Note sur les migrations interprovinciales des groupes linguistiques québécois, 1971-76
Louis Duchesne
Conseil de la langue française, gouvernement du Québec
RÉSUMÉ
83 000 Québécois âgés de 5 ans et plus recensés en 1976 résidaient dans une autre région du Canada en 1971. 145 800 personnes ont fait le mouvement inverse si bien que le solde des migrations interprovinciales est négatif (-62 000). Le taux d’émigration interprovinciale des Québécois est de 2,5 %. Le taux était plus élevé en 1966-71 (2,9 %) et le taux des Ontariens est de 3,7 % en 1971-76. Les Québécois quittent peu leur province.
La situation est très différente pour les groupes linguistiques. La majorité des entrées et des sorties interprovinciales sont effectuées par des anglophones et ils subissent une perte assez importante. Les taux de la période 1966-71 étaient plus élevés pour les trois groupes, 13,3 %, 1,1 % et 5,0 % respectivement. L’expression « porte revolver » illustre bien la mobilité des anglophones québécois.
| Auteur : | Louis Duchesne |
|---|---|
| Titre : | Note sur les migrations interprovinciales des groupes linguistiques québécois, 1971-76 |
| Revue : | Cahiers québécois de démographie, Volume 8, numéro 1, avril 1979, p. 63-79 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/600781ar |
| DOI : | 10.7202/600781ar |
Tous droits réservés © Association des démographes du Québec, 1979

