Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>
2011-2012 2001-2010 1991-2000 1981-1990 1971-1980 1961-1970 1956-1960

Vous êtes abonné(e)s

Accès sous abonnement

Non accessible en raison du droit d'auteur


Cahiers de géographie du Québec

Direction : Guy Mercier (directeur)

Rédaction : Marie-Hélène Vandersmissen (rédactrice en chef)

Éditeur : Département de géographie de l'Université Laval

ISSN : 0007-9766 (imprimé) 1708-8968 (numérique)

cgq

Volume 52, numéro 147, décembre 2008, p. 391-572Géographie et littérature

Sous la direction de Mario Bédard et Christiane Lahaie

Tout sélectionner  Tout désélectionner  Enregistrer votre sélection  Voir votre liste de notices
Masquer les résumés
 

   

   

Mario Bédard et Christiane Lahaie

Géographie et littérature : entre le topos et la chôra

Pages 391–397

[HTML]  [PDF 136 ko]  [Notice]  [Plan

 

Articles  

   

Laurent Matthey

Quand la forme témoigne : réflexions autour du statut du texte littéraire en géographie

Pages 401–417

[HTML]  [PDF 248 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Le recours à la littérature comme ressource géographique ne présente rien d’inédit. La discipline l’exploite de manière systématique depuis le début du XXe siècle au moins. L’expression « Géographie et littérature » se diffuse néanmoins significativement dans les années 1970 en lien avec la humanistic geography. Si bien que certains font de l’usage de sources littéraires un critère d’affiliation à la pratique humaniste de la géographie. Il demeure que les approches géographiques du texte littéraire sont plurielles, selon que l’on considère que le texte est une archive, un analyseur ou enfin un souffleur. À partir de ces trois approches, cet article interroge le statut du texte littéraire. Il cherche à formuler théoriquement, puis par l’exemple, la proposition d’une quatrième voie, centrée sur la structure ou la forme du texte. Il est postulé que cette approche est plus à même de participer au projet d’explicitation des images médiales qui président à notre territorialisation en tant qu’êtres humains.

   

Marc Brosseau

L’espace littéraire en l’absence de description : un défi pour l’interprétation géographique de la littérature

Pages 419–437

[HTML]  [PDF 271 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Dans les rapports que les géographes entretiennent avec la littérature, l’attention se concentre souvent sur les passages descriptifs supposés contenir l’essentiel de la matière géographique du roman. Cette description topologique obstrue le regard des géographes sur les autres instances du récit qui contribuent aussi à la création d’espaces littéraires. Cela a eu pour effet de privilégier des oeuvres où la description des lieux abonde, et à négliger les autres où elle se fait rare. Fidèles en cela aux idées classiques selon lesquelles le temps appartient au récit et l’espace à la description, les géographes se sont surtout intéressés à une manifestation de l’espace dans la littérature et beaucoup moins aux diverses formes de spatialités. Nous examinons ici les écrits de fiction de Charles Bukowski (1920-1994) dont l’oeuvre, pauvre en passages descriptifs, est pourtant porteuse d’une spatialité complexe. À partir de l’examen d’un thème cher à Bukowski – l’être piégé –, nous constatons qu’il est possible de saisir l’espace littéraire en l’absence de descriptions topologiques étoffées.

   

Christiane Lahaie

Entre géographie et littérature : la question du lieu et de la mimèsis

Pages 439–451

[HTML]  [PDF 207 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Comment la littérature parvient-elle à exprimer l’expérience d’un lieu, à la créer ou à la reproduire, à représenter le lieu ou encore à le faire surgir des profondeurs de l’imaginaire ? Tout indique – et les géographes le reconnaissent – que la littérature dispose d’un arsenal de procédés détournés, de fausses allusions, de non-dits, de mentions et autres mensonges, tous susceptibles de créer un espace diégétique. Or, en dépit du fait qu’ils procéderaient d’une même volonté de saisie du réel, d’un comparable élan vers la représentation, peut-on confondre tous les langages artistiques ? Si narration et description se côtoient lorsqu’il s’agit de représenter le lieu dans une oeuvre littéraire, le point de vue adopté n’est pas non plus à négliger. À cet effet, peut-être faut-il revoir notre façon de concevoir la représentation, de manière à préciser davantage le rôle joué par le médium et le genre littéraire choisis dans l’appropriation et la restitution du lieu, et ce faisant, de mieux cerner l’apport du créateur dans la représentation de l’espace.

