|
| | | Alain Bélanger et Patrick Sabourin Mesure et déterminants des substitutions linguistiques [HTML] [PDF 71 ko] [Notice] |
|
| | | Juan Jiménez-Salcedo Quelques pistes méthodologiques en démolinguistique : la langue catalane et son Enquête d’usages linguistiques [HTML] [PDF 130 ko] [Résumé] [Plan] Notre article présente la méthodologie et les résultats de l’Enquesta d’usos lingüístics 2008 (EULP08), une enquête menée par l’Institut catalan de la statistique (Idescat), dont l’objectif principal et de dresser un portrait des usages linguistiques de la population catalane, et qui se base sur une conceptualisation ouverte et dynamique des catégorisations linguistiques. Nous pensons que la méthode de travail privilégiée par les statisticiens catalans peut contribuer à éclairer plusieurs aspects de la démolinguistique canadienne et québécoise.
|
|
| | | Béatrice Valdes et Jérôme Tourbeaux Analyse des facteurs de transmission du basque, du catalan et du galicien en Espagne [HTML] [PDF 160 ko] [Résumé] [Plan] Au cours de l’histoire de l’Espagne, les diverses autorités ont essayé d’unifier le pays notamment en promouvant la culture castillane au détriment des particularités identitaires locales, et en interdisant l’usage des langues régionales. Mais, depuis la fin des années 1980, de nouvelles dispositions législatives ont permis de proclamer le caractère co-officiel de certaines langues régionales, et des lois de « normalisation linguistique » réglementent l’emploi de ces langues dans le domaine de l’enseignement. On s’est interrogé sur l’efficacité d’un système d’enseignement bilingue, et par conséquent sur le maintien, ou le déclin, de l’importance du rôle de la famille dans la diffusion des langues, suite à l’introduction des langues régionales dans l’enseignement. Cet article met en évidence que les pouvoirs publics se sont partiellement substitués à la famille quant à la transmission de ce patrimoine culturel que sont les langues régionales, en obligeant leur apprentissage à l’école. C’est la raison pour laquelle la proportion de la population qui maîtrise la langue régionale de sa Communauté autonome augmente, y compris chez les non-natifs.
|
|
| | | Jean-François Lepage L’oubli de la langue maternelle : les données du recensement sous-estiment-elles les transferts linguistiques ? [HTML] [PDF 136 ko] [Résumé] [Plan] La question sur la langue maternelle dans le recensement canadien comporte une condition — la première langue apprise dans l’enfance doit être encore comprise — susceptible d’introduire un biais dans la mesure des transferts linguistiques. Il est impossible de mesurer directement l’importance de ce biais à partir des données de recensement, mais les données de l’Enquête sociale générale (ESG), où la question sur la langue maternelle est posée en deux volets, permettent d’étudier directement le phénomène de l’oubli de la langue maternelle. En regroupant les données provenant de quatre cycles de l’ESG, on constate que le phénomène est globalement marginal et qu’il n’affecte pratiquement pas les anglophones, ni les francophones du Québec et des régions limitrophes. Même si l’oubli de la langue maternelle est significatif chez certains sous-groupes de la population (les francophones vivant en milieu très minoritaire et les personnes de tierce langue maternelle nées au Canada), l’incidence de ces cas sur les calculs de transferts linguistiques reste faible.
|
|
| | | Camille Bouchard-Coulombe La transmission de la langue maternelle aux enfants : le cas des couples linguistiquement exogames au Québec [HTML] [PDF 129 ko] [Résumé] [Plan] Le nombre d’unions où les deux conjoints n’ont pas la même langue maternelle est en augmentation depuis les dernières décennies au Québec. Sachant que les enfants issus de ces unions gravitent dans un univers familial plurilingue, cette étude s’intéresse aux langues maternelles qui leur sont transmises. En utilisant les données du recensement canadien de 2006, différentes analyses ont été produites de sorte à cerner les langues maternelles véhiculées aux enfants issus d’une union mixte. De plus, par le biais d’une régression logistique, une analyse explicative a été conduite afin de connaître si certains déterminants socio-démographiques sont susceptibles d’expliquer le choix de transmettre le français ou l’anglais comme langue maternelle à ces enfants. Les résultats obtenus démontrent la place prédominante des langues officielles canadiennes, au détriment des langues non officielles, et de surcroît, la force d’attraction supplémentaire exercée par la langue anglaise chez les familles exogames. De plus, le choix de la langue maternelle transmise s’avérerait, entre autres choses, influencé par le lieu de résidence, le parcours migratoire des parents et le pays de naissance des enfants.
|
|
| | | Alain Bélanger, Patrick Sabourin et Réjean Lachapelle Une analyse des déterminants de la mobilité linguistique intergénérationnelle des immigrants allophones au Québec [HTML] [PDF 130 ko] [Résumé] [Plan] l’immigration prend une importance accrue dans la croissance démographique québécoise et, selon Statistique Canada, 30 % des résidents de la région métropolitaine de recensement de Montréal pourraient être nés à l’étranger en 2031. Les allophones sont appelés à prendre une place plus importante numériquement et leurs choix linguistiques auront donc un effet accru sur l’équilibre du Québec. L’objectif de cet article est d’analyser les facteurs démographiques, ethnoculturels et socio-économiques associés à une transition linguistique intergénérationnelle vers l’une ou l’autre des deux langues officielles, au moyen d’une régression logistique appliquée aux microdonnées du recensement canadien de 2006. L’analyse porte sur les familles composées de deux parents de sexe opposé et au moins d’un enfant âgé de moins de 15 ans. Les résultats mettent en évidence l’effet des dispositions de la Charte de la langue française (loi 101) pour expliquer les choix linguistiques des allophones, ainsi que l’importance de la sélection d’immigrants francotropes. Néanmoins, l’attrait de l’anglais demeure important pour les allophones s’établissant au Québec, surtout chez les plus éduqués et parmi les classes socioprofessionnelles les plus favorisées.
|
|
| | Note de recherche hors thème |
|
| | | Victor Piché Catégories ethniques et linguistiques au Québec : quand compter est une question de survie [HTML] [PDF 95 ko] [Résumé] [Plan] L’objectif du présent texte est de rapprocher trois champs de recherche généralement isolés les uns des autres : (1) l’histoire de l’immigration et de la diversité ethnique, (2) l’histoire du nationalisme québécois et (3) l’utilisation politique et idéologique des catégories ethniques et linguistiques pour définir qui est québécois ou québécoise. Dans le cas du Québec, l’utilisation politique des catégories ethniques ne peut se dissocier de l’histoire du nationalisme (ou des nationalismes) et de l’immigration. Pour comprendre cette histoire, le texte fait référence à la distinction entre le nationalisme ethnique, basé sur la notion culturelle de la nation, et le nationalisme civique, basé sur la notion de communauté politique, pour suggérer que les catégories ethniques et linguistiques y sont étroitement associées, mais de façon spécifique.
|
|
|
| | | Claire Benjamin
Benoît Dubreuil et Guillaume Marois, Le remède imaginaire : pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec, Les Éditions du Boréal, 2011, 315 pages [HTML] [PDF 90 ko] [Notice] [Plan] |
|