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Études internationales

Volume 43, numéro 1, mars 2012, p. 116-118

Le retour des murs en relations internationales

Sous la direction de Charles-Philippe David et Élisabeth Vallet

Direction : Gordon Mace (directeur) et Richard Ouellet (directeur adjoint)

Rédaction : Pauline Curien (rédactrice en chef)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/1009145ar

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Compte rendu

La crise économique et financière de 2008-2009, Vincent Dujardin, Yves De Cordt, Rafael Costa et Virginie de Moriamé (dir.), 2010, Bruxelles, Peter Lang, 383 p.

Jérôme Montes

École supérieure de commerce et de gestion (Istef), Toulouse, France

Résumé | Extrait

Cet ouvrage collectif rassemble, autour de différents pôles de recherche, les contributions d’économistes, de juristes, de politologues, d’historiens et de spécialistes du monde des médias à un colloque organisé à l’initiative de l’Institut d’études européennes de l’Université catholique de Louvain en 2009. Combinant des vues nationales (États-Unis, Belgique, France), européennes et internationales, l’empreinte interdisciplinaire du propos sera appréciée des étudiants désireux de croiser plusieurs analyses dans la perspective d’une approche critique de la crise. La clarté des graphiques et les nombreuses références en bas de page méritent, là encore, d’être saluées.

D’emblée, la gravité du sujet est pointée. La crise des prêts hypothécaires à risque de l’été 2007 aux États-Unis illustre la fragilité des systèmes financiers et des équilibres économiques. En comparaison des secousses financières des années 1920 et 1930, le terme de crise n’est pas fallacieux. Au-delà de l’économie, son impact concerne plus largement le social, l’humain, l’éthique et le gouvernement des États, marquant ainsi l’entrée dans le 21e siècle. La crise est saisissante par son ampleur, par la rapidité de sa contagion à la sphère financière mondiale, mais aussi par sa durée, puisqu’elle continue de produire ses effets. Ces facteurs en font l’une des épreuves les plus impressionnantes de l’histoire financière contemporaine. Elle est aussi sans égale. La situation dont nous avons hérité et qu’il faut dorénavant gérer pourrait avoir des effets durables et fatals sur la croissance, le niveau de vie des populations les plus fragiles de nos sociétés, les mécanismes mondiaux des échanges et, sans doute, l’équilibre des relations internationales.

À côté des institutions financières et des médias qui n’ont « rien vu venir », pour reprendre la formule du philosophe Marc Lits, la responsabilité des autorités publiques dans la crise est pleinement engagée. L’économiste Étienne de Callatay pointe notamment la politique monétaire de la Réserve fédérale alimentant le crédit facile avec un taux d’intérêt anormalement bas ou, en Europe, avec la carence d’outils, budgétaires ou financiers, permettant de gérer des disparités régionales fortes. Le politologue Pierre Vercauteren s’interroge sur la place et le rôle de l’État dans l’économie et, plus particulièrement, dans la finance. Un acteur étatique à la fois victime et complice d’une crise de la « gouvernance sans gouvernement » déjà dénoncée par James Rosenau et Ernst-Otto Czempiel. Hormis certaines coordinations ou réunions de sommets (G20), les réactions des États sont restées très disparates, mettant en lumière une image ternie de la gouvernance mondiale et du rôle des institutions financières internationales au premier rang desquelles le Fonds monétaire international, la Banque mondiale ou la Banque des règlements internationaux, dépassés par des mouvements échappant à leur...

Auteur : Jérôme Montes
Ouvrage recensé : La crise économique et financière de 2008-2009, Vincent Dujardin, Yves De Cordt, Rafael Costa et Virginie de Moriamé (dir.), 2010, Bruxelles, Peter Lang, 383 p.
Revue : Études internationales, Volume 43, numéro 1, mars 2012, p. 116-118
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1009145ar
DOI : 10.7202/1009145ar

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