Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Institution :

Usager en libre accès

Études internationales

Volume 30, numéro 1, 1999, p. 85-92

La politique extérieure du Japon : au-delà du réalisme ?

Sous la direction de Jean-Marie Bouissou

Direction : Ivan Bernier (codirecteur) et Louis Bélanger (codirecteur)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/703994ar

ei
< PrécédentSuivant >
Article

La diplomatie japonaise et le Vietnam (1973-1998)

Tsuboï Yoshiharu

Résumé

Dès février 1972, Tokyo renoue en secret avec Hanoi pour préparer 'l'après-guerre du Vietnam', en se démarquant des États-Unis. Cette démarche répond aux voeux d'une opinion selon laquelle une « solidarité asiatique » nourrit la sympathie pour le petit peuple vietnamien. Elle est facilitée par l'existence d'éléments antiaméricains parmi les élites conservatrices.

Après une « lune de miel » jusqu'en 1979, l'invasion du Cambodge gèle les relations entre les deux pays. Avec la fin de la guerre froide, le Japon est redevenu un partenaire majeur pour le Vietnam. Sa politique est fondée sur une aide au développement multiforme, avec le concours des ONG. Elle s'accompagne dans l'opinion d'un véritable « boom vietnamien ». Mais derrière cet exercice de puissance soft se profile, depuis l'origine, une motivation très « réaliste » : l'importance du Vietnam pour Tokyo se mesure à sa capacité à faire barrage à la Chine en Asie du Sud-Est.

Abstract

As early as February 1972, Tokyo secretly renewed relations with Hanoi in order to pave the way for « Vietnam's post-war era, » a move that would set Japan apart from the United States. This approach was in response to a popular current of opinion wherein « Asian solidarity » fostered sympathy for the "little" Vietnamese people. A facilitating factor was the existence of anti-American elements among the conservative élites.

After a "honeymoon" lasting until 1979, the invasion of Cambodia froze relations between the two countries. With the end of the Cold War, Japan once again became a major partner of Vietnam. Us policy is based on multifaceted development aid, in association with NGOS. Together with the backing of majority opinion, the policy is bolstered by a veritable economic boom in Vietnam. But behind this exercise of soft power, there has been since the beginning a very "realistic" motive: Vietnam's importance for Tokyo is in proportion to that country's ability to contain China in Southeast Asia.

Auteur : Tsuboï Yoshiharu
Titre : La diplomatie japonaise et le Vietnam (1973-1998)
Revue : Études internationales, Volume 30, numéro 1, 1999, p. 85-92
URI : http://id.erudit.org/iderudit/703994ar
DOI : 10.7202/703994ar

Tous droits réservés © Études internationales, 1999

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2014