Cyborg : approche anthropologique de l’hybridité corporelle bio-mécaniqueNote de recherche
Axel Guïoux
Centre de Recherches et d’Études Anthropologiques
Université Louis Lumière Lyon 2
Faculté d’anthropologie et de sociologie
5, avenue Pierre Mendès-France
69676 Bron Cedex
France
Evelyne Lasserre
Service Commun de Sciences Humaines et Sociales
Université Claude Bernard Lyon 1
8, avenue Rockefeller
69373 Lyon cedex
France
Jérôme Goffette
Service Commun de Sciences Humaines et Sociales
Université Claude Bernard Lyon 1
8, avenue Rockefeller
69373 Lyon cedex
France
Résumé
Lorsqu’on s’intéresse à la question de l’hybridité, en particulier corporelle, l’image du cyborg est incontournable. Cette figure de la science-fiction nous invite à interroger les complexes liens qui unissent le corps et la machine. Dans cette rencontre du mécanique et du biologique, il est à la fois un symbole d’une redéfinition de la vie humaine et une cristallisation de fascination ou de répulsion. Partant des exemples proposés par le cinéma d’animation japonais, cet article vise à dégager différentes thématiques de l’hybridité, différents aspects de ces expériences fictives. Créature de simulacre, être de monstruosité, produit surpuissant d’un dérèglement social et scientifique, chose informe débordant d’une identité close et unifiée, les images du cyborg révèlent sa grande labilité métaphorique. Plus qu’une simple forme émergeant de constructions fabuleuses, il nous parle aussi du sens que les sociétés modernes attribuent au corps technicisé.
Mots-clés : Guïoux, Lasserre, Goffette, corps, cyborg, machine, Japon, animation
Abstract
Cyborg : Anthropological Approach of Bio-mechanical Body Hybridity
When one is interested in the topic of hybridity (body hybridity), the image of cyborg can’t be ignored. This figure of science-fiction invites us to investigate the intricate relations between body and machine. Through this bio-mechanical junction, he appears both as the symbol of a redefinition of human life and as an emotional crytallization of fascination and repulsion. Based on a corpus of japanese animations, this paper tries to sketch different patterns of hybridity and different aspects of these fictitious experiments. Imaginary creature, monstruous being, ultra-powerful product sprung from a social and scientist disturbance, shapeless thing running over a close and unified identity, the images of cyborg also reveal his deep metaphorical lability. More than a simple shape emerging from fabulous constructions, he also tells us about the meaning ascribed by our modern societies to the technicized body.
Keywords: Guïoux, Lasserre, Goffette, body, cyborg, hybrid, machine, Japan, animation
Resumen
Cyborg : un enfoque antropológico de la hibridez corporal bio-mecánica (nota de investigación)
Cuando uno se interesa a la cuestión de la hibridez, especialmente a la corporal, la imagen del cyborg se vuelve ineludible. Esta figura de la ciencia-ficción nos obliga a cuestionar los lazos complejos que unen el cuerpo y la máquina. Este encuentro de lo mecánico con lo biológico, es al mismo tiempo símbolo de una redefinición de la vida humana y una cristalización de la fascinación o de la repulsión. A partir de los ejemplos que propone el cine de animación japonés, este artículo trata de despejar diferentes temas de la hibridez, diferentes aspectos de las experiencias ficticias. Criatura de simulacro, ser monstruoso, producto súper-poderoso de una deriva social y científica, cosa informe que desborda la identidad cercada y unificada, las imágenes del cyborg rebelan su gran inestabilidad metafórica. Mucho más que una simple forma que surge de las construcciones fantásticas, ese ser nos muestra el sentido que las sociedades modernas atribuyen al cuerpo tecnificado.
Palabras clave: Guioux, Lasserre, Goffette, cuerpo, cyborg, máquina, Japón, animación
| Auteurs : | Axel Guïoux, Evelyne Lasserre et Jérôme Goffette |
|---|---|
| Titre : | Cyborg : approche anthropologique de l’hybridité corporelle bio-mécanique : note de recherche |
| Revue : | Anthropologie et Sociétés, Volume 28, numéro 3, 2004, p. 187-204 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/011289ar |
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