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Études internationales

Volume 43, numéro 1, mars 2012, p. 127-128

Le retour des murs en relations internationales

Sous la direction de Charles-Philippe David et Élisabeth Vallet

Direction : Gordon Mace (directeur) et Richard Ouellet (directeur adjoint)

Rédaction : Pauline Curien (rédactrice en chef)

Éditeur : Institut québécois des hautes études internationales

ISSN : 0014-2123 (imprimé)  1703-7891 (numérique)

DOI : 10.7202/1009151ar

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Compte rendu

European Security since the Fall of the Berlin Wall, Frédéric Merand, Martial Foucault et Bastien Irondelle (dir.), 2011, Toronto, University of Toronto Press, 326 p.

Matthieu Chillaud

Institut d’études politiques et administratives de Tartu (Estonie)

Résumé | Extrait

Dans le champ épistémologique des études de sécurité, affirmer dorénavant que le militaire n’a plus l’apanage de la sécurité et que le quasi-monopole du clivage théorique entre (néo)-réalistes et (néo)-libéraux est périmé relève d’un rare truisme. C’est en partant de cette lapalissade que les coordinateurs de l’ouvrage, Frédéric Mérand, Martial Foucault et Bastien Irondelle, justifient, dans l’introduction, la pertinence de leur objet de recherche, la sécurité européenne, de même que l’approche théorique adoptée – diverse et représentant les principaux courants des études de sécurité –, comme préliminaire aux études empiriques. Si aucune des théories ne permet d’expliquer de façon exhaustive la dynamique de sécurité européenne, toutes contiennent des ressources exploitables selon les questions que soulèvent les recherches empiriques. C’est bien dans cette logique qu’il convient de comprendre la quinzaine de contributions qui structurent cet ouvrage.

Fruit d’une collaboration institutionnelle entre les universités canadiennes de McGill et de Montréal, cet ouvrage très didactique réunit des contributeurs des deux rives de l’Atlantique, ce qui donne une vision d’ensemble loin d’être ethnocentrée. Remarquons d’ailleurs que la pluralité des points de vue et des théories retenus ne nuit aucunement à la lecture de l’ouvrage dont le fil conducteur est le caractère protéiforme des menaces qui pèsent sur l’Europe depuis la chute du Mur. La dynamique de pacification de l’Europe s’est concomitamment accompagnée d’un changement de nature de la menace (autant celui qui en est à l’origine que le dessein). Leur variété de même que leur intensité ont incontestablement évolué.

Sur un plan empirique, la lecture de l’ouvrage renvoie à plusieurs idées fortes. Tout d’abord, la coopération institutionnelle dans le cadre de l’Alliance atlantique, l’Union européenne (PESD) et l’Organisation pour la sécurité et la coopération européenne en matière de sécurité se développe crescendo, l’objectif étant de pouvoir répondre aux menaces, qu’elles soient classiques ou non. Par ailleurs, l’Europe n’ayant plus d’ennemi per se et refusant l’utilisation du hard power est, de plus en plus, dominée par une culture kantienne et elle entérine ainsi sa transformation en communauté de sécurité. L’échec fut celui de ne pas avoir réussi à amarrer la Russie à cette communauté. Les théoriciens qui ont voulu analyser ce système de sécurité « post-westphalien » parlent désormais de culture stratégique européenne. L’Europe, en outre, semble être de plus en plus stratégiquement marginalisée. En témoignent la « dé-sanctuarisation » de l’Alliance atlantique, la mutation même de la vocation stratégique de cette dernière pour mieux se projeter sur des théâtres d’opération extérieurs et même la désécuritisation de la menace nucléaire. Par ailleurs, le caractère transfrontalier des menaces a contribué à brouiller le concept même de sécurité....

Auteur : Matthieu Chillaud
Ouvrage recensé : European Security since the Fall of the Berlin Wall, Frédéric Merand, Martial Foucault et Bastien Irondelle (dir.), 2011, Toronto, University of Toronto Press, 326 p.
Revue : Études internationales, Volume 43, numéro 1, mars 2012, p. 127-128
URI : http://id.erudit.org/iderudit/1009151ar
DOI : 10.7202/1009151ar

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