<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"><channel><title>Érudit | </title><description>2012 V36 N3</description><link>http://www.erudit.org/revue/as/</link><item><title>Présentation : Gestes et cultures, un état des lieux1</title><description>Joël Candau ,Charles Gaucher ,Arnaud Halloy </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014163ar</link></item><item><title>Autour du geste : Entretien avec le Professeur Alain Berthoz (Collège de France)</title><description>Joël Candau ,Arnaud Halloy </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014164ar</link></item><item><title>Geste graphique et technicité : L’exemple des peintures néolithiques</title><description>Philippe Hameau 
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 						L’une des particularités du motif peint sur une paroi est qu’il garde la mémoire du
        geste qui l’a produit. Toutefois, il n’est possible de restituer valablement ce geste qu’en
        contextualisant le motif, c’est-à-dire en invoquant les paramètres culturels (des
        circonstances de sa production à son choix) et physiques (les matériaux dont il est fait et
        sa morphologie) qui ont accompagné sa réalisation. On l’étudie donc dans le cadre d’une
        anthropologie des gestes associés aux expressions picturales du Néolithique, sachant qu’avec
        le recul du temps, il nous faudra préalablement présenter des paramètres tels que les
        contraintes culturelles qui président à l’emplacement des figures et les pratiques rituelles
        à l’origine de l’expression graphique, sans oublier la topographie des parois et des sites.
        En effet, le scripteur perçoit, s’adapte et agit en fonction de cet environnement spatial et
        social. Quelques stratégies culturelles sont évoquées ici : l’attention portée à la
        microtopographie de la paroi selon les signes à tracer, le respect de certains des critères
        qui déterminent le choix du site comme l’humidité des lieux et la teinte orangée des parois,
        la volonté de peindre aux limites de l’accessibilité du site et de la paroi, l’usage
        d’outils-traceurs augmentant les capacités du corps. L’efficacité du geste consiste alors
        dans la réalisation d’un motif porteur de sens parce qu’il est en adéquation avec la
        perception culturellement orientée des caractéristiques de son support. De cette analyse
        structurée sur un terrain ancien, on tire des éléments de réflexion anthropologique pour
        d’autres pratiques graphiques, notamment contemporaines et urbaines (tags, street
        art, etc.)
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 						The painted motif on a wall keeps the memory of gesture which produces it. However,
        it is not possible to reproduce gesture if the motif is not put in context. The cultural
        parameters (from the circumstances of its production to its choice) and physical parameters
        (from its material to its morphology) which have accompanied its drawing have to be
        presented. The sign is hence studied in the context of anthropology of gesture. Because of
        oldness of facts, gestures associated with walled graphic expressions of Neolithic age have
        to be presented together with criteria such as cultural constraints (which specify the
        location of figures), and ritual practices (which are originally of graphic expression),
        keeping in mind the topography of walls and sites. The writer perceives, adapts and acts
        within his spatial and social environment. Some cultural strategies are examined : attention
        for the micropography of the wall in linking with the signs to draw ; respect of criterias
        which justify the choice of the site (such as the dampness of space and the orange colour of
        walls) ; willingness to paint as far as the limits of the accessibility of sites and walls
        can allow ; use of brushes for increasing the ability of the body. The efficiency of gesture
        lies in the production of a motif with a meaning because its presence is appropriate with
        the culturally oriented perception of the characteristics of its support. From the analysis
        of an ancient ground, we draw elements of an anthropological reflection about others graphic
        practices such as the contemporary and urban expressions of tags and street art.
