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Alain Gignac : Le Nouveau Testament
Jean-Marc Larouche et Guy Ménard
I. Traditions religieuses de l’Humanité
II. Textes sacrés et traditions religieuses anciennes
III. Nouvelles manifestations du religieux dans la culture
IV. Religion, pratiques sociales et productions culturelles

Le Nouveau Testament

Alain Gignac

Maturité, rayonnement et fragilité  : la recherche biblique québécoise dans le domaine du Nouveau Testament connaît actuellement une vivacité, une créativité et un rayonnement sans précédent, particulièrement dans le monde francophone où sa crédibilité n’est plus à faire. Mais aura-t-elle les moyens de poursuivre sur sa lancée et d’acquérir une identité propre  ? Paradoxalement, la maturité actuelle pourrait être suivie d’un déclin rapide, faute de ressources...

Contexte

Avant de proposer ce bilan de la recherche pour la période 1975-2000, puis de risquer des prospectives pour l’avenir, rappelons le contexte de ces années, par trois remarques.

  • 1975-1976 est une date charnière pour le monde universitaire théologique québécois1  : après les derniers soubresauts de la Révolution tranquille, les centres de théologie et de sciences religieuses acquièrent le visage qu’ils auront jusqu’à la crise de la fin des années quatre-vingt-dix, alors que leurs effectifs professoraux diminuent et que leur existence est remise en question2. C’est une période de stabilité et d’apparente tranquillité, où l’étude de la Bible prend sa vitesse de croisière. Au coeur du cursus théologique, la recherche biblique semble aller de soi. On ne se pose donc pas la question  : «  pourquoi ou à quel titre étudier la Bible en contexte universitaire ou sécularisé  ?  »
  • Cette génération de chercheurs — qui peu à peu se retire de l’avant-scène — fut surtout formée à l’école européenne (Paris, Rome et Jérusalem), selon les paramètres de la méthode historico-critique et dans le contexte de l’ouverture catholique à l’exégèse scientifique, après la guerre et, surtout, après le concile Vatican II. C’est à partir de ce point de départ qu’il faudra mesurer la migration épistémologique des chercheurs à qui s’imposera rapidement la question  : «  comment étudier la Bible  ?  » (le cadre historico-critique ayant montré ses limites).
  • Depuis la fondation de l’ACÉBAC3 en 1943, qui est l’association scientifique des biblistes catholiques francophones, ceux-ci ont eu un objectif éducationnel très marqué  : faire connaître la Bible au grand public — d’où les projets successifs d’une traduction québécoise des évangiles (1951), puis du Nouveau Testament (1953), puis à nouveau des évangiles (ACÉBAC, 1980). On peut distinguer deux niveaux de vulgarisation. D’abord, l’éducation populaire  : implication dans les activités de Socabi4 (revue Parabole, week-ends bibliques, collection De la parole à l’écriture), dans de nombreuses revues pastorales et dans des collections «  d’actualisation  » («  Déclic  » aux Éditions Paulines et «  Paroles d’actualité  » chez Médiaspaul). Ensuite, le public averti  : ouvrages d’initiation de haut niveau, comme les études de Michel Gourgues (1999) sur les paraboles5, ou encore outils universitaires (Guillemette et Brisebois, 1987  ; Duhaime et Mainville, 1994  ; Mainville, 1999  ; Langevin, 1972-1978). Ces productions ont un rayonnement international6 et présupposent bien sûr une recherche soutenue. Encore récemment, plusieurs professeurs et étudiants des cycles supérieurs collaborent à un commentaire pastoral international qui annotera la traduction de la Bible en français courant  : le projet «  Première Bible7  ». En contraste avec les collègues des autres sciences humaines, l’universitaire spécialiste de la Bible s’engage donc dans l’éducation populaire  ; ce constat peut donner à réflexion aux autres branches universitaires, mais nous oblige aussi à nous interroger  : l’énergie impartie à cette implication le fut-elle au détriment de la recherche  ?

