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L'Actualité économique

Volume 79, numéro 1-2, mars-juin 2003, p. 163-177

Que reste-t-il de Keynes?

Sous la direction de Gilles Dostaler et Robert Nadeau

Direction : Claude-Denys Fluet (directeur)

Éditeur : HEC Montréal

ISSN : 0001-771X (imprimé)  1710-3991 (numérique)

DOI : 10.7202/009681ar

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Article

Que reste-t-il de la théorie du chômage de Keynes?

Christine Erhel

Université Paris I

MATISSE

Hélène Zajdela

Université d’Evry

MATISSE

Résumé

La théorie du chômage élaborée par Keynes a perdu de sa substance, au cours du développement d’une macroéconomie qui s’est autoqualifiée de keynésienne. Ce processus a abouti dans un premier temps à séparer le chômage involontaire du chômage keynésien, puis à réintroduire le chômage volontaire. À partir des préconisations des rapports officiels de l’OCDE, nous montrons l’émergence d’un consensus. L’analyse de l’évolution des théories « keynésiennes » du chômage de IS-LM jusqu’à WS-PS conduit au constat d’un renouveau du concept de taux de chômage naturel. Plus récemment, l’accent sur les risques de désincitation à l’activité marque la réapparition du second postulat de l’économie classique.

Abstract

What Happened to Keynes’ Theory of Unemployment?

During the development of the so-called Keynesian macroeconomics, Keynes’ unemployment theory has lost much of its meaning. This process has first led to a confusion between “involuntary” and “Keynesian” unemployment; then it has put voluntary unemployment back in the debates. Through OECD reports recommendations, we show the emergence of a consensus about the nature and causes of unemployment, which can be linked to the evolution of Keynesian macroeconomics, from IS-LM to WS-PS model. More recently, the neoclassical labour supply theory has been playing an increasing role in unemployment analysis.

Auteurs : Christine Erhel et Hélène Zajdela
Titre : Que reste-t-il de la théorie du chômage de Keynes?
Revue : L'Actualité économique, Volume 79, numéro 1-2, mars-juin 2003, p. 163-177
URI : http://id.erudit.org/iderudit/009681ar
DOI : 10.7202/009681ar

Tous droits réservés © HEC Montréal, 2003

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