   

Denise Paré

Habitats, migrations et prédations : analyse écocritique de La héronnière de Lise Tremblay

Pages 453–470

[HTML]  [PDF 331 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

L’écocritique est une approche d’analyse culturelle récente qui est apparue aux États-Unis au cours des années 1980. Elle s’est constituée à partir de l’écologie, discipline scientifique issue de la biologie, puis de l’écologisme, mouvement social provenant d’une certaine critique de la modernité. Les recherches en écocritique s’intéressent aux relations entre l’être humain et l’environnement telles qu’elles sont représentées dans les expressions culturelles. Cette perspective est ici appliquée à La héronnière de Lise Tremblay, un recueil de nouvelles publié en 2003. L’oeuvre offre une relecture de l’opposition entre ruralité et urbanité au Québec. Elle met en scène trois rapports de l’être à son milieu – le rural, l’urbain et le néorural – personnifiés par trois narrateurs qui observent un village indéterminé, mais emblématique. Ces points de vue, examinant les habitats, les migrations et les prédations, dévoilent leurs types de rapports à la nature  : domination, consommation et réappropriation.

   

Sandra Breux

Ces spectres agités (Louis Hamelin, 1991) : analyse géocritique

Pages 471–487

[HTML]  [PDF 312 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

L’objectif de cet article est de montrer dans quelle mesure la géographie et la littérature sont deux disciplines complémentaires. L’analyse géocritique permet d’ailleurs la réalisation d’une telle complémentarité. À partir de l’analyse du roman de Louis Hamelin intitulé Ces spectres agités (1991), l’apport de la géocritique à la compréhension de l’espace sous toutes ses formes, tant en littérature qu’en géographie est mis en évidence.

   

Pierre-Mathieu Le Bel et David Tavares

La représentation de l’Amérique du Sud dans l’oeuvre de Luis Sepulveda : des tensions intratextuelles à la réception populaire

Pages 489–506

[HTML]  [PDF 265 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Cet article explore la relation entre genre littéraire et géographie imaginaire de l’espace sud-américain à travers deux romans du Chilien Luis Sepulveda : Le neveu d’Amérique (1996) et Un nom de torero (1994). Nous postulons que la représentation du sous-continent véhiculée par ces romans est le résultat de l’interaction entre les règles suggérées par le genre littéraire choisi par l’auteur et le mode du réalisme magique communément associé à la littérature sud-américaine. Nous concluons en ouvrant une porte sur la diffusion de cette représentation dans les discours de la critique populaire sur les deux romans.

   

Simon Koci

Le paysage clos ou les modalités d’habiter des grands ensembles en France

Pages 507–522

[HTML]  [PDF 373 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

La ségrégation urbaine en France, tout comme aux États-Unis, est une problématique qui, bien souvent, est approchée d’un point de vue sociologique, sous les angles et thématiques usuels de son entendement : exclusion sociale, délinquance juvénile, chômage et précarité socioéconomique des ménages, intégration, etc. Il semble par contre que la part du lieu, la réalité géographique et la condition habitante particulière au grand ensemble aient été omises dans la compréhension de la nature profonde de cette situation. Dès lors, cet article s’attache à révéler, par le truchement de l’analyse de contenu du rap français, l’expérience intime et sensible des modalités d’habiter permises dans les cités HLM.

   

Mario Bédard

L’apport structurel de l’imaginaire géographique dans l’inconscient collectif : le cas du mont Orford

Pages 523–541

[HTML]  [PDF 714 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

L’aménagement du territoire comporte diverses facettes économiques, environnementales et sociales qui relèvent du monde matériel et de l’ingénierie tant logistique que politique d’une société. Or, les enjeux que soulève l’aménagement de tout territoire sollicitent encore nos valeurs dont celles que nous accordons au lieu comme référentiel identitaire. Il s’agit là de dimensions certes plus immatérielles, inhérentes à la culture, à l’esthétique et à l’éthique, mais qui doivent tout autant être considérées, car directement associées à la perception comme à la représentation dudit territoire, notamment sous forme de paysage habité. Des perceptions et représentations qui, pour ancrées qu’elles soient dans le réel concret, demeurent largement façonnées par notre imaginaire. En référant aux débats qui ont cours quant à l’avenir du parc national du Mont-Orford, au Québec, et plus spécialement au recours à ce qu’en a imaginé le poète Alfred Desrochers, nous cherchons ici à illustrer en quoi notre imaginaire géographique structure la raison aménagiste. Pour y parvenir, une analyse de la fonction symbolique et de la vocation socio-identitaire de ce lieu telles que rapportées dans les principaux médias par les partisans et les opposants à son éventuel réaménagement, est proposée.