Bilan

En quête de son originalité

Le cas des recherches néotestamentaires au Québec peut être comparé à celui d’un autre pays, l’Afrique du Sud, lui aussi au carrefour des influences de l’Europe continentale et du monde anglo-saxon8. Du fait de l’isolement géographique — et surtout politique — de leur pays et des conflits idéologiques intenses qu’il a connus, les exégètes sud-africains ont été très engagés socialement et très créatifs d’un point de vue méthodologique, spécialement en linguistique. Leur approche exégétique possède une originalité distinctive que n’a pas celle du Québec. Disons-le au risque de la caricature  : le Québec n’a jamais formé jusqu’à présent une «  école exégétique  », mais a plutôt collaboré et participé aux débats amorcés ailleurs.

Un exemple illustre ce constat. Pour ses cinquante ans, l’ACÉBAC s’est offert comme cadeau d’anniversaire un ouvrage majeur faisant l’état de la question des études bibliques dans le monde (Gourgues et Laberge, 1995). En ce qui concerne le Nouveau Testament, on y traite des corpus johannique et paulinien, du livre des Actes, de la lettre aux Hébreux et de l’Apocalypse. L’ouvrage est devenu une référence. Or, savoir les enjeux passés et actuels de la recherche est une chose, s’y investir à long terme en est une autre. C’est là un défi pour les années qui viennent.

Quelques lignes de recherche

Une chose frappe donc  : la difficulté de mener avec constance des recherches de longue haleine — en partie à cause de l’insistance sur la vulgarisation, déjà mentionnée, mais aussi à cause des lourdeurs inhérentes au système universitaire9. Plutôt que d’être orientée par une ligne de fond, la recherche est souvent assujettie aux aléas des «  commandes  » et des charges de cours. C’est le cas des études thématiques ponctuelles régulièrement proposées  : autorité et liberté (U. de Montréal, section des études bibliques, 1977), loi et autonomie (Mainville, Duhaime et Létourneau, 1994) et messianisme (David, 1998). De même, si plusieurs chercheurs ont publié leur thèse de doctorat remaniée dans des collections scientifiques10, il peut être facile, dans la suite de la carrière, de perdre le fil conducteur...

Qu’en est-il donc du long terme  ? Dans la foulée des débats théologiques contemporains, cinq thèmes se distinguent.

  • La christologie a pris l’avant-scène de la réflexion théologique, en Occident, et les exégètes d’ici ne font pas exception. Il existe deux approches, selon qu’on met l’accent sur «  Jésus  » ou sur «  Christ  ». D’une part, certains s’intéressent au Jésus de l’histoire (Rochais, 1998  ; Michaud, 1995), en suivant de manière critique la démarche du Jesus Seminar de la SBL11, mais sans y collaborer activement12. D’autre part, certains préfèrent s’attarder à l’interprétation théologique de la mort de Jésus. D’abord dans sa composante intertextuelle: comment les premiers chrétiens ont-ils compris leur foi christologique à la lumière de l’Écriture juive, particulièrement les psaumes  ? (Gourgues, 1978, 1989  ; Caza, 1989). Ensuite dans sa composante résurrectionnelle  : comment rendre compte aujourd’hui de l’aspect central du christianisme — la résurrection — en rendant justice à son aspect narratif  ? (Rochais, 1981). Enfin, l’interprétation sacrificielle de la mort de Jésus a été radicalement remise en question par Olivette Genest (1978, 1995). Pour sa part, Jean-Paul Michaud (1987) a exploré le langage sacrificiel et sacerdotal de la lettre aux Hébreux pour repenser la question des ministères ecclésiaux. À cette piste christologique se rattachent aussi des études johanniques fort productives  : discours du Pain de vie en Jean 6 (Roberge, 1994, dernière d’une série d’études)13, double christologie d’«  envoyé  » et de «  Fils de l’homme  » en Jean 2-3 (Létourneau, 1993), figure de Marie (Michaud, 1976), structure de l’évangile et de ses sections (Girard, 1986), hymne de Jean 1 (Rochais, 1991)14.
  • Depuis les travaux de Ernest Käsemann et John J. Collins, l’apocalyptique (ses origines et son «  essence  ») constitue un chantier crucial pour la compréhension du Nouveau Testament (congrès de l’ACÉBAC de 1983)15. Ce thème de recherche est d’ailleurs lié à celui du Jésus historique, par ses implications sociologiques pour la compréhension du messianisme au Ier siècle (Rochais, 1998, dernière d’une série d’études). Notons au passage les publications de Jean-Pierre Prévost (1995) sur l’Apocalypse, autre exemple de vulgarisation de haut niveau.
  • Dans l’effervescence charismatique du début de la période étudiée, la pneumatologie a suscité l’investissement de quelques chercheurs. L’Esprit Saint chez Paul a reçu deux interprétations contrastées, comme espace de communication entre Dieu et l’humain (Ménard, 1987) ou comme dynamisme libérateur et critère de l’ecclésiologie actuelle (Myre, 1987). Par ailleurs, du point de vue de la critique de la rédaction, l’Esprit a été présenté comme le pivot de l’oeuvre lucanienne (Mainville, 1991).
  • La question féministe a pris une grande importance en Amérique du Nord, et le Québec a joué ici un rôle de relais vers la France, où cette problématique a été moins explorée, du moins en sciences bibliques. Soulignons le travail du groupe ASTER16 (1987) et la publication des actes du Congrès de 1994 de l’ACÉBAC (Prévost, 1995), qui ont reçu un très bon accueil aux États-Unis, où ils viennent d’être traduits.
  • Enfin, les années quatre-vingt ont vu l’émergence de l’éthique — une mode que les biblistes ont eux aussi embrassée. Plusieurs congrès de l’ACÉBAC ont exploré ce thème (1978, 1985, 1986, 1987, 1990, 1992). Citons aussi le collectif sur la loi et l’autonomie (Mainville, Duhaime et Létourneau, 1994), qui interrogeait la Bible en regard de la typologie de la croissance morale proposée par Lawrence Kohlberg. Dans une série d’études qui culmine dans un bref commentaire de la lettre aux Romains, Odette Mainville (1999) a montré l’importance de la question éthique chez Paul, inversant ainsi les données traditionnelles  : toute l’argumentation théologique de Paul poursuit une finalité éthique, du début à la fin.

