Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Cahiers de recherche sociologique

Numéro 43, janvier 2007, p. 121-132

La vente de soi : du management à la prostitution

Sous la direction de Véronique Guienne

Direction : Marcelo Otero (directeur)

Éditeur : Liber

ISSN : 0831-1048 (imprimé)  1923-5771 (numérique)

DOI : 10.7202/1002483ar

crs
< PrécédentSuivant >
Article

Traite des Noirs, traite des Blanches : même combat?

Jean-Michel Chaumont

Sociologue, chercheur qualifié du Fonds national de la recherche scientifique (FNRS)

Professeur à l’université de Louvain

Anne-Laure Wibrin

Sociologue, Centre bruxellois d’action interculturelle

Résumé

L’article interroge la légitimité de l’usage du mot « traite » dans l’expression « traite des Blanches », devenue « traite des femmes et des enfants » en 1921 et « traite des êtres humains » en 1949. En effet, la traite négrière se caractérisait par deux traits absents dans les phénomènes qui y sont indûment assimilés : elle était légale (ce qui privait ses victimes de tout recours auprès des autorités) et elle était forcée du début à la fin du processus (capture, transport, vente et travail des esclaves). En l’absence de ces deux traits, c’est seulement par un abus de langage ou une déformation des faits que, depuis plus d'un siècle, l’on peut soutenir l’analogie. Les auteurs examinent en conclusion comment, pourquoi et avec quelles conséquences certains contemporains la soutiennent néanmoins.

Mots clés : traite, esclavage, abolitionnisme, traite des femmes et des enfants, expert

Abstract

The Black Slave trade and the White Slave Trade: The Same Battle?

The article questions the legitimacy of using the word "trade" to define the "white slave trade," which was referred to as "the slave trade in women and children" in 1921 and "the slave trade in human beings" in 1949. In actual fact, the Negro slave trade was characterized by two factors absent in the phenomena unduly associated with it: it was legal (which deprived its victims of any recourse from the authorities) and it was a compulsory process from start to finish ("capture", transport, sale and slave labor). In the absence of these two factors, it was only because of ill-chosen wording or factual distortions that the analogy was reinforced for over a century. In conclusion, the authors examine how, why and with what consequences certain contemporary writers nonetheless continue to use this terminology.

Key words: trade, slavery, abolitionism, slave trade of women and children, expert

Resumen

Trata de negros, trata de blancas: mismo combate

El artículo se refiere a la legitimidad del uso de la palabra "trata" en la expresión "trata de blancas", que más tarde, en 1921, se volverá "trata de mujeres y de niños" y en 1949 "trata de seres humanos". En efecto, la trata de negros se caracterizaba por dos rasgos ausentes en los fenómenos que son indebidamente asimilados: era legal (lo que privaba a sus víctimas de todo recurso ante las autoridades) y era forzada del principio al final del proceso ("captura", transporte, venta y trabajo de los esclavos). Ante la ausencia de estas dos características, sólo por el mal uso del lenguaje o una deformación de los hechos desde hace más de un siglo, es que se puede aceptar la analogía. Los investigadores examinan en su conclusión cómo, por qué y con qué consecuencias algunos autores contemporáneos, sin embargo, lo sostienen.

Palabras clave: trata, esclavitud, abolicionismo, trata de mujeres y de niño, experto

Auteurs : Jean-Michel Chaumont et Anne-Laure Wibrin
Titre : Traite des Noirs, traite des Blanches : même combat?
Revue : Cahiers de recherche sociologique , Numéro 43, janvier 2007, p. 121-132
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1002483ar
DOI : 10.7202/1002483ar

Copyright © Liber, 2007

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2013