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Études internationales

Volume 36, numéro 3, septembre 2005, p. 379-380

Direction : Gordon Mace (directeur)

Rédaction : Claude Basset (rédactrice en chef)

Éditeur : IQHEI

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/012031ar

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Compte rendu

Griffin, James M. (dir.), Global Climate Change. The Science, Economics and Politics, Northampton, ma, Edward Elgar Publishing, 2003, 288 p.

Bertrand Lang

Université René Descartes, Paris v


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Il s’agit là d’un ouvrage portant sur le changement climatique, destiné aux non-spécialistes qui peuvent aborder cette question sous différents angles : écologique, économique, politique. La contribution de plusieurs auteurs d’horizons divers permet cette compréhension pluridisciplinaire. En effet, traiter le problème du changement climatique, c’est s’engager dans un débat sur l’avenir de l’humanité, exercice intellectuel complexe qui impose de faire appel à de multiples disciplines : climatologie, biologie, botanique, chimie, physique, mathématiques, économie, science politique…

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Aussi, ce livre répond à un double défi : permettre un éclairage global au profit d’un public profane.

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La problématique du changement climatique est étudiée à partir du rôle joué par le dioxyde de carbone, le gaz carbonique (co2), présent dans l’atmosphère. En effet, il s’agit là du principal gaz à effet de serre. C’est-à-dire d’un gaz qui laisse passer les rayons incidents du soleil, mais qui, opaque à certains rayonnements réfléchis, favorise l’échauffement de l’atmosphère.

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La croissance économique génère une augmentation de la consommation d’énergie qui a pour conséquence un accroissement de l’émission de co2. Ainsi, l’activité humaine pourrait participer directement au réchauffement de la planète.

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D’autres gaz ont aussi cette propriété d’effet de serre, le méthane en particulier. L’activité économique a pour conséquence une émission de ce gaz dans l’atmosphère. Cependant, les auteurs de l’ouvrage concentrent leur démonstration sur la relation entre développement économique et changement climatique à partir de l’étude de la production et du cycle du co2. En effet, ce dernier jouit de la propriété particulière de rester, une fois émis, très longtemps présent dans l’atmosphère. Le temps de vie du gaz carbonique se compte en siècles quand celui du méthane est de l’ordre d’une douzaine d’années.

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On comprendra de ce fait, que la question du réchauffement climatique, liée à la présence de co2 dans l’atmosphère, doive alors être abordée sous l’angle de la concentration de ce gaz, plus que sous celui de son émission. C’est sous cet aspect que doivent être analysées les politiques de limitation de consommation d’énergie. Une réduction importante d’énergie n’enraye donc pas l’augmentation de concentration de co2 dans l’atmosphère et n’entrave pas le réchauffement climatique. Les temporalités de la politique et de l’économie ne sont pas celles de la physique. Par son approche pluridisciplinaire, l’ouvrage fournit la possibilité d’une compréhension de la problématique du changement climatique dans le cadre d’une pensée systémique.

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L’ouvrage est essentiellement structuré à partir de huit questions qui peuvent être chacune source de polémiques entre chercheurs. Cependant, ici, pour chacun des points étudiés, c’est l’opinion dominante qui est présentée. Chaque chapitre est complété par une bibliographie.

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Il s’agit donc là d’un ouvrage qui par-delà son aspect technique et scientifique peut intéresser un large public désireux d’aborder la question du changement climatique avec rigueur et précision.


Auteur : Bertrand Lang
Ouvrage recensé : Griffin, James M. (dir.), Global Climate Change. The Science, Economics and Politics, Northampton, ma, Edward Elgar Publishing, 2003, 288 p.
Revue : Études internationales, Volume 36, numéro 3, septembre 2005, p. 379-380
URI : http://id.erudit.org/iderudit/012031ar
DOI : 10.7202/012031ar

Tous droits réservés © Études internationales, 2005

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