Trois conclusions à ce survol  : dans l’ensemble, les cinq thèmes illustrent la créativité québécoise et ses limites. Jusqu’à quel point y a-t-il eu concertation ou dialogue entre les chercheurs  ? La recherche fut-elle poussée jusqu’au bout  ? Quelle fut la réception de ces études à l’étranger, ou plutôt, les moyens de diffusion ont-ils été adéquats  ? Par ailleurs, les deux derniers thèmes montrent l’intérêt de confronter la lecture biblique à des problématiques extra-théologiques. Un sentier qu’il serait profitable d’emprunter plus régulièrement et diversement. Enfin, il semblerait que le corpus paulinien, qui forme après tout la moitié du Nouveau Testament, ait généré moins d’études que les autres champs néotestamentaires, en rapport avec son importance relative. Cette statistique refléterait-elle l’appartenance catholique de la majorité des exégètes d’ici  ?

Déplacements significatifs

Durant la période sous examen, deux déplacements méthodologiques majeurs sont observés, non entièrement étrangers l’un à l’autre (voir Genest, 2000). D’une part, l’herméneutique de Ricoeur à été assimilée de manière à compléter la méthode historico-critique — pour ne pas dire venir à sa rescousse. Plusieurs congrès de l’ACÉBAC ont tourné autour de la question (1979, 1980, 1995, 1996, 1997, 1998). Les travaux de Dumais (1981, 1999), y compris son commentaire du Sermon sur la montagne (1993-1994), portent cette question. Ma thèse doctorale de théologie biblique (Gignac, 1999) se voulait une application de l’arc herméneutique de Ricoeur à la question du dialogue entre Juifs et chrétiens, à la lumière de Romains 9-11. Sean McEvenue (1994) a réfléchi sur le statut de la vérité en études bibliques.

D’autre part, le Groupe ASTER a réuni plusieurs biblistes francophones qui, en parallèle et en collaboration avec le CADIR17, ont implanté ici une lecture de la Bible inspirée de la sémiotique de Algirdas Julian Greimas. Un collectif autour de la lettre aux Colossiens en a résulté (Groupe Aster, 1992). L’ensemble des travaux de Olivette Genest (1978, 1995, 2000) sur la mort de Jésus et ceux de Jean-Paul Michaud (1987) sur Hébreux s’inscrivent aussi dans le paradigme de la sémiotique, qui bouleverse profondément le paradigme historico-critique, comme l’a montré Jean-Yves Thériault (1993)18.

