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Criminologie

Volume 38, numéro 1, printemps 2005, p. 189-206

Filles et déviance : perspectives développementales

Sous la direction de Nadine Lanctôt

Direction : Pierre Landreville (directeur)

Rédaction : Suzanne Arcand (rédactrice en chef)

Éditeur : Les Presses de l'Université de Montréal

ISSN : 0316-0041 (imprimé)  1492-1367 (numérique)

DOI : 10.7202/011490ar

crimino
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Article

Psychopathie et lien avec la victime chez les agresseurs sexuels de femmes adultes

Normand Aubertin

Université du Québec à Trois-Rivières

Institut Philippe Pinel de Montréal

n.aubertin@videotron.ca

Gilles Côté

Université du Québec à Trois-Rivières

Institut Philippe Pinel de Montréal

gilles_cote@uqtr.uquebec.ca

Résumé

La psychopathie est un phénomène peu étudié chez les agresseurs sexuels des conjointes. L’hypothèse que les caractéristiques de ces agresseurs sexuels tiennent d’un mode de fonctionnement psychopathique, par opposition aux agresseurs sexuels de femmes sans lien d’intimité, a donc été étudiée. Pour ce faire, 27 agresseurs sexuels de conjointes et 70 agresseurs sexuels de personnes qui ne sont pas leurs conjointes furent comparés en utilisant la Psychopathy Checklist Revised (PCL-R). Dans l’ensemble, cinq sujets seulement ont rempli les critères de la psychopathie. Sur la base catégorielle, plus d’agresseurs sexuels de conjointes se retrouvent parmi les cas mixtes, les agresseurs sexuels de non-conjointes se retrouvant plus souvent parmi les non-psychopathes. Sur la base d’un continuum, les agresseurs sexuels de conjointes ont cependant obtenu un score moyen général plus élevé à la PCL-R.

Abstract

Psychopathy has rarely been studied in the wife rapist population. The hypothesis of our study was that the characteristics of the spouse sexual offenders refer more to a psychopatic functioning than the non-spouse sexual offenders. A sample of 27 spouse sexual offenders and 70 non-spouse sexual offenders was selected. The «Psychopathy Checklist Revised» (PCL-R) was used to evaluate psychopathy. The results were that only five subjects meet the criterion of psychopathy in the whole sample. On a categorial basis, difference appeared in the distribution of the different samples among the cases categorised as ‘’mixed’’ and the ‘’non-psychopaths’’, the spouse sexual offenders being more often diagnosed as ‘’mixed’’ and the non-spouse sexual offenders being more often diagnosed as ‘’non-psychopaths’’. On a dimensional basis, the mean score at the PCL-R of the spouse sexual offenders was significantly higher than the non-spouse sexual offenders.

Auteurs : Normand Aubertin et Gilles Côté
Titre : Psychopathie et lien avec la victime chez les agresseurs sexuels de femmes adultes
Revue : Criminologie, Volume 38, numéro 1, printemps 2005, p. 189-206
URI : http://id.erudit.org/iderudit/011490ar
DOI : 10.7202/011490ar

Tous droits réservés © Les Presses de l'Université de Montréal, 2005

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