Conflits ravivés, statu quo geléRelations russo-géorgiennes après la guerre
Ekaterina Piskunova
Département de science politique
Université de Montréal
C. P. 6128, succ. Centre-ville
Montréal (Québec) H3C 3J7
Résumé
Les tensions accumulées dans les relations russo-géorgiennes ont abouti au déclenchement d’une guerre en août 2008, qui réduit les possibilités de Tbilissi de rétablir l’intégrité territoriale du pays. Les causes principales de la confrontation se situent en dehors du cadre strictement bilatéral, reposant plutôt sur le fait que la Transcaucasie est devenue une arène de compétition aussi ardue que dangereuse entre la Russie et les États-Unis. L’Abkhazie et l’Ossétie du Sud sont devenues des éléments de la stratégie de balancing que le Kremlin a adoptée depuis peu pour contrer la pression américaine. En offrant son appui aux séparatistes, Moscou préserve le statu quo sur le terrain, ce qui sert ses intérêts instrumentaux en ne laissant d’autre chance de règlement des conflits que la séparation.
Mots-clés : Russie, Géorgie, soft balancing, guerre ethnique, ressources énergétiques
Abstract
Tensions accumulated in Russian-Georgian relationship ended up with an armed conflict in August 2008. This armed confrontation seems to minimize Tbilisi’s possibilities to restitute Georgian territorial integrity. Numerous arguments exist that main causes of the conflict overcome Russian-Georgian bilateral relations, and the main reason of the confrontation is that Georgia has become an arena of competition between Russia and the United States. Abkhazia and South Ossetia are merely elements in the strategy of balancing that Kremlin has adopted to address American pressure in the region. By offering a definitive support to separatist republics, Moscow is preserving the status quo and securing Russian instrumental interests.
Keywords: Russia, Georgia, soft balancing, ethnic conflict, energy resources
| Auteur : | Ekaterina Piskunova |
|---|---|
| Titre : | Conflits ravivés, statu quo gelé : relations russo-géorgiennes après la guerre |
| Revue : | Études internationales, Volume 40, numéro 4, décembre 2009, p. 567-588 |
| URI : | http://id.erudit.org/iderudit/038932ar |
| DOI : | 10.7202/038932ar |
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