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Anthropologie et Sociétés

Volume 39, numéro 3, 2015, p. 135-152

Spéculations langagières

Sous la direction de Alexandre Duchêne et Michelle Daveluy

Language Deals

Especulaciones linguisticas

Direction : Frédéric Laugrand (directeur)

Éditeur : Département d’anthropologie de l’Université Laval

ISSN : 0702-8997 (imprimé)  1703-7921 (numérique)

DOI : 10.7202/1034763ar

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Article

Une division sociale du travail linguistiqueEnseigner le tamoul comme langue d’origine à Montréal, Québec

Sonia N. Das

Rufus D. Smith Hall, New York University, 25 Waverly Place, New York (NY) 10003, États-Unis

sonia.das@nyu.edu

Résumé

Les politiques nationalistes et internationales exercent des influences diverses sur la valeur économique et le capital social rattachés à des variétés de tamoul, enseignées comme deux langues d’origine différentes dans les écoles des communautés sri-lankaise et indienne et les écoles publiques de langue française et de langue anglaise à Montréal (Québec). En réinterprétant la division locale du travail linguistique en milieu scolaire francophone et anglophone à Montréal, les immigrants indiens et les réfugiés sri-lankais poursuivent chacun de leur côté différentes stratégies pour financer deux programmes d’enseignement de langue d’origine distincts et s’associent avec différents partenaires pour les mettre sur pied. Alors que les Sri-Lankais veulent conserver une variété littéraire du tamoul perçue comme dépositaire de leur patrimoine culturel et liée à leur prétention d’authenticité culturelle, les immigrants indiens veulent pour leur part moderniser leur variété plus familière du tamoul afin de s’ouvrir aux marchés internationaux et de favoriser la mobilité sociale de ses locuteurs en leur permettant de rejoindre une modernité mondiale. Ces différentes évaluations d’une langue minoritaire mettent en relief les dynamiques concurrentielles et collaboratives du néolibéralisme.

Mots clés : Das, division du travail sociolinguistique, enseignement des langues d’origine, tamoul, Québec, politique linguistique, néolibéralisme, idéologie linguistique

Abstract

A Sociolinguistic Division of Labour

Teaching Tamil as a Heritage Language in Montréal, Québec

Nationalist policies and international politics inform the economic value and social capital attributed to varieties of Tamil taught as different heritage languages in Indian and Sri Lankan community schools and across French and English-medium public schools in Montreal, Quebec. In reimagining the local sociolinguistic division of labour between francophone and anglophone educational domains, Indian immigrants and Sri Lankan refugees pursue alternative sources of funding and institutional partnerships to implement two distinct heritage language education curricula in this city. Sri Lankans seek to preserve a literary style of Tamil to serve as a repository of their patrimony and validate claims of cultural authenticity, whereas Indians seek to modernize colloquial styles of Tamil that promise them access to new markets, facilitate speakers’ mobility, and affirm their claims of global modernity. Articulating these different valuations of a minority language exposes the competitive and collaborative dynamics of neoliberalism.

Keywords: Das, Sociolinguistic Division of Labour, Heritage Language Education, Tamil, Quebec, Language Politics, Neoliberalism, Language Ideology

Resumen

Una división social del trabajo lingüístico

Enseñar el Tamil como lengua materna en Montreal, Quebec

Las políticas nacionalistas e internacionales ejercen diversas influencias sobre el valor económico y el capital social ligados a las variedades de tamil enseñadas como dos lenguas maternas diferentes en las escuelas de las comunidades esrilanquesas e hindú y las escuelas públicas de lengua francesa y de lengua inglesa en Montreal (Quebec). Al reinterpretar la división local del trabajo lingüístico en el medio escolar francófono y anglófono de Montreal, los inmigrantes hindús y los refugiados esrilanqueses siguen cada uno por su lado diferentes estrategias para financiar dos programas diferentes de enseñanza de la lengua nativas y para establecerlos se asocian con diferentes coparticipes. Mientras que los esrilanqueses buscan conservar una variedad literaria del tamil percibida como depósito de su patrimonio cultural y ligada a una pretensión de autenticidad cultural, los inmigrantes hindús desean modernizar su variedad, más común, del tamil con el fin de abrirse a los mercados internacionales y favorecer la movilidad social de sus hablantes, permitiéndoles unirse a una modernidad mundial. Esas evaluaciones distintas de una lengua minoritaria ponen de relieve las dinámicas concurrentes y colaborativas del neoliberalismo.

Palabras clave: Das, división del trabajo sociolingüístico, enseñanza de las lenguas maternas, tamil, Quebec, política lingüística, neoliberalismo, ideología lingüística

Auteur : Sonia N. Das
Titre : Une division sociale du travail linguistique : enseigner le tamoul comme langue d’origine à Montréal, Québec
Revue : Anthropologie et Sociétés, Volume 39, numéro 3, 2015, p. 135-152
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1034763ar
DOI : 10.7202/1034763ar

Tous droits réservés © Anthropologie et Sociétés, Université Laval, 2015

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