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Cahiers de recherche sociologique

Numéro 16, printemps 1991, p. 55-73

Art, artistes et société

Sous la direction de Jean-Guy Lacroix

Direction : Céline Saint-Pierre (directrice)

Éditeur : Département de sociologie - Université du Québec à Montréal

ISSN : 0831-1048 (imprimé)  1923-5771 (numérique)

DOI : 10.7202/1002128ar

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Article

Les sculptures pop (1966-1969) de Claire Hogenkamp : art critique ou mannequins de pacotille?

Rose-Marie Arbour

Département d’histoire de l’art, Université du Québec à Montréal

Résumé

Au départ l’auteure souligne que les travaux de la sculpteure qu’elle étudie font partie du courant figuratif ayant contesté, au cours des années soixante, le formalisme en arts visuels. En commentant des oeuvres présentées à l’exposition « People in the Park » l’auteure montre que Claire Hogenkamp a pratiqué une satire marquée, mais indulgente (non culpabilisante) de la féminité et de la masculinité construites essentiellement sur des rapports de séduction hypercodés suggérés par l’imagerie publicitaire et la photographie commerciale. Elle précise que le contenu de ces oeuvres, par leur effet de distanciation du réel, montre l’évidence du règne du faux, particulièrement dans le cas de la féminité construite par les médias commerciaux. Finalement, l’auteure démontre que cette recherche d’Hogenkamp constitue une critique sociale forte des comportements homme-femme stéréotypés, ce qui du coup révèle la fonction idéologique de l’art, c’est-à-dire sa nécessaire portée critique.

Summary

The author begins by situating Claire Hogenkamp's sculptures within the 1969s figurative current which took a stand against formalism in the visual arts. Commenting certain works presented in the exhibition "People in the Park", the author shows how Hogenkamp's work can be defined in terms of a marked, but indulgent — void of any guilt-induced elements — satire of the notions of femininity and masculinity, based essentially on the hypercoded rapports of seduction suggested by both advertising imagery and commercial photography. The author argues that the content of these sculptures — with their effect of distanciation from what is real — bears testimony to the reign of simulacrum, particularly in the case of commercial media-constructed femininity. Finally, the author demonstrates how Hogenkamp's research constitutes a strong social critique of stereotypical male/female behaviour patterns, which in turn, points to the ideological function of art, more precisely to its necessary critical discourse.

Auteur : Rose-Marie Arbour
Titre : Les sculptures pop (1966-1969) de Claire Hogenkamp : art critique ou mannequins de pacotille?
Revue : Cahiers de recherche sociologique , Numéro 16, printemps 1991, p. 55-73
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1002128ar
DOI : 10.7202/1002128ar

Copyright © Cahiers de recherche sociologique, 1991

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