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 						Una de las particularidades del motivo pintado sobre la pared de una caverna es que
        así se conserva el recuerdo del gesto que lo produjo. No obstante, sólo es posible restituir
        de manera aceptable el gesto si se contextualiza el motivo, es decir, invocando los
        parámetros culturales (desde las circunstancias de su producción hasta su elección) y
        físicas (los materiales en los cuales se hizo y su morfología) que acompañaron su
        realización. Así pues, se le estudia en el cuadro de una antropología de los gestos
        asociados a las expresiones pictóricas del Neolítico, conscientes que con la distancia
        temporal, será previamente necesario presentar parámetros como las coacciones culturales que
        presidieron la distribución de las figuras y las prácticas rituales a la base de la
        expresión gráfica, sin olvidar la topografía de la pared y del lugar. Efectivamente, el
        escritor percibe, se adapta y actúa de acuerdo con el entorno espacial y social. Se evocan
        algunas estrategias culturales : el cuidado que se aplica a la micro-topografía de la pared
        de roca de acuerdo con los signos que se trazarán, el respeto de ciertos criterios que
        determinan la elección del sitio como la humedad del lugar, el tinte anaranjado de las
        paredes, la voluntad de pintar en los límites de la accesibilidad del sitio y de la pared,
        ya que el uso de herramientas para trazar aumentan las capacidades corporales. La eficacidad
        del gesto reside en la realización de un motivo portador de un significado ya que se adecua
        a la percepción culturalmente orientada de las características de su soporte. De un análisis
        estructurado sobre un terreno antiguo se extraen elementos de reflexión antropológica para
        otras prácticas gráficas, particularmente contemporáneas y urbanas (tags, street art,
        etc.).</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014165ar</link></item><item><title>La gestuelle du buveur dans le contexte festif andin (note de recherche)</title><description>Céline Geffroy 
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 						La gestuelle du buveur présentée ici est issue d’un contexte festif et rituel andin        dans lequel le buveur s’offre à tous à travers une gestuelle complexe, généralement        reconnaissable comme celle d’une personne soûle, et qui évolue au fur et à mesure de        l’ivresse. On peut diviser ces gestes en deux grandes catégories. D’une part, les buveurs        opèrent des gestes égocentrés, une sorte de repli sur soi qui vise à protéger tant la        personne que le groupe. D’autre part, la gestuelle s’ouvre : on parle alors de gestes        allocentrés, orientés vers l’extérieur. Cela est notoire dans les mouvements involontaires        du corps – dont le relâchement provoque une béance exhibant l’immonde et où l’intime devient        visible – et dans les gestes liés aux offrandes et envers les défunts. Ils favorisent une        chaîne de réciprocité et de communication avec les divinités et les morts.
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 						The drinker’s body language presented here emerged from an Andean festive ritual.        The drinker is offered to all through a complex gesture, generally recognizable as that of a        drunken person, which evolves as drunkenness progresses. These gestures can be divided into        two main categories. On the one hand, the drinker carries out egocentric gestures, a kind of        self-reliance in order to protect oneself and the group. On the other hand, the gesture        opens to gestures directed outwardly. This is noticable in involuntary body movements        – where relaxation produces an opening where the foul and the intimate become visible – and        in gestures related to offerings and towards the deceased. It promotes a chain of        reciprocity and communication with the gods and the dead. 
 						|  :
 						La gestualidad del bebedor aquí presentada proviene de un contexto festivo y ritual        andino en el cual el bebedor se presenta a todos a través de una gestualidad compleja,        generalmente reconocible como la de una persona ebria y que se transformará conforme la        ebriedad aumenta. Estos gestos se pueden dividir en dos grandes categorías. Por una parte,        los bebedores realizan gestos egocéntricos, una suerte de repliego sobre sí mismo cuya        finalidad es proteger tanto a la persona como al grupo, y por otro lado, la gestualidad se        abre, de una manera que denominaré como gestos alocéntricos, orientados hacia el exterior.        Eso es evidente en los movimientos involuntarios del cuerpo – cuya relajación provoca una        apertura que muestra lo inmundo y en donde lo íntimo se vuelve visible – y en los gestos        ligados a las ofrendas y a los difuntos que favorecen una cadena de reciprocidad y de        comunicación con las divinidades y los muertos.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014166ar</link></item><item><title>Suivre les actions de l'autre : Les gestes en salle de classe autour du tableau interactif</title><description>Dimitri Voilmy 
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 						Les salles de classe se caractérisent par des pratiques organisationnelles établies
        et sont des environnements riches en technologies matérielles. Un outil tel que le tableau
        soutient l’activité en classe, et est l’objet vers lequel les participants à l’événement que
        constitue la classe coordonnent leur attention mutuelle. L’organisation locale de
        l’interaction en classe est accomplie à la fois par le parler et par les regards, les
        gestes, la posture corporelle. De quelle manière la conduite incarnée est-elle rendue
        observable pour la gestion endogène (émique) de l’activité ? Comment le fait de pouvoir
        suivre et comprendre les gestes des autres permet-elle la co-orientation vers un même moment
        interactionnel ? Cet article examine un moment de transition entre deux activités avec le
        tableau interactif pendant lequel l’institutrice manipule l’outil et interroge les élèves
        concernant la consigne et l’utilisation du tableau pour l’activité future. Cette situation
        concrète d’enseignement a été enregistrée selon la perspective de l’analyse vidéo de l’ordre
        local en classe, dont l’exigence de base est de préserver les ressources exploitées et
        mobilisées par les participants à l’interaction. Nous nous intéressons à la manière dont les
        élèves suivent les différentes actions de l’institutrice, lèvent la main pour se
        présélectionner, commencent à répondre pour attirer l’attention, et pointent vers le tableau
        de manière publiquement intelligible. Nous interrogeons la manière dont, à travers leur
        conduite incarnée (verbale et gestuelle), les enfants montrent leurs orientations vers, et
        leur capacité à gérer, l’observabilité de leur conduite en classe.
