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Drogues, santé et société

Direction : Michel Landry (directeur)

Éditeur : Drogues, santé et société

ISSN : 1703-8839 (imprimé) 1703-8847 (numérique)

dss

Volume 7, numéro 2, décembre 2008, p. 5-189

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Michel Landry

Mot de présentation

Pages 5–8

[HTML]  [PDF 130 ko]  [Notice

   

Myriam Laventure, Michèle Déry et Robert Pauzé

Profils de consommation d’adolescents, garçons et filles, desservis par des centres jeunesse

Pages 9–45

[HTML]  [PDF 336 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Les décideurs et les intervenants des centres jeunesse (CJ) du Québec ont souvent attiré l’attention sur le défi d’intervention que représente la consommation de psychotropes des adolescents qu’ils desservent. Afin de déterminer jusqu’à quel point la consommation pour cette clientèle de jeunes constitue un problème et de mieux cibler les jeunes auprès desquels il est prioritaire d’intervenir, cette étude propose d’établir le profil de consommation de psychotropes et d’identifier des caractéristiques personnelles, familiales et sociales associées. L’échantillon est composé de 408 jeunes (dont 127 filles) de 12 à 17 ans pris en charge par des CJ du Québec (Montréal, Québec, Estrie, Côte-Nord). La consommation de psychotropes est évaluée à l’aide de l’Indice de gravité d’une toxicomanie pour adolescents (Germain et coll. 1998). L’étude fait ressortir trois profils de consommateurs dont la consommation est soit faible (28,9 %), modérée (37,3 %) ou élevée (33,8 %). Ces profils se retrouvent dans des proportions comparables chez les garçons et les filles. Les jeunes ayant une consommation élevée sont plus âgés et fréquentent un plus grand nombre d’amis consommateurs que les jeunes des autres profils de consommateurs. Ces résultats sont discutés dans une perspective d’intervention.

   

Marie-Ève Bouthillier, Andrée Demers, Robert Bastien et Hubert Doucet

Problèmes éthiques liés à des pratiques d’échange de seringues et d’accès à la méthadone

Pages 47–80

[HTML]  [PDF 280 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Cet article traite, à l’aide de la petite éthique de Paul Ricoeur, des problèmes éthiques rencontrés dans la pratique de 26 intervenants montréalais oeuvrant auprès de personnes toxicomanes dans des programmes d’échange de seringues et de distribution de méthadone. Ces intervenants rencontrent des difficultés au quotidien, certaines de nature éthique. Les problèmes éthiques ont été classés en deux catégories, dégagées selon les niveaux de relation de la petite éthique de Ricoeur. Premièrement, les problèmes liés aux contextes politique, légal et organisationnel, notamment, la judiciarisation des personnes toxicomanes, le décalage entre la gestion technocratique et les réalités du terrain et les incohérences dans les pratiques et les services. Deuxièmement, les problèmes liés à la pratique sur le plan relationnel dont l’accès aux services pour certaines personnes (mineurs, femmes enceintes, personnes violentes), les relations de proximité avec les aidés, la confidentialité, les relations de pouvoir et la moralisation. Cette étude montre la complexité inhérente des problèmes et la nécessité de les aborder dans un système éthique intégrant toutes les dimensions de l’intervention en réduction des méfaits.

   

Michel Perreault, Catherine Laurier, Manon Mousseau, Noé Djawn White et Bruno Ferrari

Des vacances pour les jeunes de la rue ? Perspective d’intervenants sur le projet Répit-Urbain

Pages 81–123

[HTML]  [PDF 303 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Répit-Urbain est un projet où un séjour structuré à la campagne est proposé à des jeunes de la rue. Ce séjour vise le développement de compétences personnelles ainsi que des apprentissages sur les effets néfastes découlant de la consommation de drogues et d’alcool. Au cours de la première année de fonctionnement du projet, neuf organismes partenaires ont constitué 17 groupes qui ont participé au projet. Ainsi, un total de 148 personnes sans domicile fixe a pu participer aux activités de Répit-Urbain en compagnie d’intervenants déjà impliqués auprès d’eux. Dans le contexte de l’implantation de ce projet, la présente étude vise deux principaux objectifs : 1) vérifier dans quelle mesure Répit-Urbain a effectivement réussi à rejoindre les jeunes de la rue, et 2) documenter la perspective des intervenants qui ont participé au projet, car, en effectuant le séjour avec les personnes qu’ils y ont référées, ils ont eu à travailler dans des conditions fort différentes de celles de la rue.

