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Études internationales

Volume 33, numéro 4, décembre 2002, p. 629-645

Les défis de la politique étrangère du Canada depuis le 11 septembre 2001

Sous la direction de Jean-Sébastien Rioux

Direction : Gordon Mace (directeur)

Rédaction : Claude Basset (rédactrice en chef)

Éditeur : IQHEI

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/006659ar

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Article

La politique étrangère du Canada après le 11 septembreUne analyse préliminaire

Andrew F. Cooper

Résumé

Nous tentons ici de tirer quelques conclusions préliminaires à propos de la politique étrangère du Canada depuis les événements du 11 septembre 2001. Nous affirmons que la caractéristique distinctive de cette crise fut la concrétisation de l’éloignement des priorités apportées par la doctrine axworthienne‚ fondée sur la sécurité humaine et les partenariats d’États adhérant aux mêmes valeurs. L’accent fut plutôt mis sur « l’enjeu principal » qu’est la relation bilatérale canado-américaine. D’une part, le Premier ministre et ses conseillers ont démontré, en surface, une ambivalence calculée à l’égard de la gestion des relations canado-américaines. Mais en substance, le principal avocat de « l’enjeu principal » (John Manley) définissait la problématique frontalière en termes d’intérêts canadiens et non nord-américains : on refusait de parler de la frontière en termes de périmètre et on a mis l’accent sur des mesures progressives et technologiques avec la notion de la « frontière intelligente ». Les événements subséquents ont aussi eu tendance à confirmer la quête d’un équilibre entre un bilatéralisme concentré et un multilatéralisme diffus.

Abstract

The intent of this paper is to make some tentative judgements about the nature of Canadian foreign policy after the events of September 11, 2001. The distinctive feature of the crisis has been to confirm the shift away from a Canadian foreign policy giving primacy to the Axworthian doctrine based on human security/soft power and « like- minded » partnerships. Instead, the emphasis has been placed on dealing with Canada’s « main game », namely its relationship with the United States. In style, the Prime Minister and his advisers displayed a calculated ambivalence in managing Canada-us relations. In substance, even the champion of the « main game » (John Manley) tried to define the border in a manner consistent with Canadian (not North American) interests : with a disinclination to re-brand the border in terms of a perimeter, an emphasis on incrementalism, and a technical bias through the notion of a « Smart Border ». Subsequent events also confirm the search for equipoise between a concentrated bilateralism, with a more diffuse focus on multilateralism.

Auteur : Andrew F. Cooper
Titre : La politique étrangère du Canada après le 11 septembre : une analyse préliminaire
Revue : Études internationales, Volume 33, numéro 4, décembre 2002, p. 629-645
URI : http://id.erudit.org/iderudit/006659ar
DOI : 10.7202/006659ar

Tous droits réservés © Études internationales, 2002

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