Parallèlement à cela, soulignons que plusieurs chercheurs s’intéressent à d’autres méthodes synchroniques, particulièrement l’analyse narrative (Létourneau, 1993), l’analyse structurelle (Girard, 1986  ; Gignac, 1999  ; Létourneau, 1993  ; Roberge, 1994), l’analyse intertextuelle (Gignac, 1999), l’analyse des effets rhétoriques (Henderson, 1996) et la critique à l’heure du lecteur (Hurley, 1999). Cette effervescence est un bon signe pour l’avenir de la recherche. N’y aurait-il pas lieu ici de confronter les résultats et d’établir une réflexion épistémologique commune  ?

Les deux solitudes

Quelques contributions exégétiques anglophones ont été mentionnées au fil de ce bilan, ce qui peut donner l’illusion d’une collaboration ou d’une convergence. Or, il convient de déplorer l’absence de contacts significatifs entre les deux sphères linguistiques — chacune portant un peu la responsabilité de la situation. Évidemment, les chercheurs anglophones, peu nombreux, ne sont pas isolés et se rattachent résolument à l’exégèse américaine. Inversement, les chercheurs francophones auraient intérêt à se brancher de manière plus énergique sur le monde anglo-saxon, ne serait-ce que pour diffuser leurs résultats de recherche. Quoi qu’il en soit, devant la réduction des effectifs qui s’annonce pour les prochaines années, un dialogue devient nécessaire et urgent entre les «  deux solitudes  ».

Prospective

Ce tableau de la recherche des vingt-cinq dernières années s’avère somme toute positif. D’autant plus que la reconnaissance internationale pointe à l’horizon. Un groupe de recherche France-Québec sur le genre littéraire «  évangile  » fonctionne depuis 1994, animé par Olivette Genest. Le congrès de la SNTS19 a eu lieu à Montréal en 2001. Un collectif réunissant chercheurs québécois et européens vient d’être publié (Mainville et Marguerat, 2001). Pour la première fois, des chercheurs d’ici s’attaquent à un commentaire scientifique suivi d’un livre du Nouveau Testament, dans une nouvelle collection au Cerf20. Ce type de travail permet de pousser plus loin la synthèse théologique et engendre une tradition «  scolastique  » — entendue dans un sens positif    ! Pour la première fois aussi, une équipe québécoise participe à une traduction internationale annotée du texte biblique  : le projet «  Bible 2121  ».

Or, le contexte de restrictions et de décroissance actuel dans le milieu universitaire menace directement les acquis de la période dont nous avons retracé le bilan. Si le besoin se faisait déjà sentir de mieux structurer et planifier la recherche, cela devient ainsi une nécessité. Moins d’une dizaine (  ?) de chercheurs francophones rattachés à des centres universitaires devront assurer la relève.

Quelle pourrait être leur tâche pour les prochaines années  ? Leur première obligation sera de travailler ensemble, réellement et efficacement — dans la foulée du Groupe Aster, par exemple. Une collaboration inter-universitaire, déjà amorcée il faut le dire, devient incontournable. Plutôt que de travailler chacun de son côté, les chercheurs auraient intérêt à se regrouper par secteurs (études johanniques ou pauliniennes, par exemple), en s’associant des étudiants et des chercheurs extra-universitaires.

Mais au-delà de cette nécessité, cette nouvelle génération «  d’exégètes  » devra élargir la question «  comment lire la Bible  ?  » Il ne s’agit plus ici seulement de méthodologie, mais de repositionnement épistémologique. Au sein même de l’ACÉBAC, la disputatio entre le paradigme herméneutique, encore historico-critique (Dumais, 1999  ; Bonneau, 1998), et le paradigme du langage (Thériault, 1993), n’est pas achevée.

