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Études internationales

Volume 40, numéro 1, mars 2009, p. 95-124

Carl Schmitt et les relations internationales

Sous la direction de Jean-François Thibault

Direction : Gordon Mace (directeur)

Rédaction : Pauline Curien (rédactrice en chef)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/037574ar

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Article

Au-delà de la souveraineté biopolitiqueSchmitt, Arendt, Foucault et les usages de la violence dans la politique internationale

Alexander D. Barder

Johns Hopkins University

Department of Political Science

3400 North Charles Street

Baltimore, MD 2121, USA

François Debrix

Florida International University

Department of International Relations

University Park, DM 432

Miami, FL 33199, USA

Résumé

Dans cet article, nous avançons que la souveraineté biopolitique et la théorie politique de l’état d’exception, souvent dérivées de la pensée de Carl Schmitt, ne constituent pas des indicateurs analytiques satisfaisants si nous voulons comprendre la politique de l’utilité globale des corps, du contrôle sur la vie ou le vivant et la violence des autorités abusives qui semblent aujourd’hui dominer les pratiques en relations internationales. Pour mieux apprécier la singularité du moment présent, nous suggérons qu’une approche théorique inspirée de la pensée politique de Hannah Arendt et correspondant aux politiques de violence absolue et totalitaire ainsi qu’à la terreur est nécessaire. En revisitant la pensée d’Arendt sur la violence et la politique agonale, nous reconceptualisons les pratiques souveraines en tant que « souveraineté agonale ».

Mots clés : souveraineté, biopolitique, Schmitt, souveraineté agonale, exception

Abstract

In this article, we argue that biopolitical sovereignty and the political theory about the state of exception, often derived from the thought of Carl Schmitt, are not sufficient analytical indicators if we seek to understand the politics of global utility of bodies, control over life or the living, and abusive authority and violence that appear to dominate International Relations practices today. To better capture the singularity of the international present, we suggest that an Arendtian political theoretical approach, more carefully tuned to the politics and policies of absolute or totalitarian violence and terror, is necessary. By revisiting Arendt’s thought about violence and political agony, we reconceptualize sovereign practices as matters of « agonal sovereignty ».

Key words: sovereignty, biopolitics, Schmitt, agonal sovereignty, exception

Auteurs : Alexander D. Barder et François Debrix
Titre : Au-delà de la souveraineté biopolitique : Schmitt, Arendt, Foucault et les usages de la violence dans la politique internationale
Revue : Études internationales, Volume 40, numéro 1, mars 2009, p. 95-124
URI : http://id.erudit.org/iderudit/037574ar
DOI : 10.7202/037574ar

Tous droits réservés © Études internationales, 2009

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