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 						Classrooms are characterized by established organizational practices and constitute
        environments rich in material technologies. A tool such as the board supports classroom
        activity, and is the object towards which the participants to the classroom event coordinate
        their mutual attention. The local organization of classroom interaction is accomplished
        through talk, but also through gazed, gestures, body posture. How is the embodied conduct
        made for the management of the endogenous (emic) activity ? How does the ability to follow
        and understand the actions of others allow the accomplishment of co-orientation towards a
        common interactional moment ? This paper examines a transition moment between two activities
        with the interactive whiteboard, during which the teacher manipulates the tool and
        interrogates the students about how to use the board for next activity. This teaching
        situation has been recorded from the video analysis perspective of the local order in the
        classroom, whose basic requirement is to preserve the resources mobilized and used by the
        participants to the interaction. Analysis is interested in how students follow the teacher’s
        actions, raise their hands to pre-select, begin to respond to attract attention, and produce
        pointing gestures towards the board in a publicly intelligible way. We examine how, through
        their embodied conduct (verbal and gestural), children make visible how they orient to, and
        how they are able to manage, the observability of their conduct in the
        classroom.
 						|  :
 						Los salones de clase se caracterizan por las prácticas organizacionales
        establecidas y son entornos ricos en tecnologías materiales. Un útil como el pizarrón apoya
        la actividad en la clase y constituye el objeto hacia el cual los participantes al evento
        que es la clase coordinan su atención mutua. La organización local de la interacción en
        clase se realiza tanto a través del habla como de las miradas, los gestos, la postura
        corporal. ¿De qué manera el comportamiento desplegado se vuelve observable para la gestión
        endógena (émica) de la actividad? ¿Cómo es que el hecho de poder seguir y comprender los
        gestos de los otros permite la co-orientación hacia un mismo momento interactivo? Este
        artículo examina un momento de transición entre dos actividades con un pizarrón interactivo,
        durante el cual la maestra manipula la herramienta e interroga a los alumnos sobre la
        consigna y la utilización del pizarrón para la actividad futura. Esta situación concreta de
        enseñanza fue grabada conforme a la perspectiva del análisis video del orden local de la
        clase, cuya exigencia de base es conservar los recursos explotados y movilizados por los
        participantes en la interacción. Nos interesamos a la manera en que los alumnos siguen las
        diferentes acciones de la maestra, levantan la mano con el fin de ser seleccionados,
        comienzan a responder para asi atraer la atención y señalan hacia el pizarrón de una manera
        públicamente inteligible. Nos interrogamos sobre la manera en que, a través del
        comportamiento desplegado (verbal y gestual), los alumnos muestran sus orientaciones hacia,
        y su capacidad para administrar, su comportamiento observable en clase.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014167ar</link></item><item><title>Échanges de gestuelles religieuses dans l'espace rituel : Performance des traditions rituelles et négociation des frontières entre les
        communautés dans le bassin du lac Songkhla, en Thaïlande du Sud</title><description>Alexander Horstmann ,Anne-Hélène Kerbiriou 
 						|  :
 						Dans cet article, je m’intéresse aux échanges de gestuelles religieuses dans
        l’espace rituel tels qu’ils se déroulent entre les bouddhistes et les musulmans partageant
        les mêmes lieux de vie en Thaïlande du Sud. Les quartiers multi-religieux renvoient au
        partage de l’espace physique et au développement d’un savoir local dans lequel les gens
        expriment leur appartenance à une entité commune en s’investissant dans des relations qui
        dépassent la scission religieuse. La gestuelle pratiquée dans l’espace rituel fournit un
        terrain d’observation privilégié pour comprendre les performances spectaculaires par
        lesquelles s’expriment les hiérarchies sociales et les ordres normatifs et se négocient les
        identités. Dans l’espace rituel, et par le biais de la performance corporelle, les identités
        et les positions sociales sont légitimées, négociées, reflétées, exprimées et transformées.
