Sherbrooke (campus de Longueuil) a lancé en janvier 1998 un certificat de premier cycle en théologie orthodoxe, avec le double objectif de former des orthodoxes capables de diriger et d’éduquer les fidèles de l’Église au Québec et ailleurs et d’ouvrir cette tradition chrétienne à ceux qui cherchent à la connaître et à s’enrichir à son contact. Un corps professoral de plus de dix chargés de cours offre 25 cours qui couvrent tout ce qui a trait à l’Église orthodoxe  : histoire, dogmatique, iconographie, exégèse biblique, spiritualité, musique byzantine, éthique orthodoxe, etc. La faculté vient tout récemment (2000) d’intégrer ce certificat dans son programme de baccalauréat en théologie. Elle espère pouvoir éventuellement offrir des diplômes de 2e et 3e cycles. Elle vient également (2000) d’établir un lien avec l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris qui reconnaît son certificat comme l’équivalent de son année propédeutique — ou «  préparatoire  ». Ainsi, l’U. de Sherbrooke se taille une place enviable dans le monde pour ce qui concerne le rayonnement des études orthodoxes1.
  • Institut Sources Chrétiennes Amérique Inc. En 1999, un groupe de chercheurs du Québec, en coopération avec l’Institut des Sources Chrétiennes à Lyon en France, a fondé un institut pour former des ecdoticiens, c’est-à-dire des personnes capables de lire, d’interpréter et d’éditer les manuscrits d’auteurs anciens. Le siège social de l’Institut est à la faculté de théologie, d’éthique et de philosophie de l’U. de Sherbrooke. Le professeur Andrius Valevicius en est le président. L’Institut projette d’établir des locaux, incluant un centre de documentation, où la formation sera dispensée par des experts locaux et invités. Il envisage également d’octroyer des bourses pour des stages de formation et d’envoyer de jeunes Canadiens à Lyon pour une formation intensive de trois ans. Le fruit de sa recherche sera éventuellement publié.

Centre de documentation, centres et lieux de formation, média

  • Études patristiques  : Base d’Information Bibliographique en Patristique (BIBP). L’orthodoxie chrétienne se proclame patristique dans le sens qu’elle se fonde sur les Pères de l’Église qui, eux, sont les interprètes autorisés des Écritures. Ainsi, tout instrument qui sert à étudier les Pères sert aussi à étudier l’orthodoxie. La BIBP, établie par l’U. Laval, donne accès à une vaste répertoire de littérature patristique, près de 30 000 notices. Les étudiants peuvent se brancher à la BIBP en ligne2.
  • Le Centre hellénique de Montréal. La Communauté hellénique de Montréal a établi un centre pour l’étude de tous les aspects de la culture grecque  : l’histoire, la langue, la littérature, la danse, la cuisine, etc. Parmi les champs d’études se trouve également la religion des Grecs, l’orthodoxie. Les cours que donne le Centre hellénique visent les adultes, grecs et autres, qui veulent approfondir leur connaissance de cette culture millénaire. Le programme du Centre comprend non seulement des cours aux adultes mais aussi des conférences, des fêtes, ainsi que d’autres activités qui appuient son but fondamental  : faire rayonner la culture grecque. En suivant l’inspiration première qui a mené à la fondation du Centre, M. Jean Hadjinicolaou a fondé les Éditions Alexander, qui importent et vendent des livres sur la Grèce, la culture grecque et l’Église orthodoxe, mais qui ont aussi commencé à publier des textes sur l’Église écrits par des fidèles ici. L’un des premiers livres ainsi publiés s’intitule Rencontre avec l’orthodoxie.
  • Émission Regards Orthodoxes. La station radiophonique de programmation religieuse Radio Ville-Marie, de Montréal (91,3 F.M.), accorde aux orthodoxes une heure d’antenne chaque semaine. Depuis quatre ans, un comité de prêtres et de laïcs planifie et met en ondes Regards Orthodoxes, une émission de commentaires, de nouvelles et de chroniques qui aident les auditeurs à mieux connaître et comprendre l’orthodoxie.
  • Site Internet «  Pages Orthodoxes La Transfiguration  ». En 1998, M. Paul Ladouceur, de Rawdon, a ouvert un site Web sur l’orthodoxie3. Ce site prend place parmi plusieurs autres à travers le monde, en anglais, en français et en allemand, qui visent à témoigner de la foi orthodoxe en se servant de la technologie la plus moderne.
  • Association du clergé orthodoxe du Québec. Afin de mieux coordonner la pastorale et de favoriser la coopération entre les diverses paroisses au Québec, les prêtres orthodoxes se sont organisés en formant l’Association du clergé orthodoxe du Québec. Ils se réunissent mensuellement pour discuter des problèmes pastoraux et pour planifier des activités et des événements, parmi lesquels, surtout, la célébration, le premier dimanche du Grand Carême, du Triomphe de l’Orthodoxie, c’est-à-dire la restauration définitive des icônes dans les églises en 843.