Mais le débat doit dépasser le cercle exégétique proprement dit. D’un côté, il faut redéfinir le lien entre «  l’exégèse  » et les autres facettes du travail théologique. En oubliant les cloisons traditionnelles, n’est-il pas pensable de rassembler autour du même texte biblique des théologiens aux angles d’approche divers  ? Déjà, le Collège dominicain d’Ottawa a une telle tradition de dialogue (par exemple, Gourgues et Mailhiot, 1986). De l’autre côté, la recherche biblique doit justifier sa pertinence en contexte universitaire  : «  pourquoi lire la Bible  ?  » Le Nouveau Testament est certes un texte canonique pour les chrétiens, mais il joue aussi un autre rôle identitaire, en tant que classique de la culture occidentale. Ici s’ouvre le vaste chantier d’une Wirkungsgeschichte qui ne se limiterait pas à la théologie, mais explorerait l’influence des lectures philosophiques et artistiques du Nouveau Testament. Il faut donc jeter des ponts vers les autres sciences humaines, non seulement pour leur emprunter intelligemment leur méthode et être à l’affût des changements de paradigme qu’elles connaissent, mais pour lire avec elles le texte classique qu’est le Nouveau Testament. Le projet de La Bible. Nouvelle Traduction se situe dans cette tendance.

Autrement dit, l’étude du Nouveau Testament n’est plus seulement une affaire d’appartenance confessionnelle, mais aussi une recherche identitaire culturelle et un terrain de dialogue où les Québécois de tout horizon peuvent chercher ensemble. Ainsi, la réflexion exégétique peut même alimenter directement la rencontre interreligieuse (Caron, 1997  ; Gignac, 1999).

Bref, la recherche biblique doit cesser de fonctionner en circuit fermé. Non seulement doit-elle recréer des ponts avec les autres secteurs théologiques et refuser d’être cantonnée par eux à une fonction d’érudition ou de technique, mais elle doit aller jusqu’au bout de la démarche herméneutique en confrontant le texte biblique aux préoccupations de la culture contemporaine. Elle doit cesser de surinvestir le monde derrière le texte (la Bible comme document historique) et même le monde du texte (la Bible comme littérature), pour se situer à l’interface entre le texte et le monde d’aujourd’hui. Par exemple, la confrontation avec les philosophies (post)modernes permettrait d’entreprendre un véritable dialogue avec les sensibilités nouvelles — et incidemment de revenir par un autre biais à la question «  qu’est-ce que lire  ?  »

Bibliographie22

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*

Liste des congrès de l’ACÉBAC (1975-2000)

1975, Les anges et les démons dans la Bible  ; 1976, Jésus à la lumière de l’Ancien et du Nouveau Testament  ; 1977, Communautés, charismes et ministères  ; 1978, La Violence et l’Écriture  ; 1979, Méthodes exégétiques et herméneutique biblique  ; 1980, Herméneutique  : étude des textes  ; 1981, Eucharistie  ; 1982, L’alliance dans la Bible  ; 1983, L’apocalyptique  ; 1984, La femme dans la Bible  ; 1985, La sexualité selon les Écritures  ; 1986, La violence dans la Bible  ; 1987, La théologie de la libération  ; 1988, Pourquoi la croix  ?  ; 1989, Le prophétisme et l’Esprit Saint  ; 1990, Bible et écologie  ; 1991, Sabbat et repos  ; 1992, Éthique biblique  ; 1993, L’état des recherches bibliques  ; 1994, Lectures et perspectives féministes  ; 1995, Théologie biblique  ; 1996, Autorité et normativité dans la Bible  ; 1997, Actualisation l’Écriture  ; 1998, Les quatre sens de l’Écriture  ; 1999, Les passages  ; 2000, Liberté et déterminisme.

1. Voir l’article de Louis Rousseau au début de ce volume.

2. Voir les travaux de la Commission des universités sur les programmes, Les programmes universitaires du secteur de la théologie et des sciences des religions, Rapport n° 4, juin 1998.

3. Association catholique pour l’étude de la Bible au Canada.

4. Société canadienne de la Bible.

5. Comme autre exemple d’initiation de haut niveau, citons sept titres des fameux Cahiers Évangiles publiés au Cerf par Marcel Dumais, Michel Gourgues et Jean-Paul Michaud, pour le NT. Notons que la collection de Socabi, De la parole à l’écriture, est de niveau comparable.