        Ma thèse est donc que la performance gestuelle dans l’espace rituel ouvre une perspective
        sur la négociation des relations entre musulmans et bouddhistes. L’échange des gestes
        oratoires dans l’espace rituel renvoie à la morale et à l’économie des échanges entre
        bouddhistes et musulmans et à la rationalité qui les sous-tend. Je démontre qu’un regard
        attentif sur l’échange des gestuelles nous ouvre une perspective plus dynamique sur les
        tensions et les contradictions qui se manifestent entre bouddhistes et musulmans en ce
        moment. La performance des gestuelles dans l’espace rituel est perçue comme une
        transgression d’un espace qui se caractérise par des frontières ethniques et religieuses de
        plus en plus rigides et qui est menacé par la circulation des images de violence politique
        qui émane des régions les plus méridionales du pays. L’échange des gestuelles reflète donc
        ce qui reste d’un ordre social traditionnel et ce qui le revitalise, au-delà de la
        politisation de la religion.
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 						In this article, I am interested in the exchange of religious gestures in ritual
        space as it unfolds between Buddhists and Muslims in shared neighbourhoods of Southern
        Thailand. Multi-religious neighbourhood refers to the sharing of physical space and to the
        development of local knowledge in which people express their belonging to a commonly
        identified entity by investing into relations beyond the religious divide. Gestures in
        ritual space provide a privileged terrain to understand the dramatic performances in which
        social hierarchies and normative orders are expressed and identities negotiated. In ritual
        space, and through bodily performance, identities and social positions are legitimated,
        negotiated, reflected, expressed and transformed. My thesis is, then, that the performance
        of gestures in ritual space opens a window on the negotiation of Buddhist-Muslim relations.
        The exchange of prayer gestures in ritual space refers to the morality and economy of
        exchange between Buddhists and Muslims and the rationality behind it. In the following, I
        want to show how a close look on the exchange of gestures gives a more dynamic perspective
        on the tensions and contradictions evolving between Buddhists and Muslims at this time. I
        argue that the performance of gestures in ritual space is perceived as a transgression of a
        space that is characterized by increasingly rigid ethnic and religious boundaries and
        threatened by the circulation of images of political violence in the Deep South. The
        exchange of gestures thus reflects the remainders and revitalization of a traditional social
        order beyond the politicisation of religion.
 						|  :
 						En este artículo, me intereso a los intercambios de gestualidades religiosas en el
        espacio ritual tal y como se llevan a cabo entre los budistas y los musulmanes que comparten
        los mismos espacios de vida en el sur de Tailandia. Los barrios multi-religiosos suscitan la
        repartición del espacio físico y el desarrollo de un conocimiento local en el cual las
        gentes expresan su membrecía a una identidad común invirtiéndose en relaciones que rebasan
        la escisión religiosa. La gestualidad practicada en el espacio ritual ofrece un terreno de
        observación privilegiado para comprender las ejecuciones espectaculares a través de las
        cuales se expresan las jerarquías sociales y los órdenes normativos y se negocian las
        identidades. En el espacio ritual, y a través de la ejecución corporal, las identidades y
        las posiciones sociales se legitiman, se negocian, son reflejadas, expresadas y
        transformadas. Mi tesis es pues que la ejecución gestual en el espacio ritual abre una
        perspectiva sobre la negociación de las relaciones entre musulmanes y budistas. El
        intercambio de gestos oratorios en el espacio ritual remite a la moral y a la economía de
        intercambios entre budistas y musulmanes y a la racionalidad que los sostiene. En este
        artículo, deseo demostrar que una mirada atenta en torno al intercambio de gestualidades nos
        ofrece una perspectiva más dinámica sobre las tensiones y las contradicciones que se
        manifiestan actualmente entre budistas y musulmanes. Sostengo que la ejecución de los gestos
        en el espacio ritual es percibida como una transgresión de un espacio que se caracteriza por
        fronteras étnicas y religiosas cada vez más rígidas y que está amenazado por la circulación
        de imágenes de la violencia política que emana de las religiones más meridionales del país.
