Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

L'Annuaire théâtral : revue québécoise d’études théâtrales

Numéro 42, automne 2007, p. 107-122

Valère Novarina : paroles de théâtre

Sous la direction de Ilana Zinguer

Direction : Shawn Huffman (directeur)

Rédaction : Sylvain Schryburt (rédacteur en chef) et Caroline Garand (rédactrice adjointe)

Éditeur : Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) et Société québécoise d'études théâtrales (SQET)

ISSN : 0827-0198 (imprimé)  1923-0893 (numérique)

DOI : 10.7202/041693ar

annuaire
< PrécédentSuivant >
Article

Quand l’homme et l’image se disputent le plateau : la compagnie de théâtre Les Deux Mondes et ses machinations

Rosaline Deslauriers

Université Laval

Résumé

Depuis près d’une trentaine d’années, la scène contemporaine confronte son public à d’étranges spectacles : tantôt le dispositif scénique prend l’allure d’une installation, tantôt la représentation s’approche du happening ou de la performance, tantôt écrans et technologie de pointe montent sur les planches aux côtés de comédiens devenus chanteurs, danseurs ou acrobates. Semblable mutation, tour à tour considérée comme un effet de mode ou une idéologie représentative de la pensée de notre temps, incite bon nombre de théoriciens à se pencher sur le brouillage des frontières entre théâtre, danse, arts visuels et multimédias. À travers cette mouvance, où les tenants du « virtuel » applaudissent le renouveau des arts « vivants » alors que d’autres craignent un résultat plutôt « mortifère », on peut se demander si le théâtre d’aujourd’hui peut exister… sans acteurs. Le spectacle 2191 nuits, créé par la compagnie de théâtre Les Deux Mondes, servira ici de point d’appui au développement de cette problématique. Dans le cadre de cet article, je m’interrogerai sur le processus qui mène à la création d’un spectacle où la machine joue un rôle central et sur les transformations que celle-ci opère sur l’art de l’acteur.

Abstract

For more than twenty years, contemporary stage audiences have been facing strange exhibitions: sometimes the set looks more like a set-up, at other times performing borrows much to happening, or even performance art, and at times screens and leading technologies climb the stage alongside actors who are singing, dancing or doing acrobatics. Such mutation, which has in turn been considered a fashion trend, or an ideology representative of our times, encourages a number of theorists to study the blurring of the lines separating theatre, dance, visual arts and multimedia. Through this influence where adherents of "virtual reality" commend the renewal of "living" arts while others fear a "deadening" result, one can ask if theater can now exist… without actors. 2191 Nuits, a Les Deux Mondes creation, shall serve as the basis of the exposition of this problematic. Within this article, I shall reflect on the process that leads to the creation of a performance where machine takes center stage and on the transformations it works upon the actor's art.

Auteur : Rosaline Deslauriers
Titre : Quand l’homme et l’image se disputent le plateau : la compagnie de théâtre Les Deux Mondes et ses machinations
Revue : L'Annuaire théâtral : revue québécoise d’études théâtrales, Numéro 42, automne 2007, p. 107-122
URI : http://id.erudit.org/iderudit/041693ar
DOI : 10.7202/041693ar

Tous droits réservés © Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) et Société québécoise d'études théâtrales (SQET), 2008

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2013