Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Année Volume Numéro Page 
>

Études internationales

Volume 38, numéro 1, mars 2007, p. 33-50

Philosophie et relations internationales. Regards contemporains

Sous la direction de Frédéric Ramel

Direction : Gordon Mace (directeur)

Rédaction : Claude Basset (rédactrice en chef)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/015701ar

ei
< PrécédentSuivant >
Article

Machiavel et les néoconservateursL’empire en jeu

André-Marie Yinda

Résumé

Le concept d’empire polarise la réflexion sur les relations internationales contemporaines, principalement autour de la politique étrangère américaine après le 11 septembre. Une façon d’investir cette actualité en termes critiques revient à mettre en perspective l’idée impériale comme constitutive d’une irréductibilité des rapports de pouvoir entre les nations. À travers sa propre pensée et ses effets spéculaires sur le génie politique « néoconservateur », Machiavel est discrètement, furtivement mais intimement, au coeur d’un tel investissement. Avec lui, la forme impériale de conduite de l’action internationale passe pour la réponse logique la plus éprouvée du politique face à l’inépuisable incertitude du monde. Elle révèle, par la même occasion, sa propre fragilité, celle d’un qui-vive permanent pour lequel il n’est de meilleur « remède » que celui qui réduit le rapport aux autres à une pure intelligence stratégique.

Abstract

The concept on empire focuses the debate on contemporary international relations, and mainly on the United States’ post 9/11 foreign policy. In terms of philosophical analysis, this means putting into fundamental perspective the imperial purpose as a part of solution to the problem of peace keeping in the world today. Through his own vision and his underground influence upon the neoconservatives, Machiavelli’s thought appears as the matrix of this political operation. According to him, the imperial modus of international action control makes sense as the most tested logical answer to the permanent uncertainty and ambiguity of the world. It reveals at the same time its own brittleness, which can only be assumed with a radical strategic approach of foreign policy.

Auteur : André-Marie Yinda
Titre : Machiavel et les néoconservateurs : l’empire en jeu
Revue : Études internationales, Volume 38, numéro 1, mars 2007, p. 33-50
URI : http://id.erudit.org/iderudit/015701ar
DOI : 10.7202/015701ar

Tous droits réservés © Études internationales, 2007

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2013