        El intercambio de gestos refleja, pues, lo que queda de un orden social tradicional y que lo
        revitaliza, más allá de la politización de la religión. </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014168ar</link></item><item><title>Rythmomimisme et gestuelle dansée : Danser à l’image des génies au Congo</title><description>Carine Plancke 
 						|  :
 						Une caractéristique de la performance dansée est d’orienter l’attention sur le
        mouvement en tant que tel et d’induire une conscience proprioceptive aiguë. Elle a dès lors
        le potentiel de faire apparaître dans son accomplissement même la double action
        d’incorporation et de dilatation de la gestuelle humaine, identifiée par Marcel Jousse,
        ainsi que le rapport mimétique de l’individu au monde qui s’y réalise. Cet argument est
        exploré pour l’ikoku des Punu du Congo-Brazzaville. Dans cette danse qui célèbre la
        fertilité, un va-et-vient entre des danseurs de sexe différent donne lieu à une phase
        d’animation collective suivie d’une danse en couple. Par l’attention portée au corps en
        train de bouger à l’image de l’autre, qui est à la fois l’autre danseur et le génie de
        l’eau, garant du bien-être social, la performance met en acte le processus rythmomimique
        d’internalisation et d’externalisation de l’univers sociocosmique punu en tant qu’il est
        élaboré à la fois autour de la notion d’une complémentarité des sexes et de celle d’un
        enveloppement maternel.
 						|  :
 						One of the characteristics of dance performance is that it focuses the attention on
        the movement itself and induces a sharp proprioceptive consciousness. As such, it has the
        potential to manifest in its realization the double action of human gesture to incorporate
        and dilate, as identified by Marcel Jousse, as well as the mimetic relation of the
        individual to the world realized in this action. This argument is explored in reference to
        ikoku dancing in Congo-Brazzaville. In this fertility celebrating dance an
        alternating movement between male and female dancers gives way to a moment of collective
        animation and then to a couple dance. By giving full attention to the body that moves in a
        specular relation to the other, i.e. the dancer and the community supportive water spirit,
        this performance enacts the rythmomimic process and accomplishes the internalization and
        externalization of the Punu sociocosmic universe based on notions of gender complementarity
        and maternal containment.