 

Comptes rendus bibliographiques  

   

Marie-José Fortier

PARENT, Alain (2005) Entre empire et nation. Les représentations de la ville de Québec et de ses environs, 1760-1833. Québec, Presses de l’Université Laval, 272 p. (ISBN 2-7637-8079-2)

Pages 545–546

[HTML]  [PDF 88 ko]  [Notice

   

Gilles Sénécal

SEMMOUD, Nora (2007) La réception sociale de l’urbanisme. Paris, L’Harmattan, 254 p. (ISBN 978-2-296-03106-7)

Pages 546–548

[HTML]  [PDF 123 ko]  [Notice

   

Yaïves Ferland

ORTOLLAND, Didier et PIRAT, Jean-Pierre (2008) Atlas géopolitique des espaces maritimes. Frontières, énergie, pêche et environnement. Paris, Éditions Technip, 277 p. (ISBN 978-2-7108-0897-8)

Pages 548–549

[HTML]  [PDF 93 ko]  [Notice

   

Jaime Preciado Coronado

DESSE, René-Paul et DUPUY, Hector (2008) Mercosur : vers la « grande Amérique latine » ? Paris, Ellipses, 205 p. (ISBN 9-782729-836726)

Pages 550–552

[HTML]  [PDF 112 ko]  [Notice

   

Olivier Alexandre

DODIER, Rodolphe, ROUYER, Alice et SÉCHET Raymonde (2008) Territoires en action et dans l’action. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 338 p. (ISBN 978-2-7535-0518-6)

Pages 552–553

[HTML]  [PDF 105 ko]  [Notice

   

Normand Perron

CHARBONNIER, Pierre, COUTURIER, Pierre, FOLLAIN, Antoine et FOURNIER, Patrick (dir.) (2007) Les espaces collectifs dans les campagnes XIe - XXIe siècle. Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 519 p. (ISBN 978-2-84516-3416)

Pages 553–554

[HTML]  [PDF 102 ko]  [Notice

   

Guy Dorval

BONIFACE, Pascal et VÉDRINE, Hubert (2008) Atlas du monde global. Paris, Armand Colin, 125 p. (ISBN 978-2-220-35054-3)

Pages 554–555

[HTML]  [PDF 93 ko]  [Notice

   

Denis Morin et Jean-Marie Dubois

De Koninck, Rodolphe (2008) Profession géographe. Presses de l’Université de Montréal, Montréal, 74 p. (ISBN 978-2-7606-2050-6)

Pages 555–557

[HTML]  [PDF 114 ko]  [Notice

   

Jules Lamarre

SEABROOK, Jeremy (2007) The No-Nonsense Guide to World Poverty. Toronto, New Internationalist Publications, 142 p. (ISBN 978-1-897071-35-9)

Pages 557–559

[HTML]  [PDF 99 ko]  [Notice

   

Geneviève Solasse

HAMELIN, Louis-Edmond (2007) Nipish, une narration en autochtonie. Montréal, Guérin, 255 p. (ISBN 978-2-7601-6982-1)

Pages 560–561

[HTML]  [PDF 94 ko]  [Notice

   

Jacques Bethemont

SOUTTER, Marc, MERMOUD, André et MUSY, André (2007) Ingénierie des eaux et du sol. Processus et aménagements. Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, 294 p. (ISBN 978-2- 88074-724-4)

Pages 561–562

[HTML]  [PDF 84 ko]  [Notice

 

   

   

Sommaire cumulatif : volume 52, 2008

Pages 567–572

[HTML]  [PDF 133 ko]  [Notice]  [Plan

URI : http://www.erudit.org/revue/cgq/2008/v52/n147/

Tous droits réservés © Cahiers de géographie du Québec, 2008

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2013