J.M. Keynes, le libre-échange et le protectionnisme
Max Maurin
Université Montesquieu Bordeaux IV, Laboratoire d’Analyse et de Recherche en Economie et Finance Internationales
L’auteur tient à exprimer toute sa reconnaissance à Frédéric Poulon pour ses conseils et commentaires avisés et demeure seul responsable des erreurs et omissions pouvant subsister.
Résumé
Cet article cherche à réfuter la thèse qui prête à Keynes la défense d’un « protectionnisme circonstanciel ». D’après cette thèse, il n’aurait été un défenseur du système protecteur que dans les circonstances particulières que connut l’économie britannique à la suite de la crise de 1929. Cependant, une relecture et une mise en perspective des écrits de Keynes permet de voir une pensée particulièrement dynamique dans laquelle le « protectionnisme circonstanciel » fait suite à une éducation libre-échangiste, mais ne constitue qu’une étape dans la formation d’une théorie du protectionnisme finalement envisagé comme un garde-fou du système économique.
Abstract
The aim of this paper is to deny the idea of Keynes defending an “incidental protectionism”. According to that thesis, Keynes would support a protective system only because of the British economy situation in the post 1929-crisis context. However, a deeper study of Keynes writings points out a dynamical thought in which “incidental protectionism” arise from a free trade education, but would only be the preliminary of a protectionism theory ultimately seen as an economic system safeguard.
| Auteur : | Max Maurin |
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| Titre : | J.M. Keynes, le libre-échange et le protectionnisme |
| Revue : | L'Actualité économique, Volume 86, numéro 1, mars 2010, p. 109-129 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/045556ar |
| DOI : | 10.7202/045556ar |
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