Pistes de recherche pour l’avenir

  • La bioéthique. Comment la lumière d’une foi chrétienne ancienne illumine-t-elle les questions morales, éthiques et philosophiques qui tournent autour des problèmes de la vie «  physique  »  : la procréation, les maladies incurables, le vieillissement, l’euthanasie, etc. Il se peut que la vision théologique de l’orthodoxie, s’appuyant sur d’autres bases que le catholicisme et le protestantisme, puisse apporter des solutions inattendues.
  • La patristique. L’étude des sources patristiques, celles qui sont communes aux chrétiens orthodoxes, catholiques et protestants, est toujours de mise. Préparer des traductions des auteurs anciens, comme celles de la collection «  Sources Chrétiennes  », contribuera à l’enrichissement de tous.
  • La question de la foi face à la modernité. Comment une foi chrétienne ancienne peut-elle parler intelligemment à une culture sécularisée afin d’apporter un sens à la vie non seulement des hommes et femmes de ce temps et de ce lieu — c’est-à-dire un sens venant d’une profondeur et d’une hauteur méconnues — mais aussi à celle des orthodoxes qui, eux-mêmes, doivent vivre ici et maintenant, au sein de cette même culture.
  • L’histoire. Il y a toujours une place pour des études historiques qui illuminent des coins obscurs de l’Église orthodoxe à travers le temps et l’espace.
  • L’iconographie. Étant une tradition hautement picturale, c’est-à-dire qui vit par les images de toutes sortes, l’orthodoxie a l’avantage de vivre aussi par et avec des images appelées icônes. Ces dernières fascinent même les non-croyants parce qu’elles ouvrent un espace à une dimension non logique, non rationnelle, non verbale, contre laquelle le «  discours discursif  » est impuissant. L’étude de l’icône dans toutes ses dimensions — historique, théologique, graphique, interprétative, spirituelle, etc. — cadre tout à fait avec la quête de sens qui anime un grand nombre de nos contemporains.
  • Les études démographiques et culturelles. La foi orthodoxe, comme n’importe quelle foi, ne flotte pas dans les nuages mais loge dans le coeur des fidèles. Il est donc naturel que les chercheurs étudient les peuples porteurs de cette foi — les Grecs, les Russes, les Ukrainiens, les Roumains, les Bulgares, les Serbes, les Arabes, etc., que ce soit dans leur pays d’origine ou dans leur «  diaspora  », notamment au Québec.
  • Autres pistes d’études particulières. Il existe une multitude de sujets qui pourraient faire l’objet d’une étude académique  : la liturgie, le droit canon, les langues diverses parlées par les immigrants orthodoxes, l’architecture des églises et la musique liturgique d’hier et d’aujourd’hui, la pensée et la vie des auteurs, philosophes, héros nationaux, saints, etc. Bien que ces sujets aient peut-être un intérêt plus restreint que d’autres, ce sont des champs d’études légitimes qui ne devraient pas non plus être négligés.