 						|  :
 						Una característica de la ejecución danzada es orientar la atención sobre el
        movimiento en tanto que tal e inducir una conciencia propioceptiva aguda. Tiene
        consecuentemente el potencial de hacer aparecer en su cumplimiento mismo la doble acción de
        incorporación y de dilatación de la gestualidad humana, identificada por Marcel Jousse, así
        como la relación mimética del individuo al mundo en donde se realiza. Exploramos éste
        argumento con el ikoku de los Panu del Congo-Brazzaville. En ésta danza, que
        celebra la fertilidad, un vaivén entre los danzantes de sexo diferente da lugar a una fase
        de animación colectiva seguida de una danza en pareja. Gracias a la atención sobre el cuerpo
        en movimiento al mismo ritmo que el otro, que es al mismo tiempo el otro danzante y el genio
        del agua, garante del bienestar social, la ejecución actualiza el proceso ritmomímico de la
        internalización y exteriorización del universo socio-cósmico panu tal y como se elabora
        tanto en torno de la noción de complementariedad de sexos y del envolvimiento
        maternal.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014169ar</link></item><item><title>Les Sourds ne gesticulent pas, ils « signent » : Réflexion sur le rapport entre corps sourds et langues des signes</title><description>Charles Gaucher 
 						|  :
 						Réfléchir sur la spécificité langagière sourde et au sentiment identitaire qui
        l’accompagne, c’est d’abord et avant tout interroger le sens commun qui veut que les Sourds
        gesticulent pour communiquer. Pourtant, les Sourds ont une langue qui ne se résume pas à un
        ensemble de mouvements substituant le geste à la parole ou à des adaptations de l’oralité à
        la gestualité. En fait, cette différence linguistique est plurielle : il existe des langues,
        qui véhiculent et sont véhiculées par autant de communautés identitaires sourdes. Le rapport
        des Sourds à ces langues se fait à travers une rhétorique ancrant paradoxalement la
        différence langagière sourde dans une caractéristique qui serait naturelle aux Sourds, une
        sorte d’inclination spontanée ramenant bien souvent la langue des signes à des gestes quasi
        instinctifs et souvent conçus comme innés. La langue des signes serait en quelque sorte une
        essence qui relie les Sourds entre eux. Le présent article propose d’explorer trois axes
        d’interprétation du lien entre langues des signes et corps sourds.
 						|  :
 						Contemplating the specifics of deaf language, and the sense of identity that
        accompanies it, is to question the cliché that the Deaf gesture to communicate. The Deaf
        have a language which is not limited to movements substituting words with actions or a
        simple adaptation of spoken language to gesture. In fact, linguistic differences are as
        diverse as the Deaf communities which convey them. Their relationship to language becomes a
        rhetoric, paradoxically entrenching the deaf language difference in nature, a kind of
        spontaneous inclination often reducing sign language to instinct and innate gestures. Sign
        language is somehow a quality connecting the Deaf. This article explores three ways of
        interpreting the connection between sign languages and deaf bodies.
 						|  :
 						Reflexionar sobre la especificidad del lenguaje de los sordos, y sobre el
        sentimiento identitario que la acompaña, es, por principio y antes que nada, interrogar el
        sentido común que supone que los Sordos gesticulan para comunicar. Sin embargo, los Sordos
        poseen un lenguaje que no se reduce a un conjunto de movimientos que sustituyen el gesto por
        el habla o a adaptaciones de lo oral a lo gestual. De hecho, esta diferencia lingüística es
        múltiple : hay lenguajes que vehiculan y son vehiculados por una multiplicidad de
        comunidades identitarias de sordos. La relación de los Sordos a dichos lenguajes se realiza
        a través de una retórica en donde se arraíza paradójicamente la diferencia del hablar sordo
        en una característica que es natural a los sordos, una suerte de inclinación espontanea que
        con frecuencia reduce el lenguaje de los signos a los gestos casi instintivos y con
        frecuencia concebidos como innatos. El lenguaje de los signos sería algo así como una
        esencia que liga a los Sordos entre ellos. El presente artículo se propone explorar tres
        ejes de interpretación de la relación entre los lenguajes de los signos y los cuerpos de los
        sordos.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014170ar</link></item><item><title>« J'ai senti que c'était mon monde » : Expression des dimensions identitaire et normative des langues des signes</title><description>Daphnée Poirier 
 						|  :
 						Bien que les langues des signes aient reçu le statut de langues à part entière
        grâce aux travaux de linguistes tels que Wiliam Stokoe et Christian Cuxac, le rapport
        qu’elles entretiennent aux langues orales reste à élucider. Statuer que les langues des
        signes n’entretiennent pas de lien de dépendance à l’égard des langues orales, c’est
        reconnaître leur autonomie en termes de structure linguistique, mais cela recouvre un
        processus identitaire important dans lequel la personne sourde est engagée, qu’elle soit
        gestuelle ou oraliste. Nous voyons que le geste (en tant que signe) représente plus qu’un
        support et un complément à la parole. Grâce notamment à ses caractères métonymique et
        iconique, le signe représente un vecteur d’une représentation identitaire complexe. Le
        rapport entre le signe gestuel et la parole est susceptible d’être inversé.
