Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Arborescences : revue d’études françaises

Numéro 1, mars 2011

Identités linguistiques, langues identitaires : à la croisée du prescriptivisme et du patriotisme

Sous la direction de Anne-Marie Brousseau

Direction : Corinne Denoyelle (directrice) et Maud Pillet (directrice adjointe)

Rédaction : Corinne Denoyelle (rédactrice en chef)

Éditeur : Département d'études françaises, Université de Toronto

ISSN : 1925-5357 (numérique)

DOI : 10.7202/1001944ar

arbo
< PrécédentSuivant >
Article

Les communistes français et la promotion des langues régionales dans la période avant et après la Seconde Guerre mondiale

Olivier Moliner

Université Libre de Berlin

Résumé

L’article se propose de retracer les origines du long débat parlementaire en matière de politique linguistique en France qui a finalement débouché sur une reconnaissance officielle du patrimoine linguistique français et ce, surtout selon les aspects qui touchent à l’engagement des communistes français concernant le dossier parlementaire des langues régionales et leur introduction dans les différents degrés de l’Éducation nationale. Parmi les motifs à être éclairés sont les motifs politiques, les traits les plus marquants de cet engagement et le rôle joué par les communistes au sein de l’Assemblée nationale pendant la période qui précède la Seconde Guerre mondiale et à la période de l’immédiat après-guerre. L’auteur conclut que les communistes français étaient confrontés à la difficulté d’harmoniser trois positions différentes : le patriotisme pour une République unie avec le français comme langue nationale, la conception marxiste-stalinienne et l’attachement aux langues régionales. Pour atteindre ce triple objectif, les députés communistes se présentèrent comme une force patriotique marquée par la résistance au nazisme et au franquisme.

Mots clés : langues régionales, France, breton, occitan, catalan, Parti communiste français

Abstract

The article proposes to retrace the origins of the long parliamentary debate concerning matters of political linguistics in France, a debate that has finally led to an official recognition of French linguistic heritage. The article gives particular attention to the French Communist Party’s involvement with the parliamentary report on regional languages, and the different degrees to which they are integrated into national education. Certain political relations will be examined, notably the communists’ role within the National Assembly during the period preceding the Second World War and the period immediately after the war, along with the most lasting effects of this engagement. The author concludes that the French communists were faced with the difficult task of finding harmony between three different positions: patriotism for a united Republic with French as a national language; the Marxist-Stalinist ideology; and an attachment to regional languages. In order to achieve this harmony, the communist representative leaders positioned themselves as a patriotic force defined by resistance to Nazism and to Francoism.

Auteur : Olivier Moliner
Titre : Les communistes français et la promotion des langues régionales dans la période avant et après la Seconde Guerre mondiale
Revue : Arborescences : revue d’études françaises, Numéro 1, mars 2011
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1001944ar
DOI : 10.7202/1001944ar

Tous droits réservés © Département d'études françaises, Université de Toronto, 2011

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2013