6. Par de nombreuses traductions en anglais, portugais, italien et espagnol.

7. Collaborent à «  Première Bible  »  : Christiane Cloutier-Dupuis et Guylain Prince (évangile de Marc), Jean-Louis D’Aragon et Claude Auger (évangile de Jean), Jean-Yves Thériault et Jacques Tremblay (Actes des apôtres), Odette Mainville et Thérèse Létourneau (1re et 2e lettres aux Corinthiens), Marc Paré et Éric Bellavance (lettre de Jacques, 1re et 2e lettres de Pierre), Gérard Rochais et Guy Paiement (1re, 2e et 3e lettres de Jean, lettre de Jude, Apocalypse), Yves Guillemette et Pierre Gilbert (réviseurs).

8. Voir la revue Neotestamentica.

9. Profitons-en pour souligner ce paradoxe  : l’universitaire d’aujourd’hui doit publier (sans pouvoir laisser le temps à la maturation), mais s’éloigne de plus en plus des conditions idéales pour ce faire.

10. Voir en bibliographie les ouvrages marqués d’un astérisque. Mentionnons au passage trois collections québécoises de plus en plus reconnues internationalement  : «  Héritage et Projet  » (Fides), «  Recherches, Nouvelle Série  » (Bellarmin) et «  Sciences bibliques  » (Médiaspaul).

11. Society of Biblical Literature, États-Unis surtout.

12. La veine historique a conduit plusieurs néotestamentaires à s’investir dans le champ du christianisme ancien, spécialement le projet Nag Hammadi (Frédéric Wisse, Michel Roberge, Pierre Létourneau). Voir l’article de Louis Painchaud dans ce collectif.

13. Je n’ai cité en bibliographie que la dernière en date des six études substantielles de Michel Roberge (1994), que celui-ci se propose de publier en livre, avec une septième étude inédite.

14. Gérard Rochais prépare la publication de ses articles sur Jean, aux éditions du Seuil.

15. Il s’agit en fait du deuxième congrès de l’ACÉBAC à traiter de la question. On trouvera la liste des congrès de l’ACÉBAC (1975-2000) en annexe.

16. Atelier de Sémiotique de TExtes Religieux. Les néotestamentaires suivant en faisaient partie  : Olivette Genest, Jean-Paul Michaud, Richard Rivard et Jean-Yves Thériault. Voir également, à ce sujet, et dans ce collectif, l’article de Jacques Pierre sur l’analyse du langage religieux.

17. Centre pour l’Analyse du DIscours Religieux, Lyon.

18. Une thèse de doctorat sur le point d’être déposée à l’U. de Montréal par Jean Doutre entend pousser un peu plus la sémiotique du commentaire, en montrant comment les parcours figuratifs d’un texte source (lettre aux Romains) sont transformés quand il passent dans le commentaire (en l’occurrence, celui de Guillaume de Saint-Thierry, au Moyen-Âge).

19. Studiorum Novi Testamenti Societas.

20. Il s’agit de Guy Bonneau (Actes des apôtres), Alain Gignac (lettre aux Romains) et Michel Gourgues (épîtres pastorales).

21. Aux éditions Bayard et Médiaspaul. Pour le Nouveau Testament  : Alain Gignac (lettre aux Galates et lettre aux Romains), Pierre Létourneau (évangile de Luc), Jean-Paul Michaud (lettre aux Hébreux), André Myre (évangile de Matthieu, 1re et 2e lettres aux Thessaloniciens, lettre à Tite, 1re et 2e lettres à Timothée) et Jean-Pierre Prévost (Apocalypse). Le projet jumelle un exégète et un écrivain professionnel pour chaque livre biblique, en vue d’une traduction neuve, esthétique et surprenante, non orientée directement vers un public croyant, par laquelle le lecteur pourra se réapproprier un monument littéraire et culturel qui façonne l’identité occidentale.

22. La bibliographie est sélective et n’entend pas refléter toute la production des auteurs. Lorsqu’un auteur a publié plusieurs articles sur un sujet, seulement le plus récent est mentionné. Les ouvrages marqués d’un astérisque sont des thèses doctorales remaniées.

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