 						|  :
 						Although sign languages have been recognized as true languages in themselves in
        part because of linguistic studies by William Stokoe and Christian Cuxac among others,
        their exact relation to oral languages remains largely unknown. The fact that sign languages
        are not an outgrowth of oral languages shows that they are autonomous linguistic systems and
        we shall see that they also remain a central element in the identity process of gestural and
        oralist deaf persons. With the concepts of iconicity and metonymy, we argue that gesture is
        more than a support or accompaniment of voice, and that the relationship between voice and
        gesture can actually by inverted.
 						|  :
 						Aunque el lenguaje de signos posee el estatus de una lengua gracias a los trabajos
        de lingüistas como William Stokoe y Christian Cuxac, la relación con los lenguajes orales
        está aún por elucidar. Decidir que los lenguajes de signos no mantienen una relación de
        dependencia con respecto a los lenguajes orales, significa reconocer su autonomía en
        términos de estructura lingüística, ciertamente, no obstante eso oculta un proceso
        identitario importante en el cual se encuentra comprometida la persona sorda, sea gestual u
        oralista. Al respecto, veremos cómo el gesto (en tanto que signo) representa más que un
        soporte y un complemento a la palabra. Particularmente gracias a sus características
        metonímica e icónica, por una parte, el signo representa un vector de una representación
        identitaria compleja y, por otra parte, la relación entre el signo y la palabra es
        susceptible de invertirse.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014171ar</link></item><item><title>Le chant comme geste vocal : Une enquête interactive chez les chanteurs paysans d’un village au sud de l’Italie </title><description>Flavia Gervasi 
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 						Dans cet article nous cherchons à dégager les critères opératoires qui régissent un
        répertoire de chants de travail du sud de l’Italie en reportant notre regard analytique sur
        la perception physique – et pas seulement acoustique et « proprement musicale » – qu’en ont
        les tenants de la tradition. Afin de mener à bien notre étude, ce qui nous intéresse est
        ainsi la compréhension du mode d’être du sujet dans son environnement, en cherchant à
        découvrir comment l’interaction d’un corps avec son espace physique et social peut être
        porteur d’un sens, du point de vue de la construction et de la mise en oeuvre d’une pratique
        vocale. L’étude des références expressives et conceptuelles, ainsi que des patterns
        de comportements corporels, devrait nous permettre de comprendre le principe constructeur à
        la base de la performance des arie dites « del trainieri »,
        chantées par les paysans d’un village au sud de l’Italie appelé Martano.
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 						In this article, we will try to draw the operating criteria that govern the
        repertory of southern Italy work songs by analysing physical perception – and not only
        acoustical and “purely musical” – experienced by the traditional singers. What is at stake
        in this study is the way the subject lives in his environment. We study how the interaction
        of the body with the physical and social space can be meaningful from the point of view of
        the construction and implementation of a vocal practice. The study of the expressive and
        conceptual references, as well as of the corporal behaviours patterns, should allow us to
        understand the generative principles on which the performance of arie called “del trainieri”
        sung by Martano peasants, a village of southern Italy, are based. 
