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Études internationales

Volume 39, numéro 3, septembre 2008, p. 463

Direction : Gordon Mace (directeur)

Rédaction : Pauline Curien (rédactrice en chef)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/019313ar

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Compte rendu

Coffey, Peter et Robert J. Riley, Reform of the International Institutions.The imf, World Bank and the wti, Cheltenham, Edward Elgar, 2006, 167 p.

Michel Lelart

cnrs, Université d’Orléans, France


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La réforme des institutions internationales est à l’ordre du jour depuis bien longtemps, et elle devrait le rester encore pendant bien des années. Il n’est donc pas sans intérêt de faire le point sur les discussions qu’une telle réforme a suscitées, ainsi que sur les projets qui ont été envisagés. C’est le but de cet ouvrage qui présente le point de vue des Européens et celui des Américains sur les réformes relatives à trois institutions : le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce.

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C’est Peter Coffey qui a écrit la première partie, consacrée au point de vue des Européens. Elle est très brève du fait que l’auteur ne remonte guère au-delà de l’an 2000. C’est avant cette date que les Européens se sont le plus engagés dans les réformes examinées, notamment à propos des liquidités internationales, avec la mise en place du système des Droits de tirage spéciaux et le rêve d’une monnaie internationale. Les projets actuels ne concernent plus la monnaie mais la finance, et on ne parle plus d’un système mais simplement d’une architecture…

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Robert Riley a rédigé la seconde partie, consacrée au point de vue des Américains. Elle est nettement plus longue, parce depuis l’an 2000, ces problèmes ont été beaucoup plus débattus aux États-Unis, aussi bien par les autorités (notamment avec le rapport Metzler) que par les experts (Stiglitz, Eichengreen, Feldstein, Goldstein, Soros, Baghwati et bien d’autres un peu moins connus). Les projets officiels et surtout non officiels ont été pléthoriques à propos de chacune des trois institutions examinées. C’est l’intérêt de cette seconde partie d’en faire un tableau largement exhaustif.

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Au-delà des divergences qui distinguent toutes ces propositions, on trouve réaffirmés à la fois la nécessité d’une véritable réforme pour le fmi, qui rend nécessaire une réforme de la Banque mondiale, et le souhait d’une plus grande efficacité pour l’omc. On peut néanmoins regretter que les auteurs ne développent que sur quelques pages leurs propres suggestions.

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Mais ils ont ajouté quelques annexes intéressantes. La première est une analyse de la crise du système monétaire international rédigée par R. Coffey en 1974. L’essentiel – depuis Bretton Woods – est dit en quatre pages. La deuxième est une présentation du rapport Metzler. La troisième est le texte de la décision qu’ont prise les pays membres de l’omc de relancer le cycle de Doha le 31 juillet 2004 en faisant un point complet sur le résultat de leurs négociations. Enfin, l’ouvrage reproduit également la déclaration adoptée par la Conférence des parlementaires les 24-26 décembre 2004 à Bruxelles. Ces documents donnent une bonne idée de la complexité des problèmes soulevés par le commerce international. Ils n’ont rien à envier à ceux que soulève la finance…


Auteur : Michel Lelart
Ouvrage recensé : Coffey, Peter et Robert J. Riley, Reform of the International Institutions.The imf, World Bank and the wti, Cheltenham, Edward Elgar, 2006, 167 p.
Revue : Études internationales, Volume 39, numéro 3, septembre 2008, p. 463
URI : http://id.erudit.org/iderudit/019313ar
DOI : 10.7202/019313ar

Tous droits réservés © Études internationales, 2008

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