Bibliographie

Athanasoulas, Sotirios, 1970, The Laity in the Orthodox Church, Montréal, Commission d’Étude sur les laïcs et l’Église.

Baillargeon, Gaëtan, 1989, Perspectives orthodoxes sur l’Église-communion  : l’oeuvre de Jean Zizioulas, Montréal, Éditions Paulines.

Bigham, Stéphane, 1992, Les chrétiens et les images, Montréal, Éditions Paulines.

_______, 1993, Études iconographiques, Nethen (Belgique), Éditions Axios.

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_______, 2000, L’art, l’icône et la Russie  : Documents russes sur l’art et l’icône du XVIe au XVIIIe siècle, Sherbrooke, Université de Sherbrooke et Éditions GGC.

Clavet, Robert, 1990, Nicolas Berdiaev  : l’équilibre du divin et de l’humain, Montréal, Éditions Paulines.

Coutu, Lucien, 1977, Pèlerinage à l’Est, Montréal, Fides.

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Hutcheon, Robert, 2000, «  “God Is With Us”  : The Temple in Luke-Acts  », St. Vladimir’s Theological Quarterly, 44.

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_______, 2001 (à paraître), «  “A Sacrifice of Praise”  : a Theological Analysis of the Pre-Sanctus of the Byzantine Anaphora of St. Basil  », St. Vladimir’s Theological Quarterly.

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Kamperidis, Lambros, 1993, The Monasteries of Sozopolis, XIVth-XVIth Centuries, Thessalonique, Institute for Balkan Studies.

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_______, 1997, Early Signs of Greek Presence in the Modern Balkans, Proceedings of the First International Conference on the Archaeology and History of the Black Sea, Amsterdam, John Fossey Gieben.

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Labrecque-Pervouchine, Nathalie, 1981, Les icônes de la Mère de Dieu expliquées par le père Georges Novotny, Montréal, La Mission tchèque.

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Moroziuk, Russel, 1983, Politics of a Church Union, Montréal, Concordia University Printing Services.

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Roussel, Jean-François, 1999, Paul Evdokimov  : une foi en exil, Montréal, Médiaspaul.

Saint-Onge, Michel, 1992, Parole pour nos yeux, Québec, Éditions Anne Sigier.

Valevicius, Andrius, 1995a, «  Le bilan du travail qui se fait en patristique slave  », La documentation patristique, bilan et prospective, Québec et Paris, Presses de l’Université Laval et Presses de l’Université de Paris-Sorbonne.

_______, 1995b, «  The Ontology of Virginity in Gregory of Nyssa  », Logos, 36, 1-4, Ottawa, Metropolitan Sheptytsky Institute of Eastern Christian Studies.

_______, 1996, «  The Greek Fathers and the Coats of Skins  », Logos, 36, 1-4, Ottawa, Metropolitan Sheptytsky Institute of Eastern Christian Studies.

_______, 1997, «  The Earliest Slavonic Translations of John Chrysostom  », Studia Patristica, XXXII, Leuven, Peeters.

_______, (à paraître), «  The Emergence of Classical Values in Kiev and Muscovy by Way of the Fathers of the Church  », Byzantinorossica, Saint-Petersbourg.

_______, (à paraître), «  Les 24 homélies “de Statues” de Jean Chrysostome  : Recherches nouvelles  », Revue des Études Augustiniennes, Paris.

_______, (à paraître), «  The Influence of the Classical Tradition in Old Russian Literature in the 11th-15th Centuries  », International Journal of the Classical Tradition, Boston.

Vasiliu, César, 1999, «  L’orthodoxie dans les universités canadiennes  », OEcuménisme, 133, Montréal, le Centre d’oecuménisme.

1. On peut en consulter le site web  : http://www.usherb.ca/Programmes/certif/c-theoor.html.

2. http://www.bibl.ulaval.ca/bd/bibp/.

3. http://www.top.ca/users/thabor/index.htm.

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