L’étude a été menée auprès de 25 intervenants. Les résultats indiquent que, selon eux, le projet a effectivement répondu à un besoin de « répit » des jeunes et aurait favorisé l’acquisition de connaissances sur des sujets qu’ils jugent importants. De façon générale, la structure du programme a été appréciée de même que les retombées post-séjour telles que l’approfondissement de la relation entre les jeunes et leurs intervenants. Le modèle de partenariat proposé révèle un potentiel intéressant pour rejoindre les jeunes de la rue, une population réputée comme étant difficile à atteindre dans le cadre des services dispensés de manière « traditionnelle ». Il semble aussi réunir certaines conditions qui contribuent à la création et à la consolidation de l’alliance entre les personnes sans domicile fixe et leurs intervenants.

   

Hélène Simoneau et Stéphane Guay

Conséquences de la concomitance des troubles liés à l’utilisation de substances et à l’état de stress post-traumatique sur le traitement

Pages 125–160

[HTML]  [PDF 283 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

Depuis une quinzaine d’années, la forte prévalence de la co-morbidité des « troubles liés à l’utilisation d’une substance et à l’état de stress post-traumatique » a amené un nombre croissant d’auteurs à s’intéresser aux conséquences de celle-ci sur le traitement. Les données empiriques issues de ces études mettent d’abord en relief que la clientèle qui consulte pour alcoolisme et toxicomanie présente un tableau clinique à l’entrée en traitement nettement plus détérioré lorsque le trouble lié à l’utilisation d’une substance s’accompagne de l’état de stress post-traumatique. En plus de se présenter avec un profil clinique plus complexe, les usagers avec ces troubles concomitants retirent généralement moins de bénéfices du traitement de la toxicomanie.

Des programmes de traitement intégré s’avèrent prometteurs pour accroître les bénéfices lorsque les deux troubles sont présents simultanément, mais ne semblent pas contrer le problème de l’abandon prématuré du traitement. Bien qu’aucune étude n’ait été élaborée spécifiquement dans le but d’identifier les facteurs impliqués dans ce processus, la recension des écrits révèle plusieurs indices qui suggèrent trois hypothèses explicatives : l’hypothèse d’automédication, la faiblesse de l’alliance thérapeutique et le manque de soutien social sans compter la contribution potentielle d’obstacles pratiques tels que des difficultés de transport ou des contraintes financières. Ces hypothèses devraient orienter la recherche et ainsi fournir des éléments essentiels à la conception de traitements mieux adaptés à la réalité des survivants de trauma.

   

Nicole Perreault, Huguette Bégin, Danielle Bédard et Isabelle Denoncourt

Consommation et agressions sexuelles : évaluation d’une intervention préventive en milieu collégial

Pages 161–189

[HTML]  [PDF 282 ko]  [Résumé]  [Plan

Résumé

La littérature établit un lien entre la consommation de drogues et d’alcool et les agressions sexuelles. À cet effet, l’alcool constitue la substance la plus utilisée lors d’une agression sexuelle. Cependant, la perception des jeunes reste associée au GHB lorsqu’on aborde la thématique des drogues du viol. L’étude vise à examiner les effets d’une intervention préventive quant au changement dans les connaissances d’étudiants de niveau collégial face aux substances pouvant faciliter une agression. En tout, 623 étudiants ont participé à l’intervention et ont répondu à des questionnaires de prétest et de post-test, tandis que 247 étudiants composaient le groupe contrôle. Les résultats indiquent un effet positif de l’intervention en post-test, de sorte que les participants ciblent davantage l’alcool comme étant la première substance reliée aux agressions sexuelles. De plus, ils reconnaissent davantage le rôle de la consommation en tant que facteur de risque à une agression. Par ailleurs, les résultats indiquent également que l’alcool seul ne fait pas l’unanimité en tant que substance la plus utilisée pour faciliter une agression. Les participants tendent à mentionner d’autres substances telles que certains médicaments mélangés avec l’alcool. Les résultats suscitent la réflexion quant à l’utilité d’aborder plusieurs substances qui pourraient, au dire des jeunes, être utilisées dans un contexte d’agression sexuelle. Il semble que l’intervention aurait plutôt intérêt à détailler le rôle de l’alcool et le contexte de son utilisation dans la création d’une dynamique d’agression. De plus, l’information devrait porter sur la relation sexuelle sans consentement ou forcée pour correspondre à la réalité des jeunes auprès desquels l’intervention a lieu. Les nuances pourraient alors être mises en évidence pour aborder le niveau de consommation d’alcool en fonction de la quantité ingérée, le sexe du consommateur et les contextes de consommation.

URI : http://www.erudit.org/revue/dss/2008/v7/n2/

Tous droits réservés © Drogues, santé et société, 2009

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