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 						En el presente artículo, tratamos de despejar los criterios operatorios que rigen
        un repertorio de cantos laborales del sur de Italia, nuestro acercamiento analítico se
        vuelca sobre la percepción física – y no solamente acústica y « específicamente musical » –
        propios a la tradición. Con el objetivo de realizar correctamente nuestro estudio, nos
        interesamos a la comprensión del modo de ser del sujeto en su entrono, tratando de descubrir
        cómo la interacción de un cuerpo con su espacio físico y social puede ser revelador, desde
        el punto de vista de la construcción y de la realización de una práctica vocal. El estudio
        de las referencias expresivas y conceptuales, así como de los modelos de comportamiento
        corporales, deberá facilitar la comprensión del principio constructor sobre el que se erige
        la producción de las « arie » llamadas « dei trainieri » entonadas por los
        campesinos de Martano un pueblo del sur de Italia</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014172ar</link></item><item><title>« Le doudou de ma fille, ça pue tellement bon ! » : Intimité familiale et jugements olfactifs</title><description>Olivier Wathelet 
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 						Le statut épistémique des odeurs occupe une place à part dans la littérature
        scientifique, en particulier en psychologie cognitive et au sein de l’anthropologie des
        sens. À partir d’une enquête ethnographique conduite en France et en Belgique francophone,
        nous montrons les limites d’une conception dominante de ces travaux qui consiste à trier les
        expériences olfactives dans le cadre d’un clivage hédonique, bonnes et mauvaises odeurs
        s’opposant d’un point de vue affectif, cognitif et normatif. Prenant appui sur une démarche
        d’ethnographie cognitive des perceptions consistant à étudier les odeurs en tant que
        résultat d’un processus de jugement dont on peut étudier le déploiement en tant qu’activité
        mentale située, nous montrons dans un premier temps la place qu’occupent les « mauvaises
        odeurs » corporelles dans l’intimité de nos informateurs. Puis nous présentons les odeurs
        oxymorons qui sont jugées à la fois bonnes et mauvaises. Ces deux cas illustrent les limites
        d’une analyse des odeurs en termes de clivage hédonique. Au-delà de cette question
        spécifique, nous proposons une analyse ethnographique des jugements cognitifs au coeur de
        l’intime comme cadre pour le développement de l’anthropologie des sens, et un rapprochement
        vis-à-vis des travaux de la psychologie cognitive dans ce domaine. 
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 						The epistemic status of odors has got a special place in the scientific literature,
        especially in cognitive psychology and in anthropology of the senses. Based on an
        ethnographic study carried out in France and French speaking Belgium, we show the limits of
        a prevailing conception of this work which is to sort the olfactory experiences in a hedonic
        cleavage, opposing good and bad smells from emotional, cognitive and normative dimensions.
        Building on a cognitive ethnography approach of perceptions which study odors as the
        consequence of a judging process that can be studied as a dense and located mental activity,
        we show first that the position hold by the “bad smell” of corporeality in the privacy of
        our informant. Then, we introduce and describe the concept of “oxymoron odors” which are
        judged simultaneously good and bad. Both cases illustrate the limits of an analysis in terms
        of odor hedonic cleavage. Beyond this specific issue, we aim to promote the ethnographic
        analysis of cognitive judgments at the heart of intimacy as a framework for the development
        of anthropology of the senses, and a way to reconcile anthropology and the work of cognitive
        psychology in this field.
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 						El estatus epistémico de los olores ocupa un lugar particular en la literatura
        científica, sobre todo en sicología cognitiva y en la antropología de los sentidos. A partir
        de una encuesta etnográfica realizada en Francia y en Bélgica francófona, deseamos mostrar
        los límites de una concepción dominante en dicha literatura, que consiste en repartir las
        experiencias olfativas al interior de una división hedonista : buenos y malos olores se
        oponen de un punto de vista afectivo, cognitivo y normativo. Apoyándose en un enfoque de
        etnografía cognitiva de las percepciones que consiste en estudiar los olores en tanto que
        resultado de un proceso de juicio del cual se puede estudiar su despliegue en tanto que
        actividad mental situada, mostramos por principio el lugar que ocupan los « malos olores »
        corporales en la intimidad de nuestro informador. Después, presentamos los olores
        oximorones que son juzgados como malos y buenos al mismo tiempo. Esos dos casos
        ilustran los límites de un análisis de los olores en términos de una división hedónica. Más
        allá de esta cuestión específica, proponemos un análisis etnográfico de los juicios
        cognitivos en el seno de la intimidad como cuadro para el desarrollo de la antropología de
        los sentidos, y un acercamiento con respecto a los trabajos de la sicología cognitiva en
        éste campo.</description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014173ar</link></item><item><title>Matière libre : Entretien avec Elizabeth Povinelli</title><description>Kim DiFruscia </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014174ar</link></item><item><title>Deux récits de l’anthropologie de l’Islam
Hammoudi Abdallah, 2005, Une saison à La Mecque. Paris, Éditions du Seuil.
Mahmood Saba, 2007, The Politics of Piety. Princeton, Princeton University Press.</title><description>Abdelmajid Hannoum </description><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014175ar</link></item><item><title>Liste des comptes rendus non thématiques</title><link>http://id.erudit.org/iderudit/1014176ar</link></item></channel></rss>