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Anthropologie et Sociétés

Volume 39, numéro 3, 2015, p. 51-68

Spéculations langagières

Sous la direction de Alexandre Duchêne et Michelle Daveluy

Language Deals

Especulaciones linguisticas

Direction : Frédéric Laugrand (directeur)

Éditeur : Département d’anthropologie de l’Université Laval

ISSN : 0702-8997 (imprimé)  1703-7921 (numérique)

DOI : 10.7202/1034759ar

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Article

Marchés linguistiques autochtones

Louis-Jacques Dorais

Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones, Pavillon Charles-De Koninck, Université Laval, 1030, av. des Sciences humaines, Québec (Québec) G1V 0A6, Canada

louis-jacques.dorais@ant.ulaval.ca

Résumé

Cet article cherche à examiner le fonctionnement de quatre marchés linguistiques (selon la définition de Bourdieu) : trois en contexte inuit (Nunavut, Nunavik, Groenland) et un en milieu amérindien (chez les Hurons-Wendat). Nous essayons de comprendre jusqu’à quel point les langues indigènes constituent un capital dont la possession dote leurs locuteurs d’une agencéité économique et politique potentiellement moins efficace que celle des locuteurs des langues véhiculaires, renforçant ainsi les hégémonies issues du colonialisme. A contrario, nous nous demandons également si, au-delà des simples considérations économiques, les langues ne contribuent pas à accroître le capital symbolique de ceux qui les parlent (jouant ainsi un rôle anti-hégémonique), même quand ceux-ci constituent une minorité. En dernière instance cependant, une langue minoritaire peut-elle survivre sans le soutien d’une base économique et politique favorable ?

Mots clés : Dorais, marché linguistique, Inuit, Hurons-Wendat, inuktitut, kalaallisut, Bourdieu, langues autochtones

Abstract

Aboriginal Linguistic Markets

This article aims at examining how four linguistic markets (according to Bourdieu’s definition) actually operate, three of them in an Inuit context (Nunavut, Nunavik, Greenland), and a fourth one in an Amerindian environment (the Huron-Wendat). We try to understand up to what point indigenous languages should be considered as constituting a capital whose possession endows their speakers with a degree of economic and political agency potentially less efficient than that of speakers of vehicular languages, thus reinforcing hegemonies generated by colonialism. Conversely, we also examine if, beyond mere economic considerations, language does not contribute to increase the symbolic capital of its speakers, thus playing a contra-hegemonic part, even when these speakers belong to a minority. Finally however, is it possible for a minority language to survive in the absence of a supportive economic and political basis ?

Keywords: Dorais, Linguistic Market, Inuit, Huron-Wendat, Inuktitut, Kalaallisut, Bourdieu, Aboriginal Languages

Resumen

Mercados lingüísticos autóctonos

Este artículo examina el funcionamiento de cuatro mercados lingüísticos (de acuerdo con la definición de Bourdieu), tres en contexto inuit (Nunavut, Nunavik, Groenlandia) y uno en el medio amerindio (con los Huron-Wendat). Tratamos de comprender hasta qué punto las lenguas indígenas constituyen un capital cuya posesión dota a sus hablantes de una agenceidad económica y política potencialmente menos eficaz que la de los hablantes de las lenguas vehiculares, reforzando así las hegemonías provenientes del colonialismo. A contrario, nos interrogamos asimismo si, más allá de las simples consideraciones económicas, las lenguas no contribuyen a acrecentar el capital simbólico de sus hablantes (jugando así un rol anti-hegemónico), incluso cuando éstos constituyen una minoría. No obstante, ¿ en última instancia una lengua minoritaria puede sobrevivir sin el apoyo de una base económica y política favorable ?

Palabras clave: Dorais, mercado lingüístico, Inuit, Huron-Wendat, inuktitut, kalaallisut, Bourdieu, lenguas autóctonas

Auteur : Louis-Jacques Dorais
Titre : Marchés linguistiques autochtones
Revue : Anthropologie et Sociétés, Volume 39, numéro 3, 2015, p. 51-68
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1034759ar
DOI : 10.7202/1034759ar

Tous droits réservés © Anthropologie et Sociétés, Université Laval, 2015

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