L’agression indirecte : un indicateur d’inadaptation psychosociale chez les filles ?
Pierrette Verlaan
Groupe de recherche sur les inadaptations sociales de l’enfance (GRISE)
Département de psychoéducation
Université de Sherbrooke
pierrette.verlaan@usherbrooke.ca
Michèle Déry
Groupe de recherche sur les inadaptations sociales de l’enfance (GRISE)
Département de psychoéducation
Université de Sherbrooke
Jean Toupin
Groupe de recherche sur les inadaptations sociales de l’enfance (GRISE)
Département de psychoéducation
Université de Sherbrooke
Robert Pauzé
Groupe de recherche sur les inadaptations sociales de l’enfance (GRISE)
Département de psychoéducation
Université de Sherbrooke
Résumé
Les résultats de la présente étude, menée auprès de 191 filles d’âge scolaire primaire et de leurs familles accréditent l’hypothèse voulant que le développement des filles qui manifestent fréquemment des conduites agressives indirectes soit qualitativement différent de celui des filles non agressives, mais analogue à celui des filles directement agressives. Les résultats montrent que les filles manifestant des conduites agressives indirectes éprouvent significativement plus de difficultés sociales et de problèmes de comportements intériorisés et extériorisés que les filles non agressives. Leurs relations parentales sont également davantage détériorées. Toutefois, elles se distinguent des filles qui utilisent à la fois des conduites agressives directes et indirectes par la manifestation moindre de difficultés sociales et comportementales. Nos résultats indiquent qu’il importe de tenir compte de la présence des conduites agressives indirectes dans le dépistage et le développement des conduites mésadaptées chez les filles.
Abstract
This study examined the unique contribution of indirect aggression related to concurrent behaviour, social and family adjustment problems. A total of 191, 5th and 6th primary school girls (mean age 12.0 years) and their families participated. Results supported the hypothesis that the adjustment of indirectly aggressive girls is different than that of nonaggressive peers, but rather, are similar to that of overtly aggressive girls. No significant differences between the two groups were found. Indirectly aggressive girls showed significantly more internalizing and externalizing behaviour problems than their nonaggressive peers. These girls also experienced more social problems and parents reported less contentment regarding the relationship with their daughter. Our findings justify the need to consider indirect aggression as an important marker of risk in the prediction and development of girls’ maladjustment.
| Auteurs : | Pierrette Verlaan, Michèle Déry, Jean Toupin et Robert Pauzé |
|---|---|
| Titre : | L’agression indirecte : un indicateur d’inadaptation psychosociale chez les filles ? |
| Revue : | Criminologie, Volume 38, numéro 1, printemps 2005, p. 9-37 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/011484ar |
| DOI : | 10.7202/011484ar |
Tous droits réservés © Les Presses de l'Université de Montréal, 2005

